Marguerite-Marie Dubois

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Marguerite-Marie Dubois en septembre 2006.

Marguerite-Marie Dubois, née à Limoges (Haute-Vienne) le 5 avril 1915 et décédée le 29 mars 2011 à Paris, est une universitaire française spécialiste de l'histoire des langues et, en particulier, de l'anglais. Première femme enseignante à l'Institut d'anglais, elle a effectué toute sa carrière à la Sorbonne, devenue en 1969 Paris IV - Sorbonne.

Enseignant-chercheur, théologienne, historienne, grammairienne, lexicographe, romancière, nouvelliste et poète, elle est l'auteur de nombreux ouvrages et articles. Sa connaissance approfondie de l'anglais médiéval, celle de nombreuses langues rares ou éteintes, tel que le hittite, le gotique, voire dans une certaine mesure le tokharien, font d'elle une linguiste éminente, et surtout une grammairienne et une lexicographe de la langue anglaise faisant référence.

Études et diplômes[modifier | modifier le code]

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Scolarité primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Née à Limoges, Marguerite-Marie Dubois est d'abord scolarisée à domicile (Vitry-sur-Seine)[1]. Elle poursuit sa scolarité au Cours Adeline Désir, institution qu'a fréquentée Simone de Beauvoir[N 1],[2], et elle réussit au Baccalauréat[N 2] première partie en 1930 à l'âge de 15 ans. Après une interruption due à des problèmes de santé (en 1918, elle a contracté la grippe espagnole qui lui a laissé des séquelles douloureuses à vie), elle réussit à la seconde partie en 1932. Ses études supérieures la conduisent à l'Université de Paris, Institut Catholique et Sorbonne où elle s'inscrit en Faculté d'anglais, et au Collège de France.

Études supérieures[modifier | modifier le code]

Article connexe : René Huchon.
Article connexe : Sorbonne.

Après sa licence d'anglais (1937) et son D.E.S. (Diplôme d'études supérieures)[N 3] (1938) portant sur La Langue et le style dans les Homélies d'Ælfric, elle s'inscrit au Doctorat d'État[N 4], à la demande et sous la direction du Professeur René Huchon (1872-1940), premier spécialiste de l'anglais médiéval en France, qui l'avait choisie comme successeur[N 5]. Après la mort tragique de son directeur, les professeurs Floris Delattre (1880-1950) et Louis Cazamian (1877-1965)[N 6] la conduisent à une soutenance de thèses mouvementée qui se déroule dans une ambiance mémorable[3]. Le titre de docteur ès lettres lui est décerné en 1943 après la soutenance de sa thèse principale Ælfric, sermonnaire, docteur et grammairien (Paris, éd. Droz, 1942, 419 pages), couronnée par l'Académie française, et sa thèse secondaire Les éléments latins dans la poésie religieuse de Cynewulf (Paris, éd. Droz, 1942, 222 pages), récompensée par le prix Darracq[N 7],[4]. À l'Institut Catholique, M.-M. Dubois, étudiante en littérature française et en théologie (six ans), a été l'élève de Mgr Jean Calvet, alors doyen de la Faculté des Lettres, qui deviendra plus tard recteur. Elle entretient par la suite avec lui des relations amicales. Elle a également bien connu le cardinal Alfred Baudrillart (1859-1942)[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Fonctions[modifier | modifier le code]

Article connexe : Philologie.
Marguerite-Marie Dubois en 1965.

