Isaac Schneersohn

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Isaac Schneersohn est un rabbin des XIXe et XXe siècles (1879 ou 1881 ?-1969).

Le 28 avril 1943, il crée, sous l'Occupation à Grenoble[1], en collaboration avec le philosophe Jacob Gordin[2],[3],[4], le futur Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) qui sera intégré au Mémorial de la Shoah en 1997[5],[6],[7],[8].

Biographie[modifier | modifier le code]

Isaac Schneersohn naît à Kamenetz-Podolsk[9], aujourd'hui en Ukraine, en 1879[10] ou en 1881[9]. Il officie comme rabbin de la couronne à Gorodnia puis à Chernigov, s’occupant aussi des affaires et de l'éducation de la communauté juive russe, et siégeant comme membre du conseil municipal et maire adjoint de Riazan dans la région occidentale de la Russie, où il représente le parti libéral modéré[11].

Il immigre en France en 1920[10],[12], acquérant la citoyenneté française durant l'entre-deux-guerres[9].

À Paris, « son foyer devint l'endroit où des leaders juifs, nombre d'entre-eux sionistes, la plupart des révisionnistes de droite, comme lui-même était devenu, se rencontraient[13] ». Il choisit d’abandonner la voie du rabbinat pour se consacrer à une carrière d’industriel[14], occupant le poste d’administrateur délégué de la Société anonyme de Travaux métalliques (SATM, sise 10 rue Marbeuf à Paris)[15].

Il a quatre fils, Léon, Boris[16], Arnold, et Michel[17], qui seront mobilisés comme officiers de réserve de l'armée française. Les deux premiers, fait prisonniers, sont internés au camp disciplinaire de Lübeck. Le dernier est libéré en août 1940. Il participe alors au combat dans les maquis de Dordogne[18].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il quitte Paris pour Bordeaux, avec sa famille. Dès 1941, il s'installe à Mussidan[19], en Dordogne[15] [20].

Il fait partie de l'Union Générale des Israélites de France (UGIF). À ce titre, il effectue de nombreux voyages à Grenoble, où en 1942 l'idée se développe de créer un Centre de Documentation Juive[15].

Les travaux du CDJC sont interrompus par l'invasion allemande de la zone italienne en septembre 1943. Les membres du CDJC se réfugient dans la clandestinité. Isaac Schneersohn et Léon Poliakov rejoignent Paris lors de l'insurrection d'août 1944. Ils réussissent à s'emparer des archives du Commissariat général aux questions juives, des archives de l'ambassade d'Allemagne à Paris, de l'état-major, et surtout du service antijuif de la Gestapo[21].

Le Centre de documentation juive contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1946, il devient président du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) et directeur de la Revue publiée par ce centre, jusqu'en 1969[15].

Le 8 octobre 1958, le futur prix Nobel de la paix René Cassin lui remet la Croix de Chevalier de la Légion d'honneur dans les salons de l'hôtel Plaza Athénée[15].

Son fils Arnold Schneersohn sera, après la guerre, trésorier du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), à titre honorifique. Prisonnier dans un Oflag, il avait organisé un noyau de résistance, ce qui lui vaut un transfert dans l'Oflag de discipline de Lübeck[22].

Descendant d'une longue lignée de rabbins, et rabbin de formation[23], Isaac Schneersohn choisit de devenir un industriel. Puis de consacrer sa vie au Centre de documentation juive contemporaine (CDJC).
À Paris, il est proche du rabbin David Feuerwerker, qui participe en maintes occasions aux cérémonies annuelles au CDJC, en présence des autorités. Lorsque le rabbin Feuerwerker devient le rabbin de la Synagogue Chasseloup-Laubat, Isaac Schneersohn et son fils Arnold Schneersohn en font partie.

Isaac Schneersohn était synonyme du CDJC. Il personnifiait cette institution qui continue d'avoir une influence importante, à l'échelle mondiale.

Il meurt à l'âge de 88 ou 90 ans.

La réunion du 28 avril 1943 à Grenoble[modifier | modifier le code]

Le 28 avril 1943, au domicile d'Isaac Schneersohn, rue Bizanet à Grenoble, a lieu la réunion qui va poser les bases de la collecte des documents et témoignages sur la situation des juifs durant la guerre.

