Rânes

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Rânes
L'église Notre-Dame de l'Assomption
L'église Notre-Dame de l'Assomption
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Écouché
Intercommunalité Communauté de communes des Courbes de l'Orne
Maire
Mandat
Pierre Couprit
2014-2020
Code postal 61150
Code commune 61344
Démographie
Gentilé Rânais
Population
municipale
1 073 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 26″ N 0° 12′ 36″ O / 48.640556, -0.2148° 38′ 26″ Nord 0° 12′ 36″ Ouest / 48.640556, -0.21  
Altitude Min. 196 m – Max. 317 m
Superficie 34,18 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ranes61.com

Rânes est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Basse-Normandie, peuplée de 1 073 habitants[Note 1] (les Rânais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bocage est le paysage caractéristique de la commune ; c'était encore plus manifeste avant 1960 et les opérations de remembrement des exploitations agricoles.

Commune située dans le Bocage normand, en pays d'Houlme, à la limite de la campagne d'Argentan. Le bourg se trouve entre les villes d'Argentan19 km) et de la Ferté-Macé13 km), au croisement des anciennes routes nationales 816 et 809. Couvrant 3 418 hectares, le territoire communal est le plus étendu du canton d'Écouché.

Communes limitrophes de Rânes[1]
Montreuil-au-Houlme,
Faverolles
Lougé-sur-Maire, Saint-Brice-sous-Rânes Joué-du-Plain
Saint-Georges-d'Annebecq Rânes[1] Vieux-Pont
La Chaux Joué-du-Bois, Le Champ-de-la-Pierre Saint-Martin-l'Aiguillon

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon les documents, on trouve diverses graphies : Raana (Sancta Maria de Raana en 1086), Rana (en 1335), Rane, Rannes, Raenne... ; la plus régulièrement attestée jusqu'au milieu du XIXe siècle est Rasnes, d'où la forme actuelle avec l'accent circonflexe. Sur les registres officiels de l'état-civil, on voit de plus en plus apparaître la forme actuelle entre 1827 et 1837.

Certaines formes laissent supposer la lénition d'une consonne intervocalique. En tout état de cause, l'absence de formes suffisamment anciennes et cohérentes rend l'origine du nom obscure[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Gaule romaine[modifier | modifier le code]

La région de Rânes a été occupée dès la Préhistoire comme le prouvent les très nombreux outils — ou armes — en silex taillé ou poli trouvés sur le territoire de la commune (visibles au musée du château) ainsi que sur Saint-Brice-sous-Rânes datés du Paléolithique moyen (100 000 à 60 000 ans avant J.-C.)[3]. Dans la période historique, si les Gaulois et les Gallo-Romains ont laissé de nombreuses traces de leur existence dans l'Orne — notamment dans la plaine et le couloir de circulation entre Alençon-Sées-Argentan… —, ils n'en est pas de même sur le territoire de la commune déjà située aux confins du Massif armoricain avec des terres moins fertiles.

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, il faut attendre l'émergence du duché de Normandie, après le traité de Saint-Clair-sur-Epte de 911 entre le roi de France Charles III le Simple et le chef normand Rollon, pour que le nom de Raana finisse par apparaître à l'occasion d'une donation faite en 1086 par Roger de Beaumont à l'abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle. Certes la paroisse de Rasnes resta pendant cinq siècles dans la mouvance d'Asnebec (siège d'une baronnie, avec son château fort, et d'un doyenné). L'inversion des rôles ne se fit qu'en 1606 par lettres patentes du roi Henri IV qui décida la « réunion et ré-incorporation de la baronnie d'Asnebec à la baronnie de Rasnes ». Ce processus aboutit, en 1672, à la création du « marquisat de Rasnes » (aussi orthographié Rannes) au profit de Nicolas d'Argouges, colonel général des Dragons (voir Saint-Georges-d'Annebecq). Les seigneurs de la baronnie puis du marquisat de Rannes appartinrent successivement aux familles nobles suivantes : de Beaumont au XIe siècle ; de Méheudin (XIIe siècle) ; de Husson (de Rouvrou) (XIVe siècle) ; de Saint-Germain, d'Harcourt (Beuvron) et de Pont-Bellenger (XVe siècle) ; d'Argouges (XVIe siècle) ; de Montreuil [La Chaux] (XVIIIe siècle) ; de Broglie (XIXe siècle) ; enfin de Berghes-Saint Winoch (jusqu'en 1907).

L'activité principale traditionnelle des Rânais a toujours été l'agriculture (élevage et polyculture) due à un sol moyennement fertile (comparativement à la plaine d'Écouché voisine), mais la production ne se contenta pas de nourrir la population, elle permit aussi de vendre les excédents, principalement à l'occasion des quatre foires annuelles (le 2 janvier, la Saint-Rigobert, le 2 février, la Chandeleur, le 3 mars et le 7 mai) qui se tenaient sous la protection immédiate du château. Le gros bourg abritait, comme beaucoup de chefs-lieux de cantons, des artisans chargés de construire ou de réparer maisons et matériel agricole, d'entretenir les chevaux et les attelages, des commerçants variés notamment pour l'épicerie, les vêtements, les sabots… ainsi qu'un médecin, un tabellion (notaire), une perception, la poste et beaucoup plus tardivement (vers 1876) une gendarmerie. Mais, à la différence de beaucoup d'autres communautés paysannes, Rânes renfermait des ressources abondantes en minerai de fer facilement accessible et en charbon de bois ; cela permit l'émergence de la métallurgie. Cette dernière activité connut un développement important à partir du XVIe siècle et employa pendant trois siècles une part importante des hommes de Rânes-Le Champ-de-la-Pierre-Carrouges — environ 700 ouvriers vers 1836 dans diverses spécialités : bûcherons, dresseurs, charbonniers, voituriers (380), mineurs (à ciel ouvert, 200), travail au haut-fourneau et à la forge (45), commis —; tous ces ouvriers du fer faisaient donc vivre près de 3 000 personnes [Note 2].

Sur le plan religieux, entre le XIe et le XVIIIe siècle, la paroisse de Rasnes — comme Asnebec, Montreuil et Faverolles — dépendait donc de l'abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle (dans la région de Rouen) ; cette dernière percevait la majeure partie des revenus : dîme et diverses taxes ; de plus, l'abbé de Fontenelle avait le droit de présentation des curés de Rasnes — généralement doyens d'Asnebec aux XVIIe et XVIIIe siècles — à la nomination de l'évêque de Séez. Le clergé était assisté par des marguilliers. D'autre part, dans l'église paroissiale, en plus du curé et des vicaires, officiaient séparément cinq puis six chapelains qui formaient une « chapelle collégiale » (sorte de chapitre de chanoines mais sans église propre) instituée au XVe siècle par Aubert-de-Saint-Germain et maintenue jusqu'à la Révolution par ses successeurs. Le rôle premier de cette « chapelle » était de prier pour le seigneur de Rasnes et sa famille et pour leurs devanciers, ensevelis dans le sol de l'église (Le lieu de résidence de ces chapelains, situé immédiatement au nord de l'église, était d'ailleurs connu sous le nom de la Chanoinie). Enfin, pendant des siècles et jusqu'en 1856, la confrérie de charité Saint Sébastien et du Rosaire, composée d'hommes de la paroisse, intervenait tout spécialement au moment des décès et enterrements (particulièrement en 1626, lorsqu'une épidémie de peste toucha gravement les habitants de la paroisse).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La longue ascension de Rasnes aux dépens d'Asnebec aboutit à la création du canton de Rasnes sous la Révolution française entre 1790 et 1802 ; outre Rasnes, les communes formant le canton étaient : (Saint-Georges-d'?) Annebecq, Faverolles, Le Grais, La Lande-de-Lougé, Saint-Brice (voir Saint-Brice-sous-Rânes, Vieux-Pont, Avoine et Boucé.

Le début du XIXe siècle vit le progrès toucher aux transports — répondant ainsi aux doléances de 1789 — par l'amélioration des voies de communication : la construction de la nouvelle route vers Argentan (portion de la route Argentan-Mayenne par Couterne et La Ferté-Macé) puis en direction de Carrouges-Alençon le percement de l'actuelle rue de la Libération (en remplacement de l'ancien tracé du Vieux-Pavé au Chemin Noir).