Sa carrière universitaire[6] s'est entièrement déroulée à la Sorbonne où elle est d'abord recrutée comme Chargée de conférences de philologie anglaise (Licence, Diplôme d'Études Supérieures (DES), aujourd'hui Maîtrise), enseignement qu'elle assure de 1941 à 1956. De 1953 à 1966, elle est nommée Chargée de conférences aux cinq Écoles normales supérieures, Rue d'Ulm, Sèvres, Saint-Cloud, Fontenay-aux-Roses et ENSET (1953-1966). En 1955, elle devient Chef de travaux de philologie anglaise à la Sorbonne, puis Maître de conférences de littérature et civilisation médiévales anglaises à la Sorbonne en 1969. L'année suivante, en 1970, elle est nommée Professeur de littérature et civilisation médiévales à la Sorbonne-Paris IV[N 8],[7]. Lors de son départ à la retraite en 1983, elle reçoit le titre de Professeur émérite (éméritat à vie conféré en 2000).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Marguerite-Marie Dubois a elle-même fait la synthèse de son enseignement[8] dans un document datant du 1er mars 2010 dont voici les principaux extraits :

« Dès mon premier cours à la Sorbonne, le 3 janvier 1941, j'ai parlé de René Huchon. J'ai attiré l'attention des étudiants sur la valeur scientifique et spirituelle de ce professeur qui était un modèle de rigueur intellectuelle et morale, ainsi que de patriotisme.

J'ai exposé ensuite ce que j'attendais de mes auditeurs et ce que je leur apporterai. J'ai défini - comme l'avait toujours fait mon maître et selon sa méthode - la linguistique historique, en tant qu'étude diachronique de la langue dans son principe, sa forme, son architecture fondamentale, mais aussi dans son évolution, son « grandissement », pour ainsi dire, au cours des âges, depuis l'indo-européen reconstitué jusqu'à l'anglais moderne.

J'ai ajouté, exposant mon propre point de vue, que nous ferions de la philologie, au sens total du terme, c'est-à-dire que nous aborderions la stylistique, l'histoire, la littérature, la poétique, la philosophie, bref : un savoir encyclopédique qui constitue, pour ainsi dire, les humanités de l'anglais. Notre but, en étudiant les racines des langues germaniques et indo-européennes, serait de connaître l'âme, l'histoire, la civilisation de ces peuples disparus qui survivent dans la civilisation, l'histoire, l'âme de l'Angleterre moderne.

Trois ans plus tard, mes cours, déjà très personnels, s'étaient éloignés du type d'enseignement qui caractérisait la méthode de René Huchon. Je variais sans cesse les exemples, j'ajoutais des exceptions frappantes aux règles jadis incontestées, je condensais les informations au gré de mon esprit de synthèse ; ou bien j'élargissais le domaine, passant de l'étude du langage à l'apport de la création littéraire, et même à l'influence de la psychologie ou de la théologie pour expliquer certains phénomènes.

Syððan wæs geworden þæt he ferde þurh þa ceastre and þæt castel: godes rice prediciende and bodiende. and hi twelfe mid. And sume wif þe wæron gehælede of awyrgdum gastum: and untrumnessum: seo magdalenisce maria ofþære seofan deoflu uteodon: and iohanna chuzan wif herodes gerefan: and susanna and manega oðre þe him of hyra spedum þenedon.
« Quelque temps après, Jésus se rendit dans les villes et les villages pour y proclamer et annoncer la Bonne Nouvelle du royaume de Dieu. Il était accompagné des Douze et de quelques femmes qu'il avait délivrées de mauvais esprits et guéries de diverses maladies : Marie, appelée Marie de Magdala, dont il avait chassé sept démons, Jeanne, la femme de Chuza, administrateur d'Hérode, Suzanne et plusieurs autres. Elles assistaient Jésus et ses disciples de leurs biens. »
Traduction de l'évangile de Luc 8:1-3 (Lc 8),
trad. La Bible du Semeur.