André Kaspi décrit les motifs de Schneersohn :

« Le 28 avril 1943, dans un appartement de la rue Bizanet à Grenoble, Isaac Schnerrson [sic] fonde le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC). En pleine guerre, une bonne année avant le débarquement de Normandie, alors que dans les camps d'extermination les nazis accomplissent leur sinistre besogne. Inconscient? Exagérément optimiste? Non, Schneersohn ne croit pas au miracle. Émigré de Russie, ancien rabbin, homme d'affaires victime des lois d'aryanisation, il applique l'immémoriale recommandation du judaïsme : "Souviens-toi." Plus tard, il s'en est expliqué : "Mon obstination et ma persévérance, écrit-il, ma conviction ferme de la nécessité de recueillir cette documentation se renforçaient toujours davantage. [...] Je ne savais pas si je survivrais, aucun de nous ne croyait qu'il sortirait vivant de l'enfer. Mais je n'avais qu'un seul désir, aussi longtemps que je le pourrais, consigner ce qui se passait." Amasser des preuves et des archives, constituer des dossiers aisément accessibles, préparer le travail des historiens... Le CDJC est né dans la tourmente. Depuis lors, il n'a cessé d'aider les chercheurs, de faire paraitre une revue, Le Monde juif, de parrainer des livres d'histoire dont les premiers sont publiés des 1945. C'est dire la dette que nous avons tous, nous les historiens de la Seconde Guerre mondiale, nous les amateurs et les utilisateurs d'histoire à l'endroit de cette institution[24],[25]. »

Qui sont les participants à cette réunion du 28 avril ? André Kaspi explique :

« Lorsque Isaac Schneersohn met sur pied en avril 1943 la réunion de Grenoble, au cours de laquelle est fondé le Centre de documentation juive contemporaine, 40 représentants de diverses organisations juives sont présents. Le comité de direction est composé de 7 membres : 2 représentants du Consistoire (Consistoire central), 2 représentants de la Fédération des Sociétés juives de France, 1 représentant de l'ORT (Organisation Reconstruction Travail), 1 représentant du rabbinat et Schneersohn lui-même qui le préside. L'objectif est de rassembler les documents qui permettront, un jour, d'écrire l'histoire des Juifs de France pendant la guerre. Promesse tenue, puisque dès 1945 3 ouvrages importants sont publiés par le CDJC, suivis par 5 autres en 1946, 5 autres encore en 1947, au total 20 jusqu'à la fin de l'année 1951. Le CDJC est ainsi devenu la mémoire de la communauté juive, de toute la communauté[26]. »

La création du CDJC[modifier | modifier le code]

Pour servir de témoignage sur la Shoah, Schneersohn avec Léon Poliakov[27],[28] va se consacrer à la collecte de documents qui doivent servir à l'histoire des Juifs durant la guerre. Le groupe organisé autour d'Isaac Schneersohn et de Léon Poliakov rejoint Paris, lors de l’insurrection d’août 1944, et prend possession des archives du Commissariat général aux questions juives, du Régime de Vichy, de celles de l’ambassade d’Allemagne à Paris, de l’état-major allemand[29] et des archives antijuives de la Gestapo à Paris[30],[31].

En 1944[10], le CDJC est donc transféré à Paris. Il s'installe dans Le Marais, pratiquement dans le Pletzl, le vieux quartier juif parisien, un symbolisme évident.

Le Mémorial du martyr juif inconnu est inauguré le 30 octobre 1956.

En 1997, la décision est prise de fusionner les deux institutions : le CDJC et le Mémorial du martyr juif inconnu. De cette fusion naît le Mémorial de la Shoah, qui ouvre ses portes le 27 janvier 2005[32].

Présentation de son œuvre par Isaac Schneersohn[modifier | modifier le code]

Le 25 mars 1946, Isaac Schneersohn s'adresse au ministre de l'Information, pour que son Bulletin, qui donnera naissance à la revue Le Monde juif, soit autorisé à paraître légalement. Il introduit son œuvre :

