Vladimir Jirinovski

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Vladimir Jirinovski en 2009.

Vladimir Volfovitch Jirinovski (Влади́мир Во́льфович Жирино́вский) est un homme politique russe né le , président du Parti libéral-démocrate de Russie (ЛДПP ou LDPR).

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Vladimir Jirinovski est né sous le nom d'Eidelstein à Alma-Ata (aujourd'hui Almaty) en République socialiste soviétique kazakhe (URSS). En 1964, il change son nom qui indique de manière évidente la judéité de son père pour le nom de sa mère : Jirinovski.

Jirinovski suit des études linguistiques à l'Institut des langues orientales de l'université de Moscou et se spécialise dans la langue et le monde turcophone. La région où il est né et a passé sa jeunesse, le Kazakhstan, appartient au « monde turc »: la langue et l'histoire du pays étant liées aux populations de langue d'origine turque.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir fini ses études (thèse de philosophie à l'Université d'État de Moscou, en 1988), Jirinovski rentre au Comité de sécurité de l'État (KGB), suit en parallèle des études de droit, puis se lance en politique en 1990 avec la fondation de son parti, le parti libéral-démocrate. Ce nom exprime très mal le corpus politique sur lequel est fondé le PLD : xénophobie (essentiellement anti-caucasienne), expansionnisme militaire, retour à un État fort, politique de répression intensive contre les délinquants ; il a par ailleurs été accusé d'homophobie et d'antisémitisme. À ce programme politique s'ajoutent des revendications territoriales comme le retour de l'Alaska, des anciennes républiques soviétiques à la Russie, ainsi que la conquête de l'Iran (Jirinovski était soutenu financièrement par son ami l'ancien président irakien Saddam Hussein). Jirinovski recommande même l'utilisation de la bombe atomique si nécessaire.

Il a son équivalent (membre de la nomenklatura ayant troqué le communisme pour l'extrême droite) dans la plupart des anciens pays communistes : István Csurka en Hongrie (ex-journaliste et dramaturge, parmi les fondateurs de ce qui est devenu le Jobbik), Mircea Druc en Moldavie (ancien cadre supérieur, chargé des étrangers, à l'aéroport international Cheremetievo de Moscou), Maciej Giertych en Pologne (ex-membre de la Rada konsultacyjna de général Jaruzelski), Corneliu Vadim Tudor en Roumanie (ex-thuriféraire de Nicolae Ceaușescu), Yaroslav Andruschkiv (Andruchev) en Ukraine (fondateur du parti Social-National)… Au niveau international, Jirinovski est un sympathisant de Pat Buchanan, chef de file des paléo-conservateurs américains et du nationaliste français Jean-Marie Le Pen.

Résultats[modifier | modifier le code]

Les élections ne sont guère favorables à Jirinovski : si lors de la première élection présidentielle de 1990, il obtient 8 % des voix, en 1996 et 2000, il ne cesse de régresser pour terminer le 26 mars 2000 à 2,7 %. Le 14 mars 2004, il renonce à se présenter face au président sortant Vladimir Poutine que les sondages annoncent déjà triomphalement réélu. Son parti présente le candidat Oleg Malychkine qui obtient 2 %.

Avec 11,38 % et 38 sièges, Le LDPR fut le troisième parti à la Douma, derrière le parti du Président Poutine Russie unie et le Parti communiste de la Fédération de Russie (PCFR ou КПPФ) qui obtint 12,7 %.

Jirinovski obtient, lors de l’élection présidentielle de 2008 remportée par Medvedev, un score de 9,4 % (Le Monde, 3 mars 2008).

Depuis les élections législatives du 4 décembre 2011, le LDPR cède son rang de troisième parti du pays à Russie Juste.

Etat de fait récent[modifier | modifier le code]

Le 22 avril 2014 Vladimir Zhirinovsky vocifère des menaces après que la journaliste Stella Dubovitskaya lui a posé une question sur les sanctions envers l'Ukraine, lors d'une conférence de presse indique le Daily Mail. Il crie à l'adresse de ses assistants: "Quand je vous le dis, vous courez vers elle et vous la violez violemment. Allez-y, embrassez-la. Attrapez-la". L'un d'eux touche la journaliste enceinte, ce qui choque d'autres journalistes présents qui s'interposent. Il rajoute ensuite : "Ce n'est pas un endroit pour vous si vous êtes enceinte. Nous avons besoin de personnes en bonne santé. Les femmes enceintes ne devraient pas aller travailler. Restez à la maison et occupez-vous de vos enfants, c'est compris ?". Il conclut en leur disant : "Sortez d'ici, bande de maudites lesbiennes!" La journaliste russe, choquée, enceinte de six mois doit être admise à l'hôpital.