Presque vingt ans plus tard, dans le courant de 1969, on évoqua au Conseil de notre Institut l'ouverture d'une nouvelle chaire d'études linguistiques, et voilà que brusquement je fus confrontée à une situation hors du commun. Au cours de l'entretien qu'il avait sollicité à mon domicile, le candidat favori, Jean-Robert Simon, m'annonça clairement qu'il renoncerait à être nommé à la Sorbonne s'il devait y enseigner autre chose que le vieil- et le moyen-anglais, tant il redoutait d'affronter une branche différente. Et il me demanda, comme une faveur sine qua non, de lui abandonner ma propre spécialité, c'est-à-dire la langue médiévale. Curieusement, son nom m'était connu depuis 1949. Le professeur Floris Delattre m'avait parlé de lui, de ses orientations médiévales, de ses aspirations à une carrière de philologue, et aussi de certains aspects de sa vie intérieure dont j'avais gardé mémoire. Il avait évoqué la valeur intellectuelle et morale de ce jeune homme probe, discret, modeste, plutôt timide. Son discours était honnête, clair, sobre, définitif et concluant. Il ajouta que ma réponse, si elle était négative, lui fermerait à tout jamais l'accès à une chaire parisienne en dépit de ses mérites. Sur le coup, je fus interloquée par cette audacieuse requête, mais il me donna des raisons graves qui justifiaient son attitude et il avança une proposition, à laquelle il avait dû longuement réfléchir :

- Vous pourriez fonder un enseignement nouveau : celui de la littérature et de la civilisation du Moyen Âge anglais.

J'objectai pourtant :

- Un tel changement me serait des plus pénibles. Je tiens à cette matière que m'a transmise René Huchon et dont j'ai assuré la survie. De plus, la création de cette nouvelle U.V. exigerait un énorme travail, et encore faudrait-il que les autorités donnent leur aval ! On cherche plutôt à recruter des linguistes. Je ne voudrais pas me retrouver tout à coup dépossédée et totalement exclue de mon domaine.

Il m'affirma qu'il avait pris des contacts et qu'il était convaincu de l'accord unanime du Conseil de notre U.E.R., Conseil où je siégeais déjà, ainsi qu'au C.C.U., privilèges qui me permettraient d'exposer et de défendre mon point de vue. Il se montra tellement pressant que j'éprouvais à son égard une sorte de pitié, au sens positif, remplie d'indulgence mais dépourvue de commisération. Cet homme, humble et franc, m'attendrissait. Après m'être assurée de l'appui général, je cédai. Par charité pure, je remis donc entre les mains de Jean-Robert Simon - un inconnu - l'enseignement que mon maître Huchon avait jadis choisi pour moi, l'objet d'une vocation, suscitée mais consentie, à laquelle, depuis 28 ans, j'avais donné toutes mes forces dans un total enthousiasme.

En silence, je me suis tournée vers les nouvelles perspectives qui s'offraient. D'une part, j'allais envisager l'aspect littéraire de la production médiévale dans son ensemble, et non plus réduit à de courts exposés avant l'étude de chaque texte - chose facile car j'avais publié, en 1962 aux PUF, une Littérature anglaise du Moyen Âge (500-1500), base solide et vaste. D'autre part, je révèlerais l'aspect civilisationniste du Ve siècle au XVe siècle, immense champ d'action peu défriché, qui demanderait un labeur considérable à travers les mutations de la politique et des mœurs en terre britannique. Que de minutieuses recherches dans une foule de directions : institutions éducatives, histoire civile, juridique et religieuse, archéologie, géographie, agriculture, industrie, économie, arts et métiers, etc. Source inépuisable de découvertes et d'intérêts ! Je n'ai jamais regretté d'avoir exploré ce riche terrain, quasi inexploité en France, et de l'avoir mis à la portée de tous, soit par des cours dialogués entre mon assistante Yvonne Bridier et moi, soit par l'utilisation des moyens audio-visuels récents, permettant la projection de cartes, enluminures, manuscrits. Il suffit de constater que, de nos jours, la plupart des sujets de thèse concernent des aspects civilisationnistes et que trop rares sont les choix individuels de recherche linguistique. Le Moyen Âge anglais actuel subsiste surtout grâce à son visage socio-culturel, c'est-à-dire grâce à la fondation forcée en 1969 de cette U.V. inattendue.

Mais, en 1974, survint le drame : Jean-Robert Simon décédait subitement. Vide douloureux, qu'il fallait bien tenter de réparer : le Conseil de l'U.E.R., unanime, me pria alors d'assumer les deux enseignements. C'est ainsi que je devins, seule, professeur de langue, littérature et civilisation du Moyen Âge anglais ».

