Oberon (opéra)

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Obéron

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Oberon
or The Elf King's Oath
Image décrite ci-après
La Querelle d'Obéron et de Titania par Joseph Noel Paton (1849)

Genre Opéra romantique
Nbre d'actes 3
Musique Carl Maria von Weber
Livret James Robinson Planché
Langue
originale
Anglais
Sources
littéraires
Oberon de Christoph Martin Wieland (1780)
Création 12 avril 1826
Covent Garden
Création
française
25 mai 1830
salle Favart, Paris
Personnages
  • Obéron, roi des Elfes (ténor)
  • Puck, lutin (mezzo-soprano)
  • Titania, reine des fées (soprano)
  • Reiza, fille d'Haroun al Rachid (soprano)
  • Fatima, servante de Reiza (mezzo-soprano)
  • Huon de Bordeaux, duc de Guienne (ténor)
  • Sherasmin, écuyer de Huon (baryton)
  • Almanzor, émir de Tunis (basse)
  • Roshana, femme d'Almanzor (contralto)
  • Hassan (basse)

Oberon or The Elf King's Oath[1] est un opéra romantique en trois actes de Carl Maria von Weber, créé le 12 avril 1826[2] au Covent Garden de Londres. Le livret en anglais de James Robinson Planché[2] est inspiré du poème éponyme allemand de Christoph Martin Wieland[2], lui-même basé sur l'épopée médiévale Huon de Bordeaux[2].

Historique[modifier | modifier le code]

À l'été 1824, Weber fait la connaissance à Marienbad du directeur de Covent Garden, Charles Kemble, qui le convainc de composer un opéra en anglais, soit sur le mythe de Faust, soit sur Le Songe d'une nuit d'été de Shakespeare. C'est ce deuxième sujet que choisit Weber auquel il incorpore des éléments de La Tempête. L'opéra est créé sous sa direction le 12 avril 1826 à Covent Garden, mais le compositeur n'est pas satisfait du livret, défiguré selon lui par les dialogues parlés que le compositeur a décidé d'abandonner depuis son ouvrage précédent Euryanthe (1823). Affaibli par la tuberculose, il entreprend immédiatement la révision de la partition et l'adaptation du livret en allemand en revenant aux sources du poème de Christoph Martin Wieland, mais meurt brusquement le 5 juin 1826. La version allemande d'Obéron sera créée de façon posthume à Leipzig le 23 décembre 1826.

Plusieurs compositeurs ont tenté par la suite des adaptations ou reconstructions, parmi lesquels Franz Wüllner, Gustav Mahler, Anthony Burgess et Franz Liszt.

En France, l'ouvrage a été représenté pour la première fois le 25 mai 1830 salle Favart par une troupe allemande, puis le 27 février 1857 au Théâtre-Lyrique, dans une adaptation de Charles Nuitter, Beaumont et Chazot et sous la direction d'Adolphe Deloffre.

Argument[modifier | modifier le code]

Rôles et créateurs[modifier | modifier le code]

Obéron et les Sirènes par Joseph Noel Paton (1888)
Rôles Tessiture Création,
Covent Garden
(1826)
Création en français,
Théâtre-Lyrique
(1857)
Obéron, roi des Elfes ténor Charles Bland Froment
Puck, lutin (rôle travesti) mezzo-soprano Harriet Cawse Borghèse
Titania, reine des fées soprano Smith
Reiza, fille d'Haroun al Rachid soprano Mary Ann Paton Rossi-Caccia
Fatima, servante de Reiza mezzo-soprano Madame Vestris (it) (Lucia Elizabeth Bartolozzi) Girard
Huon de Bordeaux, duc de Guienne ténor John Braham Michot
Sherasmin, écuyer de Huon baryton John Fawcett Grillon
Almanzor, émir de Tunis basse Cooper
Roshana, femme d'Almanzor contralto Lacy
Hassan basse J. Isaacs
Deux sirènes mezzo-sopranos Mary Ann Goward et ?
Namouna, grand-mère de Fatima rôle parlé Davenport
Haroun al Rachid, calife de Bagdad rôle parlé Chapman Bellecour
Babekan, prince sarrazin rôle parlé Baker
Abdallah, corsaire rôle parlé Horrebow
Charlemagne rôle parlé Austin
Hamet rôle parlé Evans
Amrou rôle parlé Atkins
Fées, sirènes, dames, chevaliers, esclaves (chœur)
Direction musicale Carl Maria von Weber Adolphe Deloffre

Composition de l'orchestre[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

La Réconciliation d'Obéron et Titania par Joseph Noel Paton (1847)

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Birgit Nilsson (Reiza), Placido Domingo (Huon de Bordeaux), Orchestre de la Radio bavaroise, Rafael Kubelík (dir.) – Deutsche Grammophon, 1970
  • Oberon- Avec Martinpelto, Jonas Kaufmann, Davislim- Orchestre Révolutionnaire et romantique sous la direction de Eliott Gardiner-Disques DECCA-2005 (Réédition 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Litt. « Obéron ou le Serment du roi des Elfes »
  2. a, b, c et d François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil,‎ 1983, 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 147