« Je soussigné, Isaac Schneeersohn, industriel, Président de l'association "Le Centre de Documentation Juive Contemporaine", association à but non lucratif (scientifique), dont les statuts ont été régulièrement déposés à la Préfecture de Police, en vertu de la loi sur les associations de 1901, ai l'honneur de porter à votre connaissance que cet organisme avait été créé dans la clandestinité au mois d'avril 1943, à Grenoble 10 rue Bisanet,
– qu'à l'époque, nous imprimions et diffusions clandestinement un "Bulletin du Centre de Documentation"
– que nous avons continué notre activité officiellement depuis la Libération,
– que toujours, depuis la Libération, nous avons continué à faire paraître un "Bulletin Intérieur",
– que notre Centre de Documentation intéresse un nombre de plus en plus grand de personnes qui s'occupent de l'histoire de l'occupation allemande en France et tout particulièrement de l'incidence sur la vie des Juifs de cette occupation,
– que notre Bulletin nous est de plus en plus demandé et qu'il est grand temps — aussi bien pour des raisons d'intérêt pratique que de la notoriété acquise par notre Bulletin et de la nécessité de recouvrer les frais qu'expose sa parution — que celui-ci soit enfin autorisé à paraître à titre officiel sous forme de revue chronique[33]. »

La reconnaissance posthume de l'œuvre d'Isaac Schneersohn[modifier | modifier le code]

Le 27 janvier 2005, lors de la cérémonie de commémoration de l'ouverture du camp d'Auschwitz (le 27 janvier 1945) , Éric de Rothschild, président du Mémorial de la Shoah, déclare :

« Rappelons avec une infinie reconnaissance les fondateurs du Mémorial : Isaac Schneersohn, qui avec une prescience sans égal a décidé dès 1943, en pleine guerre, en plein temps des rafles, de collecter les preuves de ce que subissait la communauté. Sans lui, sans eux, aujourd’hui, nous ne pourrions rien faire. Bien des procès auraient été perdus, le Mur aurait d’énormes lacunes, bien des livres n’auraient pas été écrits ou l’auraient été bien plus tard. Avec ses compagnons, Joseph Billig, Georges Wellers, Léon Poliakov, avec son ami Claude Kelman, ils ont fait une œuvre extraordinaire à une époque extrêmement difficile où le silence, la gêne étaient le lot des déportés survivants[34]. »

Le maire de Paris Bertrand Delanoë note ce même jour :

« Dès l'origine, l'histoire du premier Mémorial est étroitement liée à celle de notre cité. L'idée en revient à Isaac Schneersohn qui en 1943, au cœur de l'occupation, a l'intuition que la tragédie en cours exige de réunir le maximum de preuves. Treize ans plus tard, Paris accueille le tombeau du Martyr Juif inconnu, qui donnera naissance au Mémorial[34]. »

Le Président de la République, Jacques Chirac, à cette même cérémonie, rappelle :

« Prendre des notes au cœur de l'Apocalypse, rassembler papiers et témoignages, face à la mécanique inexorable de l'extermination, tel fut le défi relevé par Isaac Schneersohn. Symbole émouvant de l'héroïsme et admirable illustration du travail de l'historien.
En créant à Grenoble, en avril 1943, le Centre de documentation juive contemporaine, Isaac Schneersohn accomplissait un acte d'une authentique résistance. Celle de la mémoire. Déjà, la faiblesse était plus forte que la force elle-même ; l'honneur plus grand que la honte ; l'espoir plus puissant que la peur. Déjà, s'exprimait toute la dignité de l'homme quand il demeure debout, au cœur des ténèbres. Isaac Schneersohn ou l'archiviste de l'esprit contre la bureaucratie de la barbarie[34]. »

Isaac Schneersohn et le futur Rebbe de Loubavitch[modifier | modifier le code]

D'après une étude récente[35], le futur Rebbe de Loubavitch, Menachem Mendel Schneerson et son épouse Chaya Mushka Schneerson, qui se trouvent à Berlin, en Allemagne, en 1933, décident de venir s'établir à Paris, en France. Dans le choix de cette nouvelle résidence figure la présence de cousins : le rabbin Schneour Zalman Schneersohn, une cousine, Édmée Schneerson, et d'Isaac Schneersohn.

Les auteurs de cette étude examinent plus bas les liens entre Menachem Mendel Schneerson et Isaac Schneersohn :

