Marian Anderson

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Marian Anderson

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Marian Anderson en 1940

Naissance
Philadelphie, Pennsylvanie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 96 ans)
Portland, Oregon
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Artiste lyrique
Contralto

Marian Anderson, née à Philadelphie (Pennsylvanie) le et morte à Portland (Oregon) le , est une contralto américaine.

Après des débuts difficiles, le talent de Marian Anderson est universellement reconnu, sa voix unanimement célébrée. Elle chante à plusieurs reprises sous la direction de chefs tels qu'Arturo Toscanini, Pierre Monteux, Eugene Ormandy, Jascha Horenstein ou encore Dimitri Mitropoulos. Elle excelle dans les genres les plus variés, de l'opéra au negro spiritual en passant par le lied et l'oratorio.

Biographie[modifier | modifier le code]

En avril 1939, Marian Anderson chante lors d'un concert organisé par Eleanor Roosevelt devant le Lincoln Memorial, après qu'il lui a été refusé d'accéder à la salle où elle devait chanter, par les Filles de la Révolution américaine. Après quoi la « première dame » des États-Unis démissionne de l'organisation féminine.

Le , Marian Anderson est la première Africaine-Américaine à chanter au Metropolitan Opera. Elle brise ainsi la "barrière de la couleur" dans ce haut lieu de l'opéra aux États-Unis[1]. Elle joue le rôle de Ulrica (en), contralto, dans l'opéra Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi, sur un livret d'Antonio Somma[2].

Le Marian Anderson a chanté l'hymne national américain lors de l'investiture du Président John Fitzgerald Kennedy[3]

Elle meurt le chez son neveu James DePreist, directeur de l'Oregon Symphony music (en).

Elle est une figure majeure de la lutte des artistes noirs américains contre les préjugés raciaux et fut un modèle pour des artistes lyriques comme Leontyne Price et Jessye Norman.

Hommage[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « On perd énormément de temps à haïr des gens. » (extrait du journal The New York Times - 18 avril 1965)
  • « Nous avons tous un don, ne serait-ce que celui d’être un ami sur qui l’on peut compter. »
  • « La prière commence où les capacités humaines finissent. »
  • « Les préjugés sont comme un cheveu sur la joue. Vous ne pouvez le voir, vous ne pouvez le toucher, mais vous essayez toujours de l’enlever car c’est une sensation irritante. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Metoperafamily.org, « The Color Barrier Breakers », sur http://www.metoperafamily.org, The Metropolitan Opera Guild, Inc.,‎ (consulté le )
  2. Library Of Congress, « Marian Anderson Performed at the Metropolitan Opera. January 7, 1955 », sur www.americaslibrary.gov, americaslibrary.gov,‎ s.d. (consulté le )
    Metoperafamily.org, « Marian at the Met (1955): The Story », sur http://www.metoperafamily.org, The Metropolitan Opera Guild, Inc.,‎ (consulté le )
  3. The John F. Kennedy Center for the Performing Arts, « Biography of Marian Anderson », sur http://www.kennedy-center.org, The Kennedy Center,‎ S.d. (consulté le )

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