Manuel Aeschlimann

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Manuel Aeschlimann
Image illustrative de l'article Manuel Aeschlimann
Fonctions
Maire d'Asnières-sur-Seine

(9 ans, 1 mois et 25 jours)
Prédécesseur Frantz Taittinger
Successeur Sébastien Pietrasanta

(1 an, 1 mois et 7 jours)
Prédécesseur Sébastien Pietrasanta
Député de la 2e circonscription des Hauts-de-Seine

(10 ans, 0 mois et 0 jour)
Prédécesseur Frantz Taittinger
Successeur Sébastien Pietrasanta
Conseiller général des Hauts-de-Seine
(élu dans le canton d'Asnières-sur-Seine-Sud)

(8 ans, 3 mois et 4 jours)
Prédécesseur Anne-Marie Johnsson
Successeur Cyrille Déchenoix
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Asnières-sur-Seine
(Seine)
Parti politique UMP
Diplômé de Université Paris II

Manuel Aeschlimann, né le à Asnières-sur-Seine (Seine), est un homme politique français, maire d'Asnières-sur-Seine de 1999 à 2008 puis de nouveau de 2014 à mai 2015 et député de la 2e circonscription des Hauts-de-Seine de 2002 à 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

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Élève à Sainte-Croix de Neuilly, il suit des études de droit à Assas, et obtient une maîtrise de droit privé et un DEA de science politique et de droit public.

Chargé de conférence à Assas, il devient maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris, spécialiste de la stratégie électorale, jusqu'en 2007.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Maire d'Asnières-sur-Seine[modifier | modifier le code]

Militant au RPR à partir de 1987, il entre au conseil municipal d'Asnières-sur-Seine à l'âge de 25 ans, puis est nommé premier adjoint au maire. Mais en 1992, il se désolidarise de l'équipe municipale, ce qui entraîne son exclusion du RPR. Il se présente alors, la même année, aux cantonales sous l'étiquette Génération écologie, mais est également exclu de ce mouvement[réf. nécessaire]. De 1994 à 1999, il est premier adjoint divers droite au maire d'Asnières-sur-Seine. Membre du conseil général des Hauts-de-Seine, il en préside en 1994 la commission de la culture, de la jeunesse et des sports, et devient président du Rassemblement national des élus locaux pour la sécurité. Il est élu maire UDF d'Asnières-sur-Seine en janvier 1999 en remplacement de Jean-Frantz Taittinger. Il entre à l'UMP à sa création, en 2002.

En 2006, une enquête est ouverte par la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), concernant des listes électorales (environ 30 000 noms) qui auraient été triées par origine ethnique à la mairie d'Asnières. Manuel Aeschlimann dénonce l'ouverture d'une enquête à trois semaines des élections. Il affirme par ailleurs que tous les fichiers de la mairie ont fait l'objet d'une déclaration auprès de la CNIL[1].

Début décembre 2007, la presse publie un rapport de la chambre régionale des comptes d'Île-de-France. Ce document met en cause plusieurs aspects de la gestion de la mairie d'Asnières-sur-Seine, comme des faiblesses fiscales et un lourd endettement, une consommation excessive de carburant pour les véhicules de la mairie, « des honoraires d'avocats somptuaires », la « nomination irrégulière d'un cadre technique », la gestion de la construction d'un parking, ou encore un « conflit d'intérêts » de son adjoint dans des opérations immobilières[2],[3].

En vue du second tour de l'élection municipale de 2008, les listes du Parti socialiste et des Verts, du MoDem et divers droite fusionnent. Cette union, emmenée par Sébastien Pietrasanta, remporte le scrutin avec 51,87 % des voix contre 48,13 % à la liste de la majorité conduite par Manuel Aeschlimann, arrivée en tête du premier tour[4].

Le , il est condamné en première instance à 18 mois de prison avec sursis, quatre ans d'inéligibilité et 20 000 euros d'amende pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public en 1998[5]. Le , la Cour d'appel de Versailles a confirmé la peine prononcée en première instance, l'inéligibilité étant réduite à un an[6]. Afin de pouvoir se représenter à l'élection municipale de mars 2014 à Asnières-sur-Seine à la fin de sa période d’inéligibilité, à partir d'octobre 2013, il renonce à se pourvoir en cassation, et présente sa démission de conseiller municipal d'opposition le 25 septembre 2012[7].

Il se présente lors de l'élection municipale de 2014. Sa liste obtient 50,12 % des suffrages exprimés et bat celle menée par le maire sortant, Sébastien Pietrasanta[8] mais cette élection est annulée par le Conseil d'État le 11 mai 2015, celui-ci relevant qu'il résulte « des déclarations de policiers municipaux et de plusieurs témoignages circonstanciés, que des pressions ont été exercées aux abords immédiats de plusieurs bureaux de vote », et « qu’eu égard au très faible écart des voix entre les deux listes en présence, de telles pressions ont été de nature à fausser les résultats du scrutin »[9].

