Zayd ibn Ali

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Zayd ben `Alî ben al-Husayn ben `Alî (???-740) (زيد بن علي بن الحسين بن علي)
Son grand-père est Husayn et son arrière-grand-père est `Ali. En 713, à la mort de son père `Alî Zayn al-`Âbidîn la majorité des chiites considérait que Muhammad al-Bâqir était le successeur légitime, mais une minorité, les zaydites pensait que ce devait être Zayd ben `Alî. Cette succession va amener une division dans le chiisme.

Histoire[modifier | modifier le code]

La succession de `Alî Zayn al-`Âbidîn, fut disputée entre deux frères, Muhammad al-Bâqir et Zayd ben `Alî. D'après la version des Zaydites , Zayd ben `Ali prétendait que l'on ne peut être imâm que si l'on se déclare publiquement, et Muhammad al-Bâqir ne voulait pas se déclarer publiquement imâm. Il objecta à son frère que leur père ne s'était pas déclaré publiquement et qu'il n'en avait pas moins été imâm. Finalement la majorité récusa Zayd car il avait déclaré reconnaître la légitimité de l'imamat d'Abû Bakr et d'`Umar, ce que les chiites rigoureux refusent[1].

Pour les chiites duodécimain Zayd ben `Ali n'a jamais prétendu à l'imamat mais seulement de mener une révolte contre les Omeyyades, Zayd ben `Ali demanda à son frère l'imam Jaa`far al-Sadiq celui ci lui donna la permission d'aller au Jihâd par ces mots : " O mon oncle, si tu consens à être tué, crucifié à al Kinasah(à Kufa), alors c'est ton affaire" Quand il s'en alla, ja'far fils de Mohammed dit alors: " Malheur à celui qui entend son appel et qui ne lui répond pas! "

Zayd ben `Ali fut ensuite tué, son cadavre fut exhumé et décapité puis mis en croix à Koufa sous le règne du calife omeyyade Hichâm ben `Abd al-Malik son fils Yahyâ ben Zayd lui succède[2].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ibn Khaldûn, Le livre des exemples, Volume I, Muqaddima III, Gallimard collection La Pléiade (ISBN 2-07-011425-2) p. 483-486
  2. Tabari, Les Chroniques (Volume II, Les Omayyades), Actes-Sud (ISBN 2-7427-3318-3) p. 264