« Au début des années 30 [Isaac] Schneersohn avait d'excellentes relations et était un contact important pour ses cousins les Schneersons (Menachem Mendel Schneerson et Chaya Mushka Schneerson) et les Horensztajns (Menachem Mendel Horensztajn et Sonia (Sheine) Horensztajn)[36],[37]. Bien que n'étant plus terriblement observant de la religion juive, il gardait un foyer casher, dans une large mesure car sa femme était restée religieuse ; les Schneersons (Menachem Mendel Schneerson et Chaya Mushka Schneerson) de temps en temps y prenaient leurs repas. Il [Isaac Schneerson] tenait un salon, et le vendredi soir souvent des gens se rencontraient chez lui au 135 Avenue Émile-Zola (Paris)[38] (environ à près de quatre kilomètres de là où Mendel (Menachem Mendel Schneerson) et Moussia (Chaya Mushka Schneerson) vivaient), incluant certains des sionistes les plus connus, allant de Vladimir Jabotinsky à Chaim Weizmann. Dans un sens il [Isaac Schneersohn] devint le conseiller de son cousin Menachem Mendel Schneerson ; déjà en Russie il était particulièrement occupé à aider les juifs au delà des quotas restrictifs pour les faire entrer dans l'enseignement supérieur. En ce faisant il avait des contacts avec le Tsar et d'autres personnalités, un modèle qu'il continuerait à suivre en France. Comme ses propres fils, Boris, Arnold, et Michel, étaient des étudiants ingénieurs à l'École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie (ESTP), ceci aussi a pu donner une attraction pour cette institution à Mendel (Menachem Mendel Schneerson). »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À son domicile de la rue Bizanet, avec la participation d'une quarantaine de délégués d'organisations juives - voir Michel-Gasse, 1999, p. 28.
  2. Cf. V. Kuperminc, 2001, pp. 3-7, & Léon Poliakov, témoignage du 28 avril 1997.
  3. Jacob Gordin travaille à mi-temps à la bibliothèque de l'Alliance Israélite universelle et aussi avec Isaac Schneersohn pour la création du CDJC. Voir, La reconstruction de la bibliothèque de l'Alliance israélite universelle, 1945-1955. Jean-Claude Kuperminc. Les belles lettres, Archives juives, 2001, no 34, pp. 98-113. [PDF]
  4. Selon Document : Rue Amelot. J. Jacoubovitch. Traduit du yiddish par Gabrielle Jacoubovitch-Bouhana., Abraham Danoïlovitch ALPERINE participe avec Isaac Schneersohn à la création du CDJC.
  5. Voir, Mémorial de la Shoah. The History of the Center of Contemporary Jewish Documentation. (Avec une photo de Isaac Schneersohn)
  6. Voir, Holocaust, Education, Remembrance, and Research in France
  7. Voir, Mémorial de la Shoah - Paris -EVENE.
  8. Voir, Entrevue avec Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah. Propos recueillis par Irène Michine. Le Patriote Résistant. Mai 2006.
  9. a, b et c Voir, Afoumado, p. 14.
  10. a, b et c Voir, Benbassa et DeBevoise, 2001, p. 181.
  11. Heilman & Friedman (2010), p. 115.
  12. Avec l'arrivée des bolchéviques. Voir Heilman & Friedman, 2010, p. 115.
  13. Voir Heilman & Friedman, 2010, p. 115.
  14. Voir, Shoah. Paris se souvient. Propos recueillis par Michèle Leloup. Entrevue avec Jacques Fredj. L'Express, 24 janvier 2005.
  15. a, b, c, d et e Voir Afoumado, p. 15.
  16. Il deviendra vice-président honoraire de l'ORT France. Voir, World ORT Report 2006..
  17. Voir, Heilman & Friedman, 2010, p. 116.
  18. Voir Afoumado, pp. 14-15.
  19. Michel Schneersohn en sera le maire de 1946 à 1947.
  20. Sur son séjour à Mussidan, voir Patrice Rolli, « Isaac Schneersohn ou l'archiviste de l'esprit contre la bureaucratie de la barbarie » : aux origines de la création du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC)", Le Périgord dans la Seconde Guerre mondiale, Chronique des années noires du Mussidanais et de l'Ouest de la Dordogne, Editions l'Histoire en Partage, 2012
  21. Voir, Isaac Schneersohn, fondateur durant la guerre du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC).
  22. Voir Afoumado, p. 15, en note.