Portrait d'après Jean-Pierre Mouchon[modifier | modifier le code]

« Sanscrit ».

Grande figure des études médiévales anglaises en France, Marguerite-Marie Dubois arrive à la Sorbonne en 1941. Elle est responsable de la préparation du certificat de philologie anglaise. Elle doit lutter pour organiser la section de philologie et d'anglais médiéval (aujourd'hui appelé « vieil-anglais ») au lendemain de la mort de René Huchon. De 1941 à 1983, elle assure ses cours à la Sorbonne et les différentes ENS (1953-1967), et est la présidente-fondatrice du Centre d'études médiévales anglaises (CEMA)[9]. Ses connaissances multiples, (latin, grec, sanskrit, hittite, gotique, scandinave, vieux-haut-allemand, anglais ancien et contemporain, italien, un peu de tokharien et de tzigane), lui permettent d'aborder des sujets très divers peu ou point enseignés à l'époque[10]. En cela, elle fait figure de pionnière.

La Grammaire complète de la langue anglaise, écrite en collaboration avec Charles Cestre (Larousse, 1949) est, pendant des décennies, un instrument de travail pour les élèves des lycées et des collèges, et aussi pour les étudiants préparant le certificat de philologie anglaise et les concours d'enseignement, CAPES et Agrégation. Ouvrage de référence, riche en exemples, elle apporte une réponse à la plupart des problèmes grammaticaux. De plus, elle éclaire la langue contemporaine par l'évocation de ses origines et de son histoire[11].

C’est surtout en tant que lexicographe que Marguerite-Marie Dubois donne toute sa mesure. Ses dictionnaires bilingues, préparés avec toute une équipe de collaborateurs britanniques et américains (dont Barbara Shuey) et publiés dans la collection Saturne de Larousse, remplacent nombre de dictionnaires obsolètes parfois parus avant la Seconde Guerre mondiale et même au XIXe siècle (dictionnaires bilingues d'Alfred Elwall). Les niveaux de langage[N 9] y sont indiqués, les différentes nuances observées, les locutions abondent et les traductions se caractérisent par leur précision. Le Dictionnaire français-anglais de locutions et expressions verbales (Larousse, 1973) s’attache aux syntagmes, c’est-à-dire aux expressions globales[N 10],[12]. Ce principe est ensuite adopté et adapté par les dictionnaires d’anglais de Françoise Dubois-Charlier[13], publiés également chez Larousse, et bien plus tard par Valérie Katzaros[14] qui a dirigé un Dictionnaire français-anglais/anglais-français (Larousse, 2005) enrichi d'illustrations en couleur regroupées par thèmes permettant d’associer une image à un mot ou à une expression.

D'autre part, dans sa jeunesse, Marguerite-Marie Dubois, romancière, poète et théologienne, a abordé le chant lyrique avec sa voix de soprano dramatique[11],[15].

Activités administratives[modifier | modifier le code]

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

  • Officier de l'Ordre des Palmes académiques (juillet 1968)
  • Membre de l'Académie italienne des Lettres et Arts,
  • Commandeur académique du Verbano (Italie, janvier 1999).

Organisation du congrès de Luxeuil[modifier | modifier le code]

L'initiative de Robert Schuman[modifier | modifier le code]

M.-M. Dubois devant la statue de Colomban à Luxeuil.

