Musée national Jean-Jacques Henner

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Musée national Jean-Jacques Henner
La façade du musée national Henner.
La façade du musée national Henner.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 43, avenue de Villiers
75017 Paris
Coordonnées 48° 52′ 58″ N 2° 18′ 27″ E / 48.88278, 2.307548° 52′ 58″ Nord 2° 18′ 27″ Est / 48.88278, 2.3075  
Informations générales
Date d’inauguration 1924
Collections Entièrement dédié à l'œuvre de Jean-Jacques Henner
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 2 658 (2003)
2 583 (2004)
1 543 (2005)[1]
Site web www.musee-henner.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Musée national Jean-Jacques Henner

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée national Jean-Jacques Henner

Le musée national Jean-Jacques Henner est un musée consacré à l'œuvre du peintre français Jean-Jacques Henner (1829-1905). Il a ouvert au public en 1924, grâce à la donation faite à l’État, l’année précédente, par Marie Henner, veuve du neveu de l’artiste. Un des 34 musées nationaux français, il est situé dans un ancien hôtel particulier du XIXe siècle dans le 17e arrondissement de Paris.

Les collections[modifier | modifier le code]

L'accrochage, qui se déploie sur les trois étages de l'hôtel particulier, montre plusieurs aspects de l'art de Jean-Jacques Henner. L'artiste « officiel » est évoqué par des académies, une esquisse pour le Prix de Rome de 1858, Adam et Ève trouvant le corps d’Abel, et des tableaux exposés au Salon tels le Portrait de Mme *** dite La Femme au parapluie (1874) ou Saint Sébastien (1888). Une salle est consacrée aux œuvres que Henner a réalisées lors de son séjour à la Villa Médicis, entre 1859 et 1864 : copies peintes dans les musées, esquisses pour ses envois mais aussi de lumineux paysages comme Rome, terrasse de la Villa Médicis (1860).

Les nombreuses œuvres préparatoires (esquisses, dessins, calques servant au report…) et les répliques provenant de son fonds d’atelier permettent de mieux comprendre comment le peintre préparait la réalisation de ses grandes compositions et combien il aimait reprendre les mêmes thèmes, parfois à des années de distance.

Outre l'emblématique L'Alsace. Elle attend (1871), peint à la suite de la défaite de 1870 pour être offert à Léon Gambetta, les liens forts entre Henner et sa région d'origine sont incarnés par des portraits de famille, des scènes de la vie quotidienne au réalisme parfois naïf et des paysages alsaciens que l'on retrouve aussi sous une forme idéalisée dans La Source (1881) ou les diverses versions d'Idylle (1872) et Églogue (1879).

Au fil du temps, la collection initiale s’est enrichie. Outre des donations ou legs privés, les musées du Louvre et d'Orsay ont fait quelques dépôts importants comme Saint Sebastien et Solitude. En 1998, le musée Henner a acheté sa première œuvre, le Portrait de la Comtesse de Callac, en 1998.

Le musée présente également des peintures et sculptures venant de la collection de l'artiste (Paul Dubois, Adolphe Monticelli, Félix Trutat, Antoine Vollon, François Joseph Heim, Jean et Many Benner...) ainsi que des meubles et objets lui ayant appartenu. Les collections d'art graphique, représentant environ mille trois cents dessins ainsi que des gravures et photographies, sont exposées par rotation à l'occasion d'expositions temporaires.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

L'hôtel particulier[modifier | modifier le code]

Seul musée du 17e arrondissement de Paris, situé à proximité du parc Monceau, il est un des rares témoignages accessibles au public de l’architecture privée sous la IIIe République. Installé dans un hôtel particulier, construit en 1876-1878 par l'architecte Félix Escalier, qui était la demeure et l'atelier du peintre Guillaume Dubufe (1853-1909), il a sans doute inspiré Émile Zola pour son célèbre roman Nana. Une partie du décor éclectique de Dubufe est aujourd’hui conservée comme les moucharabiehs égyptiens qui donnaient une atmosphère orientale au grand atelier rouge du premier étage. En 1921, Marie Henner, veuve du neveu de l'artiste, achète l'hôtel aux héritiers de Dubufe avec l'intention d'y présenter la collection des œuvres de Jean-Jacques Henner qu'elle s'apprête à céder à l’État.