Le 10 juin 1848 à 6 h 30 du soir, une violente tornade accompagnée d'éclairs (phénomène alors désigné « météore ») traversa la commune, en suivant sensiblement le côté droit de la route La Ferté-Macé--Écouché. Elle occasionna de nombreux dégâts, en particulier à la Bellerie, avec arbres déracinés ou brisés, toitures arrachées, bâtiments effondrés et même un mort.

La fin du XIXe siècle vit l'arrivée du chemin de fer. Malheureusement, cette fin de siècle et la première moitié du XXe furent endeuillées, à Rânes comme partout en France, par la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Certes, les Allemands ne foulèrent pas le sol de Rânes entre 1914 et 1918, mais presque toutes les familles eurent à souffrir de la mort de beaucoup de parents, d'amis, de voisins, comme le rappelle le monument aux morts situé au centre du bourg : huit soldats morts pendant la guerre de 1870 puis cinquante-quatre pendant la guerre de 1914-1918 et de nouveau une cinquantaine de tués entre 1940 et 1945 (dont de nombreux civils). Dix ans après la Seconde Guerre mondiale, les plaies matérielles étaient refermées et le bourg de Rânes reconstruit; le château réparé et son parc devenaient pour les Rânais le centre de beaucoup d'activités culturelles et sportives. Par le jumelage avec une ville allemande en 1973 la commune signifiait son attachement à la nouvelle Europe pacifique. D'autre part, bien que les principales villes du département aient attiré beaucoup de ruraux, avec, pour Rânes, suppression du collège et cours complémentaire, de la perception, de l'étude notariale, de la gendarmerie, du presbytère… La commune a réussi par la création d'activités et la construction de logements, à arrêter la lente baisse de sa démographie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rânes

Les armes de la commune de Rânes se blasonnent ainsi :
Écartelé de gueules et d'argent, aux trois grenouilles contournées au naturel brochant sur l'écartelé, celle de la pointe plus grosse[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[5].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
  1945 Pierre Guillais   Cultivateur
mai 1945   Ernest Hamon   Épicier
    Raymond Gautier   Agriculteur
    Albert Sassier   Retraité
1965 1995 Raymond Garreau   Médecin
1995 mars 2008 Claude Fromont   Agriculteur
mars 2008 en cours Pierre Couprit[5]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 073 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
2 411 2 803 2 828 2 483 2 405 2 529 2 553 2 581 2 320
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 294 2 104 1 919 1 917 1 698 1 704 1 568 1 580 1 536
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 492 1 358 1 234 1 220 1 197 1 190 1 171 1 132 1 135
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
1 039 1 029 1 015 1 015 964 1 026 1 044 1 073 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

La façade nord du château.

L'imposant château (datant des XIVe, XVe, XVIIIe siècles) et sa tour visitable [au sommet de laquelle on peut voir -dans la pierre- l'empreinte du pied de la fée comme cela se rencontre dans d'autres demeures où ont résidé les d'Argouges: à Gratot (Manche) et au manoir d'Argouges à Vaux-sur-Aure (Calvados)]. L'édifice est inscrit aux Monuments historiques[8].

Français puis anglais et de nouveau français au moment de la guerre de Cent Ans le château de Rânes connut une histoire assez tourmentée : un vaste incendie le ravagea en 1720; mais il fut reconstruit et agrandi par le marquis Louis d'Argouges. Soixante ans plus tard, il traversa sans trop d'égratignures la Révolution française -contrairement à beaucoup de demeures aristocratiques- excepté l'épisode de la destruction par le feu des titres et chartes conservés au château le 25 juillet 1789. Le XIXe siècle se passa sans convulsions, excepté le décès à la guerre en 1871 de l'aîné des châtelains : Pierre de Berghes (mais le château avait connu plusieurs situations identiques sous les d'Argouges). Le XXe siècle faillit être fatal à la vieille maison. Il perdit d'abord son rang de demeure aristocratique en 1907, après le décès de Ghislain de Berghes, mort sans postérité. Puis le château -avec le mobilier- fut vendu en 1908 (après être resté près de neuf siècles entre les mains de la même lignée noble : de Beaumont, de Méheudin, de Saint-Germain, d'Harcourt, de Pont Bellenger, d'Argouges, de Montreuil,de Broglie, de Berghes [exception faite de la période — entre 1419 et 1450, au cours de la guerre de Cent Ans — pendant laquelle le roi Henri V d'Angleterre l'enleva à Samson de Saint-Germain -« rebelle » ie : partisan du roi de France- pour le donner à un de ses barons, adjoint de Talbot gouverneur du château de Falaise : Guérard Hungh ou Gérard Huyn ]. Au XXe siècle, Le nouveau propriétaire : le commandant Charles Richard puis son fils Claude le gardèrent une quarantaine d'années avant de le céder vers 1950 à la commune de Rânes pour qu'il devienne mairie, caserne de gendarmerie, logements...après être passé à deux doigts de la destruction pendant les violents combats de la Libération en août 1944 au cours desquels une partie du bourg fut ravagée par les bombes, les obus et les incendies qui occasionnèrent une cinquantaine de morts dans la population rânaise[9].

Autres lieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Le musée de la préhistoire visible en même temps que la tour du château.
  • Le parc, vestige du parc de 120 hectares dessiné dit-on au XVIIe siècle par Le Nôtre).
  • L'enceinte circulaire médiévale de la Couillardière, inscrite au titre des Monuments historiques[10].
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (Sancta Maria in Raana, dans un texte ancien) datant des XVe, XVIIe et XIXe siècles ; la « sainte patronne » est honorée lors des traditionnelles festivités du 15 août. Un banc d'œuvre et deux tableaux sont classés à titre d'objets aux Monuments historiques[11].
  • Le cimetière du XIXe siècle avec : l'ancienne porte d'entrée ornée d'une pietà (qui se trouvait près de l'église jusque dans les années 1860) , la chapelle Saint-Pierre (élevée après la guerre de 1870 au cours de laquelle mourut le prince de Berghes Saint-Winoch ) où reposent les anciens seigneurs de Rânes (depuis que ces derniers ne sont plus inhumés dans le chœur même de l'église ou — au XVIIIe siècle — dans la chapelle du château comme le dernier « marquis de Rannes » : Charles d'Argouges).
  • L'hippodrome du Parc où sont organisées des courses de trot plusieurs fois par an.(avant les années 1950, les courses étaient organisées sur le grand pré dit « des 12 acres » -soit environ 6 hectares- appartenant primitivement au château)
  • Le lavoir situé route d'Argentan, au Gué-Hébert sur la rivière la Rânette et qui a été rénové il y a quelques années.
  • L'oratoire, dédié à Notre-Dame-du-Chêne, situé dans le Bois-du-Parc, localement connu comme « Bois-du-Chêne-à-la-Vierge » (propriété privée) [voir Religion des Celtes ; Rannée…].
  • Les calvaires de pierre érigés près de nombreux carrefours dans la commune ainsi que le calvaire monumental du XIXe siècle situé alors à la sortie ouest du bourg au lieu-dit la Toutainerie près du mur du parc du château.
  • Les nombreux poteaux indicateurs (voir "panneaux directionnels en fonte", appelés « plaques de cochers », datant des années 1830) récemment restaurés par la commune, dont certains portent encore les traces des combats de 1944.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Éducation physique de Rânes fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