À la demande de Robert Schuman (1886-1963), alors ministre des Affaires étrangères, l’un des « pères fondateurs de l’Europe », Marguerite-Marie Dubois, alors chargée de conférences à la Sorbonne, organise, avec l'aide des services de Jean Monnet et de la présidence du Conseil (Georges Bidault), le congrès international de saint Colomban à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) en juillet 1950, pour permettre aux dirigeants de huit nations (France, Royaume-Uni, Italie, Irlande, Autriche, Luxembourg, Suisse, Vatican) de se réunir afin de discuter entre eux du projet européen[16]. À l'occasion de ce congrès, Marguerite-Marie Dubois écrit une vie de saint Colomban[17]. C'est elle qui élabore les actes du congrès[18] et compose un « Mystère » en vers joué lors des célébrations au théâtre de verdure[19]. Les entretiens politiques, tenus sous le couvert de ce congrès international religieux, avec des cérémonies liturgiques et des divertissements, sont restés totalement secrets pendant plus d’un demi-siècle.

Ces préparatifs et l'analyse des entretiens figurent ci-après (boîte déroulante) dans l'interview accordée par Marguerite-Marie Dubois à Boris Colling[N 11] en 2009 et publiée avec leur aimable autorisation.

Les entretiens de Luxeuil[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

La liste des nombreuses publications de Marguerite-Marie Dubois figure dans divers ouvrages, dont Miscellanées (2009)[20].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Le roman d'Arthur et des chevaliers de la Table Ronde de Malory, introduction, traduction, notes (Aubier, 1948, 261 pages.)
  • Un pionnier de la civilisation occidentale : saint Colomban (540-615) [Alsatia, 1950, 239 pages., traduction de James O’Carroll, Saint Columban : A Pioneer of Western Civilization, Dublin, M.H. Gill and Son, 1961, XII-128 pages.)
  • Mélanges colombaniens, ouvrage collectif préfacé par Gabriel Le Bras, avec participation personnelle (Paris, Alsatia, 1951, 419 pages.)
  • La littérature anglaise du Moyen Âge (PUF, 1962, 171 pages.)
  • Le Morte Darthur, illustré par Aubrey Beardsley (Quimper, éd. Corentin, 1993, 175 pages.)
  • La Chronique d'Ingulf. Hauts faits et Méfaits des Vikings en Angleterre médiévale. Roman et histoire. Volume offert à Marguerite-Marie Dubois à l’occasion de son 85e anniversaire (Publications de l'AMAES, collection Grendel, no 4, Nancy, 2000, 447 pages., dir. Colette Stévanovitch).

Langue anglaise[modifier | modifier le code]

(grammaire et lexicographie)

  • Grammaire complète de la langue anglaise, en collaboration avec Charles Cestre (Larousse, 1949, 592 pages).
  • Dictionnaire américain-français, français-américain, avec Barbara Shuey, Denis J.Keen et L. Crocker (New-York, Pocket Book, Paris, Larousse, 1955, 260 pages).
  • Dictionnaire moderne français-anglais, anglais-français, avec Charles Cestre, Barbara Shuey, Denis J.Keen, W. Ian James, William Maxwell Landers, Roger Shattuck et Margaret G. Cobb (Larousse, 1960, 752 pages ; nouvelle édition augmentée de 10 000 termes, avec la collaboration de Michèle Beaucourt, Jacqueline Blériot et David Jones, 1981, 782 pages).
  • Dictionnaire français-anglais de locutions et expressions verbales, avec Yvonne Bridier, Elizabeth Henriot-Grundy, Suzanne Surivet, Denis Mahaffey, Barbara Shuey et George Solovieff (Larousse, 1973, 387 pages).
  • Miscellanées de philologie et d’histoire (articles parus dans Vie et Langage, revue mensuelle (Larousse, entre octobre 1952 et août 1967, édités en un volume, publié à Toulon, édition des Dauphins, Université du Sud, juin 2009, 342 pages).

