Craménil

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Craménil
La Pierre de Gargantua.
La Pierre de Gargantua.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Briouze
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Briouze
Maire
Mandat
Jean Onfroy
2014-2020
Code postal 61220
Code commune 61137
Démographie
Gentilé Craménilois
Population
municipale
165 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 40″ N 0° 22′ 42″ O / 48.744444, -0.37833348° 44′ 40″ Nord 0° 22′ 42″ Ouest / 48.744444, -0.378333  
Altitude Min. 174 m – Max. 253 m
Superficie 8,09 km2
Localisation

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Craménil est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Basse-Normandie, peuplée de 165 habitants[Note 1] (les Craménilois).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en pays d'Houlme. Son bourg est à 6 km au nord de Briouze, à 13 km à l'ouest de Putanges-Pont-Écrepin et à 16 km à l'est de Flers[1].

Le point culminant (253 m) se situe en limite sud-ouest, près du lieu-dit la Chevallerie, la cote 250 étant également atteinte par une colline au nord. Le point le plus bas (174 m) correspond à la sortie de la Rouvre du territoire, au nord-ouest. La commune est bocagère.

Communes limitrophes de Craménil[2]
Sainte-Honorine-la-Guillaume,
Les Tourailles (par un angle)
Sainte-Honorine-la-Guillaume, Chênedouit Chênedouit
Sainte-Opportune Craménil[2] Saint-André-de-Briouze
Sainte-Opportune,
Briouze
Briouze Saint-André-de-Briouze

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Cramenil, Crasmenil en 1247[3].

Il s'agit d'une formation médiévale en -mesnil, simplifié orthographiquement en -ménil, appellatif toponymique issu du gallo-roman septentrional MANSIONILE et qui désignait une sorte d'exploitation rurale et qui est particulièrement répandu en Normandie.

Le premier élément est plus complexe à identifier. Il est peut être issu de l'ancien français cras, « gras », « riche », « fertile » (du latin crassus)[4], et désignerait donc un domaine fertile, riche.

Cependant, si le sens de l'ancien français cras « gras », d'où « fertile » pour une terre est attesté, sa signification est souvent proche de celle qu'avait l'étymon latin crassus, c'est-à-dire négative, « épais, gras, (trop) gros, grossier », etc. En ancien français, cras veut donc dire également « crasseux, grossier », et en tant que substantif, « graisse » et « crasse »[5]. De même Belleville-en-Caux (Seine-Maritime) ou la Bonneville (Manche) sont d'anciennes Merdosa villa (XIIe siècle) « Merdeuseville ».

On note également que les formations en -mesnil, -ménil sont le plus souvent précédées d'un anthroponyme qui peut être germanique ou scandinave (en Normandie), tout comme celles en -ville. En outre, le toponyme Crame[s]nil semble être seulement typique de la Normandie, où il existe au moins deux autres Cramesnil, inclus dans les nouvelles communes de Saint-Aignan-de-Cramesnil (Calvados, Crassum Mesnillum 1070[6]) et Saint-Vincent-Cramesnil (Seine-Maritime, Crasmesnil XIIe siècle[7]). De même, le toponyme fréquent Craville, Crasville semble être typique de la seule Normandie. Même si la forme très ancienne de Saint-Aignan-Cramesnil, Crassus Mesnillum, peut justifier un recours à l'ancien français cras, les Crasville contredisent cette hypothèse, puisqu'on aurait dû aboutir à *Crasseville, jamais suggérée par les formes anciennes. C'est pourquoi Ernest Nègre envisage d'avoir recours à un anthroponyme germanique non attesté *Crasso[8], ce qui est plus satisfaisant phonétiquement pour expliquer les Crasville, cette proposition conviendrait également pour les Crasme[s]nil. Le nom de personne vieux norrois Krákr[9], bien attesté, est possible aussi, malgré le fait que l'on ne trouve pas trace d'un [k] dans les formes anciennes[10]. Cependant, le type Clasville, Claville est expliqué par le nom de personne scandinave Klakkr assez proche phonétiquement, alors qu'il n'y a aucune trace d'un [k] dans les formes anciennes, mais une analogie probante avec Mesnil-Claque (anciennement Mesnilclac)[11], à 27 km de Claville-Motteville.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1605, Jehan Bodey est curé de la paroisse de Cramesnil.

En 1821, Craménil (425 habitants[12]) absorbe Chêne-Sec (126 habitants[13]) à l'est de son territoire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Jean Onfroy[14] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et un adjoint[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 165 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Craménil[15]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Craménil a compté jusqu'à 523 habitants en 1846, mais au premier recensement républicain, en 1793, les deux communes de Craménil et Chêne-Sec, fusionnées en 1821, totalisaient 552 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
411 179 428 425 503 515 523 511 508
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
510 505 428 424 403 365 323 312 315
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
308 315 247 231 214 226 220 209 191
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
168 172 187 155 156 163 161 167 165
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Chêne-Sec avant la fusion
1793 1800 1806 1821
141 119 110 126
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[13])


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont de la Motte, sur la Rouvre.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963, p. 225a
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 103
  5. Dominique Fournier, Wikimanche
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  7. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 62
  8. Ernest Nègre, op. cit.
  9. Site de Nordic Names (anglais) : origine du nom "Krákr"
  10. Dominique Fournier, Ibidem
  11. François de Beaurepaire, op. cit., p. 60.
  12. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Chêne-Sec », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 18 juillet 2009)
  14. a et b Réélection 2014 : « Craménil (61220) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mai 2014)
  15. Date du prochain recensement à Craménil, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  16. « Menhir dit l'affiloir de Gargantua », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Ponts sur la Rouvre, dits pont de la Motte, pont de Chênesecq, pont Neuf et pont de Raulette », base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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