Film tourné à Rânes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. La métallurgie de la fonte et du fer et la ligne de tramway : pendant des siècles la métallurgie occupa une place importante dans l'activité de Rânes. Après une exploitation de type artisanal sur plusieurs sites avec des forges à bras, une véritable industrie se développa au sud du bourg (avec haut-fourneau fonctionnant au charbon de bois, forges (voir forgeage) : fenderie puis laminage...) sur la rivière des Planchettes actuellement appelée le Couillard, à partir de la fin du XVIe siècle. Au XIXe siècle, pour transporter les productions de cette activité métallurgique implantée à Rânes mais aussi à Carrouges, Le Champ-de-la-Pierre et Boucé (ainsi que le granite extrait du Champ-de-la-Pierre) afin de mieux soutenir la concurrence anglaise, les propriétaires seigneurs de Carrouges et de Rasnes ainsi que les maîtres de forges comprirent l'intérêt de moderniser leur outil de travail et de bénéficier du nouveau moyen de transport : le chemin de fer. Plusieurs projets virent le jour mais tardèrent à être mis en œuvre. Finalement la solution retenue fut celle d'une ligne de tramway (chemin de fer départemental, à voie métrique). Réclamée par le conseil municipal de Rânes dès 1866, elle ne fut reconnue d'utilité publique qu'en 1905. Pour permettre trois interconnections avec les lignes ferroviaires à écartement normal, le tracé initialement prévu devait joindre Vimoutiers à Lalacelle (via Trun - Argentan - Boucé - Rânes - Carrouges) mais, compte tenu du déclin rapide de la métallurgie ornaise à la fin du XIXe, des conséquences financières de la Première Guerre mondiale et de l'essor du transport routier pour marchandises et voyageurs, les tronçons Vimoutiers-Trun et Carrouges-Lalacelle ne furent jamais construits. La première machine à vapeur circula le 30 décembre 1913, avec — entre Carrouges et Argentan (via Rânes et Boucé), soit 31 km parcourus en 1 heure 50 — trois allers et retours quotidiens, plus une rotation supplémentaire le mardi, jour du marché d'Argentan). Cependant, malgré la modernisation de la métallurgie rânaise et la construction de la ligne de « tram » Trun-Carrouges, la révolution industrielle générale entraîna le déclin puis -vers 1885- la cessation de cette activité séculaire. Malgré la mise en service d'autorails en 1924, l'exploitation de la ligne de tram resta déficitaire ; le dernier convoi circula le 8 juin 1937.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Charles Corlet éditions, Presse universitaire de Caen 1994. p. 206.
  3. L’Orne, son patrimoine et l’histoire - Inventaire des sites patrimoniaux de l’Orne par périodes chronologiques. Par Patrick Birée, chargé de mission Patrimoine / Histoire, Inspection académique de l’Orne. 2006. Fichier disponible en pdf.
  4. « GASO, la banque du blason - Rânes Orne » (consulté le 27 juin 2013)
  5. a et b Réélection 2014 : « Rânes (61150) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 20 mai 2014)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « La Libération de Rânes (Orne », sur ranes1944.org,‎ 2006-2010.
  10. « Enceinte circulaire de la Couillardière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Œuvres mobilières à Rânes », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Éducation physique de Rânes » (consulté le 27 juin 2013)
  13. « Ouest-france.fr - Jocelyn Dieu, artiste-peintre, s'en est allé - Rânes » (consulté le 17 septembre 2013)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Gilles Langevin, Recherches historiques sur Falaise, 1814
  • Pierre Claude Maurey d'Orville, Recherches historiques sur la ville, les évêques et le diocèse de Séez, 1829
  • André-Edgar Poessel, L'Orne et l'Histoire, éd. Essor Paris, 1963
  • Hector de la Ferrière-Percy, Histoire du canton d'Athis, 1858
  • Alfred de Caix, Histoire du bourg d'Écouché, 1859
  • Jean-François Miniac (préf. Alain Lambert), Les Grandes Affaires criminelles de l'Orne, Paris, Éditions de Borée, coll. « Les Grandes Affaires criminelles »,‎ 2008, 336 p. (ISBN 978-2-84494-814-4)
    Sur Foccart et Van Aerden.
  • G. de Contades, Rasnes, histoire d'un château normand, 1884
  • Roger Jouet, "Un Vicomte de Falaise attentif aux intérêts du Roi - autour de la baronnie d'Annebecq" 1378-1380 dans Annales de Normandie 1976
  • Octave Féré, Légendes et traditions de la Neustrie, Challamel, Rouen, 1843 ["Le Page et la Fée" (de Rasnes)]
  • auteurs multiples, Bibliothèque historique tome 9, Paris, 1819, ("Refus de sépulture", p. 245)
  • M. Merget, « Rapport sur les causes du météore… », Mémoires de la Société linnéenne de Normandie, Derache, Paris, 1849
  • Dictionnaire historique et biographique des généraux français (à propos de Nicolas, Louis et Charles d'Argouges, officiers généraux)