Montreuil-au-Houlme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montreuil.
Montreuil-au-Houlme
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Briouze
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Briouze
Maire
Mandat
Marie-Françoise Frouel
2014-2020
Code postal 61210
Code commune 61290
Démographie
Gentilé Montreuillois
Population
municipale
126 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 14″ N 0° 15′ 43″ O / 48.6872222222, -0.26194444444448° 41′ 14″ Nord 0° 15′ 43″ Ouest / 48.6872222222, -0.261944444444  
Altitude Min. 184 m – Max. 262 m
Superficie 7,82 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Orne

Voir sur la carte administrative de l'Orne
City locator 14.svg
Montreuil-au-Houlme

Géolocalisation sur la carte : Orne

Voir sur la carte topographique de l'Orne
City locator 14.svg
Montreuil-au-Houlme

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montreuil-au-Houlme

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montreuil-au-Houlme

Montreuil-au-Houlme est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Basse-Normandie, peuplée de 126 habitants[Note 1] (les Montreuillois[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montreuil-au-Houlme[2]
Saint-Hilaire-de-Briouze Les Yveteaux La Lande-de-Lougé
Faverolles Montreuil-au-Houlme[2] Lougé-sur-Maire
Faverolles Faverolles, Rânes Rânes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montreuil est issu du latin monasteriolum[3], « petit monastère » ; Houlme est le pays traditionnel.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1066, Richard Basset (1035-1080), fils de Foulques d'Aulney, seigneur d'Ouilly (« le Basset »), possède le petit fief de Montreuil-au-Houlme avec son château (de bois ?). Il figure parmi les barons normands qui combattent aux côtés de Guillaume le Conquérant à la bataille d'Hastings. En récompense, il reçoit plusieurs fiefs en Angleterre où il fonde une lignée de nobles anglo-normands : son petit-fils Ralph sera le « grand justicier » d'Angleterre auprès d'Henri Ier. Dans la guerre de succession d'Henri Ier, en 1135, le gendre de ce dernier, Geoffroy V, comte d'Anjou (fondateur des « Plantagenêt »), entreprend — contre le nouveau roi d'Angleterre — la conquête du duché de Normandie ; cette action durera plusieurs années. Lors d'une de ses expéditions, en 1138, Geoffroy, venant du Maine, s'empare des « châteaux » de Carrouges, Écouché, Bazoches-au-Houlme… Mais il échoue devant le château de Montreuil-au-Houlme, précédemment renforcé par Ralph Basset au moyen d'une solide tour carrée en pierres de taille. Aussitôt après, l'ancien assiégé, Guillaume de Montpinçon, complétera encore les défenses du premier château de pierre.

À la fin du XVIe siècle, la seigneurie de Montreuil est achetée par Jacques d'Argouges nouveau baron de Rasnes, (descendant d'une noble famille normande ayant participé en 1066 à la conquête de l'Angleterre, il était précédemment seigneur de Gratot dans le département de la Manche). En 1672, Montreuil est une des quatre paroisses, avec Faverolles, Annebecq et Rasnes, constituant le nouveau « marquisat de Rannes », (aujourd'hui Rânes), créé par Louis XIV au profit de Nicolas d'Argouges, colonel général des Dragons.

Dans la dernière décennie de l'Ancien Régime, le curé de Montreuil est Messire Pierre Guesnerot et le vicaire Me Fontellaye. En 1789, en prévision des États généraux convoqués au château de Versailles par le roi Louis XVI, Me Paussier de la Boderie (de la paroisse de Montreuil-au-Houlme dans le bailliage de Falaise) est élu député du Tiers état à l'assemblée des trois ordres du 16 mars 1789. En 1791, en application de la constitution civile du clergé Me Jacques-François Guesnerot (précédemment « chapelain » ou titulaire d'une « chapelle » dans l'église de Rasnes) est élu curé constitutionnel de Montreuil. L'ancien curé de Montreuil, Me François Faucillon, originaire de Briouze, est déporté à l'île de Ré en 1799.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 2014 Guy Chevaucherie SE Maçon
mars 2014[4] en cours Marie-Françoise Frouel SE Formatrice
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 126 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. En 1831, la commune comptait 560 habitants[réf. nécessaire].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
469 452 524 535 523 512 481 472 439
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
409 384 390 372 350 308 272 251 261
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
249 241 189 227 222 184 207 205 180
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
147 109 103 104 110 119 121 126 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maurice : les éléments Louis XIII du maître-autel proviendraient de l'église de Rânes. En effet, dans le cours de la première moitié du XVIIe siècle, le baron Henry d'Argouges fit ériger — dans l'église de Rasnes, lieu des sépultures seigneuriales — le retable encore visible (portant les armes du seigneur de Rasnes et de sa femme née de Cauvigny). L'ancien autel fut alors donné à l'église de Montreuil dont le curé était François Héron (originaire de la Rousselière, en Beauvain) ; ce dernier était le frère de Jacques Héron curé de Rasnes et doyen d'Asnebec qui, en 1672, supervisa la reconstruction de la nef de l'église de Rasnes.
  • Chapelle (lieu-dit la Chapelle).

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[7].
  1. « Ouest-france.fr - Mairie de Montreuil-au-Houlme » (consulté le 8 avril 2013)
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 181
  4. a et b « Montreuil-au-Houlme (61210) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mai 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Montreuil-au-Houlme sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :