Margaret Bourke-White

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Margaret Bourke-White dans le camp de Buchenwald en 1945.
Margaret Bourke-White, à son domicile, en janvier 1964.

Margaret Bourke-White (14 juin 190427 août 1971) est une photographe et une photojournaliste américaine. Elle est la première femme correspondant de l'armée américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Margaret Bourke-White est née le 14 Juin 1904 dans le quartier du Bronx à New York d'un père juif et d'une mère irlandaise. Elle fit ses études à l'université Columbia de New York où elle commença à s'intéresser à la photographie.

Elle épouse Everett Chapman en 1925 mais divorce deux ans plus tard. Elle fréquente d'autres établissements d'enseignement supérieur et est diplômée de l'université Cornell en 1927.

L'année suivante, elle s'installe à Cleveland, où elle travaille comme photographe pour l'entreprise Otis Steel Company. Elle intégre en 1929 le magazine Fortune et fait un voyage en URSS en 1930. Puis elle est ensuite embauchée par Henry Luce en tant que photographe de presse pour le magazine Life, après avoir collaboré au magazine français VU.

Elle se marie au romancier Erskine Caldwell, ils restent ensemble de 1939 à 1942. Elle travaille comme correspondante de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale et retourne en URSS : elle trouve refuge à l'ambassade américaine de Moscou au moment de l'invasion allemande.

Elle photographie d'autres fronts pendant le conflit en Afrique du Nord, en Italie et en Allemagne. Elle suit le général George S. Patton dans l'Allemagne vaincue et prend des clichés du camp de concentration de Buchenwald. Elle voyage également en Inde où elle rencontre Gandhi, qu'elle suit jusqu'à son assassinat le 30 janvier 1948.

Elle meurt le 27 aout 1971 à Stamford (Connecticut).

Photographie architecturale et commerciale[modifier | modifier le code]

Bourke-White eut comme client la compagnie sidérurgique Otis. Son succès était dû à son talent avec les personnes et à sa technique[pas clair]. Son expérience à Otis en est un bon exemple. Comme elle l'explique dans Portrait de moi-même, les personnels de sécurité de la compagnie Otis hésitaient à la laisser prendre des photos pour de nombreuses raisons.

Premièrement, la fabrication de l'acier était une industrie destinée à la Défense, de sorte que la direction voulait s'assurer que la sécurité nationale n'était pas menacée. Deuxièmement, c'était une femme, et en ce temps-là, les gens se demandaient si une femme, jugée délicate, et ses appareils photo, pourraient résister à la chaleur intense, aux dangers et aux conditions généralement sales et poussiéreuses inhérentes à une aciérie.

Lorsqu'elle obtient enfin l'autorisation, les problèmes techniques commencent. Le film noir et blanc dans cette enceinte était sensible à la lumière bleue, non aux rouges et oranges de l'acier en fusion, dont elle pouvait voir la beauté, mais les photographies développées étaient complètement noires. Elle résolut ce problème en apportant un nouveau type d'éclairage au magnésium (qui produit une lumière blanche) et en ayant recours à des assistants pour les tenir afin d'éclairer ses prises de vues. Ses compétences ont produit certaines des meilleures photographies d'usine sidérurgique de l'époque et lui ont valu une reconnaissance nationale.

Bourke-White a, entre autres, fait une photographie très célèbre, celle de « Ghandi au rouet », juste avant qu'il ne soit assassiné.

Hommages[modifier | modifier le code]

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