  23. Voir, Shoah. Paris se souvient. Propos recueillis par Michèle Leloup. Entrevue avec Jacques Fredj. L'Express, 24 janvier 2005. Fredj déclare que Isaac Schneersohn abandonne la religion pour se consacrer à d'autres activités : chef d'entreprise, résistant. Cette déclaration est à nuancer. Il n'occupe pas de position rabbinique, mais il n'abandonne pas la religion.
  24. Voir, Kaspi, 1991, pp. 9-10.
  25. Voir Renée Poznanski, « La création du Centre de documentation juive contemporaine en France (avril 1943) », Science Po University Press. JSTOR : Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 63 (juillet-septembre 1999), pp. 51-63.
  26. Voir, Kaspi, 1991, p. 376.
  27. Poliakov connaissait Isaac Schneersohn d'avant-guerre. Voir son témoignage du 28 avril 1997.
  28. Léon Poliakov sera temporairement le secrétaire du grand-rabbin Schneour Zalman Schneersohn, le cousin d'Isaac Schneersohn, durant la guerre.
  29. Voir, Isaac Schneersohn, fondateur durant la guerre du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC).
  30. C'est Léon Poliakov qui découvre les archives de la Gestapo.
  31. Dans son témoignage du 28 avril 1997, Léon Poliakov déclare qu'il est à l'origine du CDJC, « absolument », car sans lui, il n'y aurait pas de documents.
  32. Voir, Le Mémorial de la Shoah.
  33. Voir, Afoumado, pp. 7-8.
  34. a, b et c Voir, sous « Discours de M. Jacques Chirac, Président de la République, à l'inauguration du Mémorial de la Shoah, le 25 janvier 2005 ».
  35. Voir, Heilman & Friedman (2010) pp. 115-116.
  36. Menachem Mendel Horensztajn est le petit-fils du quatrième Rebbe de Loubavitch et son épouse Sonia, est la plus jeune sœur de Chaya Mushka Schneerson. Voir Heilman & Friedman, 2010, pp. 111-113.
  37. Menachem Mendel et Shaina Horensztajn (Horenstein), sont déportés alors qu'ils se trouvent en Pologne et assassinés par les nazis à Treblinka. Voir Rabinowicz, 1996, p. 431.
  38. Dans le 15e arrondissement de Paris.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Kaspi, Les Juifs pendant l'Occupation, Paris, Éditions du Seuil, 1991. ISBN 2-02-013509-4
  • Tzvi M. Rabinowicz. Encyclopedia Of Hassidism. Jason Aronson: Northvale, New Jersey, London, 1996. (ISBN 1-56821-123-6)
  • David S. Wyman & Charles H. Rosenzveig, The world reacts to the Holocaust, 1996, p. 21.
  • Alvin Hirsch Rosenfeld, Thinking about the Holocaust after half a century, Indiana University Press, 1997. (ISBN 0-253-33331-8). Voir, p. 281.
  • Michel-Gasse, Dictionnaire-guide de généalogie, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1999. (ISBN 2-87747-413-5)
  • Florent Brayard, Le génocide des juifs : entre procès et histoire, 1943-2000, Centre Marc Bloch (Berlin), Éditions Complexe, 2000. (ISBN 2-87027-857-8). Voir, p. 116.
  • Esther Benbassa, M.B. DeBevoise, The Jews of France: A History from Antiquity to the Present, Princeton University Press, 2001. (ISBN 0-691-09014-9)
  • Julian Jackson, France: The Dark Years, 1940-1944, Oxford University Press, 2003. (ISBN 0-19-925457-5). Voir, p. 14.
  • Jean-Yves Boursier, Musées de guerre et mémoriaux : politiques de la mémoire, Éditions MSH, 2005. (ISBN 2-7351-1079-6). Voir, p. 53.
  • Annette Wieviorka, The era of the witness, Translated by Jared Stark, Ithaca: Cornell University Press, 2006. Voir, p. 50. L'édition originelle avait pour titre : L'ère du témoin, Paris, Plon, 1998, réédité comme L'Ère du témoin, Hachette, « Pluriel », Paris, 2002. (ISBN 2-01-279046-1)
  • Patrice Rolli, « Isaac Schneersohn ou l'archiviste de l'esprit contre la bureaucratie de la barbarie » : aux origines de la création du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC)" (sur sa présence à Mussidan)

Le Périgord dans la Seconde Guerre mondiale, Chronique des années noires du Mussidanais et de l'Ouest de la Dordogne, Editions l'Histoire en Partage, 2012

  • David B. Ruderman & Shmuel Feiner, Schwerpunkt: Early Modern Culture and Haskala, Vandenhoeck & Ruprecht, 2007. (ISBN 3-525-36933-6). Voir, p. 448.
  • Samuel C. Heilman & Menachem M. Friedman. The Rebbe. The Life and Afterlife of Menachem Mendel Schneerson. Princeton University Press: Princeton and Oxford. 2010. (ISBN 978-0-691-13888-6)