Député des Hauts-de-Seine[modifier | modifier le code]

Il est élu député le 16 juin 2002, dans la 2e circonscription des Hauts-de-Seine, en obtenant 63,63 % des voix au second tour face au socialiste Dominique Riera[10]. Durant la XIIe législature, il est membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République et des groupes d'études parlementaire sur l'amiante, le cancer et la modernisation de la vie politique française. Chaque année, il sera rapporteur pour avis sur le budget des collectivités territoriales dans le cadre des lois de finance annuelles.

Il cosigne des propositions de loi, notamment en matière de sécurité, dont celle visant à inciter à la remise en état des biens dégradés par les auteurs de graffitis[11], ou celle visant à renforcer les mesures prises à l'encontre des personnes coupables de mauvais traitements sur les personnes âgées[12].

Le 17 juin 2007, Manuel Aeschlimann est réélu avec 56,19 % des suffrages pour la XIIIe législature, face à Michèle Etcheberry[13]. Sa suppléante est Caroline Coblentz.

En juin 2012, il est battu dans sa circonscription, au second tour, par Sébastien Pietrasanta (Parti socialiste), qui obtient 53,53 % des voix. Manuel Aeschlimann faisait partie de la « liste noire » des hommes politiques que la présidente du Front national, Marine Le Pen, avait appelé à faire battre du fait de leur « comportement particulièrement méprisant à l'égard de [ses] électeurs ou à l'égard des lois de la République »[14].

Fonctions politiques à l'UMP[modifier | modifier le code]

Manuel Aeschlimann devient conseiller technique de Nicolas Sarkozy en juillet 2005, après avoir créé et présidé la commission du suivi de l'opinion publique à l'Union pour un mouvement populaire. À ce titre il met en garde l'UMP, à travers des sondages ciblés, sur une possible victoire du non au référendum sur la constitution européenne[15].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à Marie-Do Aeschlimann, adjointe au maire d'Asnières-sur-Seine et conseillère régionale d'Île-de-France.

Un des fils de Manuel Aeschlimann a pour parrain Nicolas Sarkozy[16].

Détails des mandats et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • 20 mars 1989 - 19 janvier 1999 : conseiller municipal d'Asnières-sur-Seine
  • 28 mars 1994 - 25 juin 2002 : conseiller général des Hauts-de-Seine
  • 19 janvier 1999 - 22 mars 2008 : maire d'Asnières-sur-Seine
  • 22 mars 2008 - 25 septembre 2012 : conseiller municipal d'Asnières-sur-Seine
  • 4 avril 2014 - 11 mai 2015 : maire d'Asnières-sur-Seine (élection annulée par le Conseil d'État)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Charpier, Nicolas Sarkozy, enquête sur un homme de pouvoir, éd. Presses de la Cité, 2006, (ISBN 2-258-06880-0), p. 239 et s.
  • 92 connection : les Hauts de Seine, laboratoire de la corruption, auteurs : Jean-Paul Philippe et Noël Pons, éditeur : Nouveau Monde éditions, Paris, France, 2013, ISBN 978-2-36583-838-2

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Levée de boucliers autour des fichiers ethniques », Le Parisien, 22 mai 2007.
  2. Marisa Faion, « La chambre régionale des comptes épingle Manuel Aeschlimann », Le Parisien, 3 décembre 2007.
  3. « Le rapport qui épingle Manuel Aeschlimann », Le Nouvel Observateur, 3 et 4 décembre 2007.
  4. Élections municipales de 2008 - résultats à Asnières-sur-Seine, sur le site du Figaro.
  5. « Prison avec sursis et inéligibilité pour le député Manuel Aeschlimann », Le Monde, 13 mars 2009.
  6. « Favoritisme : 18 mois avec sursis, un an d'inéligibilité pour le député UMP Aeschlimann », AFP, 21 janvier 2011.
  7. Anne-Sophie Damecour, « Hauts-de-Seine : Aeschlimann opte pour les 12 mois d’inéligibilité », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine,‎ , p. I (lire en ligne)
  8. « Résultats de l'élection municipale à Asnières », Ministère de l'Intérieur
  9. http://www.conseil-etat.fr/Decisions-Avis-Publications/Decisions/Selection-des-decisions-faisant-l-objet-d-une-communication-particuliere/CE-11-mai-2015-Elections-municipales-d-Asnieres-sur-Seine-Hauts-de-Seine
  10. Élections législatives de 2002 - résultats dans la 2e circonscription des Hauts-de-Seine, sur le site du ministère de l'Intérieur.
  11. « Proposition de loi visant à inciter à la remise en état des biens dégradés par les auteurs de graffitis »
  12. « Proposition de loi visant à renforcer les mesures prises l'encontre des personnes coupables de mauvais traitements sur les personnes âgées »
  13. Élections législatives de 2007 - résultats dans la 2e circonscription des Hauts-de-Seine, sur le site du ministère de l'Intérieur.
  14. Liste noire: Marine Le Pen appelle à faire battre NKM, Tron, Pupponi, Jack Lang et Xavier Bertrand, Geoffroy Clavel, Le HuffPost, 11 juin 2012
  15. « Copé recrute une jeune garde pour “coacher” les députés UMP », Le Figaro
  16. http://www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/aeschlimann-gueant-pemezec-la-claque-19-06-2012-2055390.php

Liens externes[modifier | modifier le code]