Ouvrages littéraires[modifier | modifier le code]

(publiés sous le pseudonyme de Paule de Gimazane, nom, au temps des invasions médiévales, d'un ancêtre arabe de la famille maternelle de Marguerite-Marie Dubois)

Théâtre de la Porte-Saint-Martin dont deux comédiens ont joué une pièce de M.-M. Dubois.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

Publiés dans diverses revues entre 1933 et 1948 :

  • dans La Catho, « Au Presbytère de mon village », novembre 1933 ; La Conférence ecclésiastique, décembre 1933 ; Âmes d'enfant, trois contes, décembre 1934-janvier-février 1935 ; Point d'interrogation, mai 1934 ; L'Etang du Moulin, mars 1935 : Alleluia, avril-mai 1935 ; Jeunesse 1935 , 2 contes, novembre 1935-janvier 1936.
  • dans L'alliance universelle, Concours des Jeux de l'Olympe, La Gerbe rousse, janvier 1935.
  • dans Auvergne et Méditerranée, Nicolette en quête d'Aucassin, Noël 1947-janvier 1948, etc.

Poèmes[modifier | modifier le code]

  • Édités en particulier dans Septimanie, dont Marguerite-Marie Dubois a été rédactrice en chef : « La Robe Blanche », 1938, rééd. dans « Entre nous, Tübingen », janvier 1949 ; « Hymne à la Septimanie », Noël 1938-An 39 ; « Sanguis Uvae », 1939 ; « Les Glorieux vaincus », 24 juin 1940 ; « France éternelle », 1940 ; « La Relève des morts' », Noël 1939-An 40 ; « Alliance fanco-anglaise », 1940 ; « La Croix de mission », août 1941 : « Baptême de feu », septembre 1941 ; « Exode », 1941 ; « Aube prochaine », Noël-1942-Pâques 1943 ; « Roses », Noël 1943-An 44, etc.
  • Le poème « Aube prochaine » a paru avec traduction en anglais par Leo Carruthers, commentaires de l’auteur et du traducteur, dans Bulletin de la Société de stylistique anglaise, 22, 2001, pages 13–19 et dans Le carnet des études anglo-saxonnes et nord-américaines, no 25, avril-mai-juin 2005, pages 25–31.
  • Le poème « Vie fugitive », a été publié dans Le carnet des études gréco-latines et des langues romanes, no 16, octobre-novembre-décembre 2002, page 28.
  • Le poème « Poussière d'or », traduit en italien par Jean-Pierre Mouchon, a paru dans Terra Beata, no 4, janvier-avril 2009, page 31.
  • Une soixantaine de poèmes sont inédits ; ils devaient faire partie d'un recueil, intitulé Bruyères blanches.

Romans et essai[modifier | modifier le code]

La Comédie-Française dont Jean Valcourt a joué une pièce de M.-M. Dubois.
  • M.-M. Dubois, La Première pierre (roman), Paris, Simon,‎ 1944
  • M.-M. Dubois, Le Sang des loups (roman), Paris, Simon,‎ 1945 ; réédité sous le titre de Sidroc le Viking, Larousse, 1951, 149 pages ; réédité sous le titre Le Sang des loups (pages 19–122) dans le volume La Chronique d'Ingulf, publications de l'AMAES, collection GRENDEL, no 4, 2000, 447 pages ; dir. Colette Stévanovitch).
  • M.-M. Dubois, Le pain d'orgueil (roman), Paris, Simon,‎ 1946.
  • M.-M. Dubois, La Sixième heure (roman)l, Paris, Alsatia,‎ 1953 ; adaptation du roman américain de M. Raymond O.C.S.O., God Goes to Murderer’s Row.
  • Quatre romans sont inédits :
    • À l’Ombre des châtaigniers (1933) ;
    • La Quatrième veille (1935) ;
    • Péché originel (1945) ;
    • Je ne suis plus d’ici (1948).
  • M.-M. Dubois, Générations en conflit (essai), Lyon, Paris, Éditions du Chalet,‎ 1963 ; traduit en allemand (1964), en italien (1965) et en espagnol (1967).

Publications diverses[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Colette Stévanovitch, La chronique d’Ingulf ; Hauts faits et méfaits des Vikings en Angleterre médiévale. Roman et histoire, AMAES, collection GRENDEL, n°4,‎ 2000, volume offert à Marguerite-Marie Dubois à l’occasion de son 85e anniversaire.
  • Jean-Pierre Mouchon, Hommage à M.-M. Dubois pour ses quatre-vingt-dix ans, Le carnet des études anglo-saxonnes et nord-américaines, n°25,‎ juin 2005.
  • André Joly, Fragments d’une vie de philologue, interview de M.-M. Dubois, Modèles linguistiques, tome XXVII-1, volume 53,‎ 2006.
  • Marguerite-Marie Dubois, Miscellanées, Toulon, Éditions des Dauphins, Université du Var,‎ juin 2009. Avant-propos par André Joly, pages 11–15.
  • Jean-Pierre Mouchon, Esquisse de l'enseignement de l’anglais et des études anglaises en France au XXe siècle (des méthodes et des hommes), Marseille, Terra Beata,‎ 2006.
  • Jean-Pierre Mouchon, «Marguerite-Marie Dubois» in «Dictionnaire bio-bibliographique des anglicistes et assimilés» (Terra Beata, 45, bd. Notre-Dame, 13006—Marseille, CDRom, 2010).
  • Jean-Pierre Mouchon, «In memoriam: Marguerite-Marie Dubois» in Étude no 49 (janvier-février-mars-avril 2011) (Association internationale de chant lyrique TITTA RUFFO, site titta-ruffo-international.jimdo.com).
  • Bulletin des Anglicistes Médiévistes 80 (hiver 2011). Numéro consacré à la mémoire de Mlle Dubois.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le cours Adeline Désir était ouvert aux jeunes filles dites de bonne famille.
  2. Le baccalauréat comportait deux parties, soumises chacune à un écrit et un oral, décernée avec mention (Passable=10-12/20, Assez bien=12-14/20, Bien=14-16/20 et Très bien=16-20/20). L'admissibilité n'était pas reconductible d'une année sur l'autre. Toutefois, elle restait valable de la session de juin à celle d'octobre. La première partie se passait après la classe de Premi!ère (Rhétorique) et la seconde après celle dite de Philosophie (Philo) (ou Mathématiques élémentaires [Math Élem], ou encore Sciences expérimentales [Sciences Ex]).
  3. Le D.E.S., remplacé ensuite par la Maîtrise, comprenait la rédaction d'un mémoire d'une centaine de pages en anglais, une soutenance et un examen oral portant sur l'étude diachronique de l'anglais.
  4. Le Doctorat d'État (et non d'institution) comprenait la rédaction de deux thèses, une thèse principale (majeure) et une thèse secondaire (mineure). En Sciences humaines, la préparation de ces thèses pouvaient demander de huit à dix années de travail avant la soutenance. Le Doctorat d'État a été supprimé en 1985 et remplacé par un doctorat ne comprenant qu'une thèse dite « nouvelle » de 300 à 400 pages.
  5. René Huchon, Professeur à la Sorbonne, commit un suicide patriotique en 1940, lors de la signature de l'armistice par Philippe Pétain.
  6. Le professeur Louis Cazamian est bien connu des anglicistes pour son Histoire de la littérature anglaise rédigée avec Pierre Legouis (« Le Legouis-Cazamian »).
  7. Le Prix Darracq était l'un des prix de l'Académie française, fondé avant sa mort par l'industriel Alexandre Darracq (1855-1931), initiateur de la construction automobile en série et promoteur des voitures de course (70 chevaux), donc à la base de l'automobilisme français, mais aussi mécène, ami des lettres et des arts, soutenant les jeunes créateurs et défricheurs dans ces domaines.
  8. L'université Paris-Sorbonne est née à la suite de la réforme de l'université préparée par Edgar Faure, Ministre de l'éducation nationale, en 1968. À cette date, l'Université de Paris, divisée en cinq facultés, fut fractionnée en plusieurs universités interdisciplinaires. Certaines, dont l'université Paris IV, conservèrent le nom de Sorbonne et des locaux au centre historique de l'Université de Paris, essentiellement dévolus jusqu’alors aux facultés des lettres et des sciences. L'université a été créée par le décret du 23 décembre 1970, confirmé par le décret du 17 juillet 1984.