En 2008-2009, a été réalisée une importante campagne de rénovation dans le double objectif de moderniser les conditions d'accueil du public, notamment en rendant le parcours de visite accessible aux personnes à mobilité réduite, et de rendre à l’hôtel particulier un aspect aussi proche possible de celui qu’il avait à l’époque de Guillaume Dubufe. L’ascenseur, construit dans les années 1930, a été déplacé et les murs qui avaient été peints en blanc, dans les années 1960-1970, ont retrouvé leur polychromie d’origine. Après cette importante campagne de rénovation, le musée ouvre à nouveau ses portes au public le 7 novembre 2009.

À partir de 2014, le musée va s'engager, avec les soutiens renouvelés du ministère de la Culture et de la Communication, dans une deuxième tranche de travaux. L'objectif est d’ouvrir au public plusieurs espaces inexploités. Ce projet, confié à l'architecte Sylvie Jodar, a notamment pour but de redonner au jardin d'hiver sa fonction initiale d’espace de rencontre et de réception. Afin de retrouver l'esprit de cette maison d'artiste de la fin du XIXe siècle, le musée souhaite y aménager un café littéraire où se dérouleront des manifestations culturelles valorisant à la fois le patrimoine de l'époque de Henner et la création contemporaine.

Le musée en quelques dates[modifier | modifier le code]

1876-1878 : l'architecte Nicolas Félix Escalier (1843-1920) construit pour le peintre Joseph-Roger Jourdain (1845-1918) un hôtel particulier, comportant alors deux étages.

1878 : le peintre Guillaume Dubufe (1853-1909) rachète le bâtiment à Jourdain.

1878-1879 : Henner vient dîner à trois reprises chez Dubufe.

1888 : Dubufe achète les moucharabiehs provenant de la collection Goupil et en fait l’ornement de l’atelier du 1er étage.

1906 : ouverture d’une salle Henner au Petit Palais à Paris, avec une trentaine d’œuvres offertes pour la plupart par Jules Henner, neveu de l’artiste.

1907 : première rétrospective de l’œuvre de Henner à Paris, au Cercle Volney.

1921 : Marie Henner, veuve de Jules, achète aux héritiers de Guillaume Dubufe un hôtel particulier situé 43, avenue de Villiers.

19 juin 1923 : elle donne à l’État le bâtiment qui a été réaménagé pour en faire un musée, quatre cent quarante peintures, ainsi que des meubles et objets ayant appartenu au peintre. Le musée recevra par la suite de nombreuses donations et legs.

1924 : le musée ouvre ses portes au public.

1925 : publication des Entretiens de J.-J. Henner. Notes prises par Émile Durand-Gréville après ses conversations avec J.-J. Henner (1878-1888).

27 août 1926 : acceptation de la donation par l'État. L'établissement prend son nom actuel de musée national Jean-Jacques Henner. Many Benner (1873–1965), élève de Henner, en est le premier conservateur.

1935 : l’hôtel particulier est surélevé de deux étages sous la direction de l'architecte André Arfvidson.

1989 : exposition J.-J. Henner, la Jeunesse d’un peintre, de 1847 à 1864, du Sundgau à la Villa Médicis au Musée des beaux-arts de Mulhouse.

1990 : première édition du Catalogue des peintures du musée (réédité en 2003).

2001-2002 : première campagne de travaux.

23 mai 2005 : nouveaux statuts du musée.

2007 : exposition Face à l'impressionnisme, Jean-Jacques Henner, le dernier des romantiques au musée de la Vie romantique à Paris.

2008 : édition du Catalogue raisonné des peintures de Henner par Isabelle de Lannoy.

2008-2009 : travaux de rénovation sous la direction de l’architecte Jean-François Bodin.

7 novembre 2009 : réouverture du musée.

17 septembre 2013 : fermeture du musée pour d'importants travaux dont l’objectif est notamment de réhabiliter un très beau jardin d'hiver.

Printemps 2015 : 'éouverture du musée

Les expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Du 7 novembre 2009 au 8 février 2010 : Autour de La Tauromachie de Goya.

Du 2 juin au 6 septembre 2010 : Regard sur…Henner Dessinateur.

Du 1er février au 2 juillet 2012 : De l'impression au rêve. Paysages de Henner

Du 16 novembre 2012 au 16 septembre 2013  : Sensualité et spiritualité. À la recherche de l'absolu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Veille Info Tourisme, p. 120, consulté le 16 août 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :