Musa al-Kazim

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Mûsâ al-Kâzim (abū ibrāhīm musā ben Ja`far al-kāẓim, أبو إبراهيم موسى بن جعفر الكاظم) (kāẓim, كاظم : triste, silencieux) est né en 745. Il devint le septième imâm chiite (contesté par les Ismaéliens) en succédant à son père Ja'far as-Sâdiq en 765. Il est mort en 799.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né le dimanche 7 Safar l'an 128 A.H., à "Ab'va", un lieu entre Mecque et Médine. Son père est l'imam Ja'far al-Sâdiq , le sixième imam des chiites, et sa mère s'appelle "la dame Hamida". Il est surnommé "Kazim" car il a bien contrôlé sa colère, et il avait la patience et la tolérance contre les ennemis. Il est réputé comme étant très intelligent, gentil et gracieux[1].

Imamat[modifier | modifier le code]

À l’âge de 20, en 148 A.H. après l'empoisonnement de son père, il devient imam. Il le reste pendant 35 ans, jusqu'à 183 A.H. La période de son imamat a coïncidé avec les califats de Al-Mansur, Al-Mahdi, Al-Hadi et Hâroun ar-Rachîd. Ce dernier l'a emprisonné plusieurs années (4 ou 14 ans)[2]. En prison, Musa al-Kazim prie tout le temps. Il est si gentil, calme et dévot qu’il a pu influencer sur les geôliers, en tant qu’ils sont devenus croyants[3].

Les sectes dissidentes[modifier | modifier le code]

L’un des sujets importants de l’âge de l’imamat de Musa al-kazim est l’apparition des sectes dissidente comme l'ismaélisme, les Mubarakia, les Navoussia, etc.

Le pouvoir abbasside voulait savoir qui serait le successeur de Ja`far as-Sadiq. Cet héritier désigné était Ismaïl, ce qui l'obligeait à se protéger, tandis que son frère Mûsâ pouvait vivre de manière plus publique à Médine. La disparition d'Ismaël (qui se serait occulté selon les ismaéliens) avant son père rendit cette succession encore plus confuse. À la mort de Ja`far as-Sadiq, pour la majorité, Mûsâ est devenu l'héritier, mais certains pensaient que la succession revenait aux enfants d'Ismaël, ce qui créa les ismaéliens. Cette branche ne reconnaît pas l'imam al-Kazim[4].

Décès[modifier | modifier le code]

Le vendredi 7 Safar de l’an 183 A.H., Musa al-Kazim, à l’âge de 55 ans, est empoisonné dans sa prison à Bagdad, sur ordre de Harun al-Rachid. Il est enterré a Kazimain en Irak.

Quelques hadiths de l’Imam Kazim[modifier | modifier le code]

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  • Celui qui n'a pas vécu la souffrance ne connaitra pas la valeur du bien fait[5].
  • Celui qui veut être le plus fort des gens qu'il se confie à Dieu[6].
  • L'invocation la plus acceptable est l'invocation d'un croyant pour son frère croyant à son absence[7].
  • La plus prestigieuse des choses qui rapproche le serviteur à son seigneur après la connaissance (en Dieu) est la prière[8].
  • Le silence est une grande sagesse, alors je vous exhorte au silence, car il affaibli les problèmes et les péchés[9].
  • L'affection envers les gens est la moitié de l'intelligence[10].
  • Tous ce que l'homme voit de ses yeux a un conseil[11],

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biharoul-anwar, v.48, p. 10
  2. wikifeqh.ir/%D8%A7%D9%85%D8%A7%D9%85_%D9%85%D9%88%D8%B3%DB%8C_%DA%A9%D8%A7%D8%B8%D9%85_%D8%B9%D9%84%DB%8C%D9%87%E2%80%8C%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%84%D8%A7%D9%85#foot9
  3. Manaqib Ale AbiTalib, v.4, p. 322
  4. al-melal et an-anhl, Sobhani, v.7, p. 54
  5. Biharou-anwar, v. 78 page 333
  6. Biharou-anwar, v. 7 page 143
  7. Kafi, v.1 page 52
  8. touafoul-houqoul , page 455
  9. Biharoul-anwar , v.78 page 321
  10. taoufoul-houqoul , page 425
  11. Biharoul-anwar , v. 78 page 319

Voire aussi[modifier | modifier le code]

Ali ibn Abi Talib