  9. « Niveau de langage » : naguère appelé « registre ».
  10. Syntagme, nom masculin, mot ou groupe de mots constituant une unité dans la phrase.
  11. Boris Colling est professeur et assistant-cinéaste en Allemagne.
  12. L'association Récits de Vie, pour la pratique de l'autobiographie, a son siège à Perpignan.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marguerite-Marie Dubois, « Études et Maîtres », Mémoires, en cours de rédaction, 2010.
  2. Noël Blandin, « Qui est Simone de Beauvoir ? », Bibliographie / biographie, La République des Lettres, lundi 7 janvier 2008 [1] (consulté le 20 février 2010].
  3. André Joly, Fragments d’une vie de philologue, interview de M.-M. Dubois, Modèles linguistiques, tome XXVII-1, volume 53, 2006, pages 165-190.
  4. Marie-Marguerite Dubois, Mémoires, en cours de rédaction, 2010.
  5. Marguerite-Marie Dubois, Mémoires, en cours de rédaction, 2010.
  6. Marguerite-Marie Dubois, La Chronique d'Ingulf, volume offert à Marguerite-Marie Dubois à l'occasion de son 85e anniversaire, Publications de L'AMAES, collection Grendel, no 4, 2005, pages 11-16, [isbn 2-901198-28-7].
  7. Wikipédia (France), Université Paris IV Sorbonne, consulté le 13 février 2010.
  8. Marguerite-Marie Dubois, « Mon enseignement », Lettre à Robert Ferrieux, 1er mars 2010.
  9. Voir Centre d’études médiévales anglaises (CEMA), Paris 4, 1969 (consulté le 28 février 2010).
  10. Jean-Pierre Mouchon, Dictionnaire bio-bibliographique des anglicistes, Marseille, Terra Beata, pages 694-695.
  11. a et b Jean-Pierre Mouchon
  12. Dictionnaire de la langue française, sur [2] (consulté le 18 février 2010).
  13. Avec son mari Jean Dubois, pionnier de la linguistique française, Françoise Dubois-Charlier a contribué à faire connaître la grammaire transformationnelle en France à la fin des années 1960, de même que certaines autres théories proposées par les linguistes américains, comme la Sémantique générative ou la Grammaire casuelle. Ses domaines de spécialité sont la syntaxe, la sémantique et la lexicographie, sur lesquelles elle a écrit divers ouvrages et articles. Elle est Professeur à l'Université d'Aix-Marseille.
  14. Valérie Katzaros a publié divers dictionnaires français-espagnol/espagnol-français, français-anglais/anglais-français, français-portugais/portugais-français. Elle est directrice d'édition chez Larousse.
  15. Marguerite-Marie Dubois, La Chronique d'Ingulf, volume offert à Marguerite-Marie Dubois à l'occasion de son 85e anniversaire, Publications de L'AMAES, Collection Grendel, no 4, 2005, Préface d'André Crépin, pages 7-10, [isbn: 2-901198-28-7].
  16. Danielle Leerman et Céline Vaguer, coord., La Préposition en français, Philologie et linguistique diachronique (domaine anglais), Modèles linguistiques, Toulon, Éditions des Dauphins, 2006, page 188.
  17. Marguerite-Marie Dubois, Saint Colomban, pionnier de la civilisation occidentale, Paris, Alsatia, 1950.
  18. Marguerite-Marie Dubois, Mélanges colombaniens, Paris, Alsatia, 1951.
  19. Marguerite-Marie Dubois, Le mystère de saint Colomban, Paris, La Tour du Guet, 1950.
  20. Marguerite-Marie Dubois, Miscellanées, Modèles linguistiques, Éditions des Dauphins, Toulon, 2009, pages 329-3339.
  21. Récits de vie, site de l'Association « Récits de Vie » (fondée en 1999), pour la pratique de l'autobiographie. Siège : 1 rue José-Maria de Hérédia, 66000 Perpignan.

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