Louise de La Vallière

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Louise de La Vallière

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Portrait de Louise de La Vallière

Nom de naissance Louise Françoise de La Baume Le Blanc de La Vallière
Naissance
Tours (France)
Décès
Paris (France)
Pays de résidence France
Descendants
Famille
La Baume Le Blanc

Compléments

Favorite de Louis XIV de France

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Louise de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière et de Vaujours
Louise de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière et de Vaujours

Françoise Louise de La Baume Le Blanc (Tours, - Paris, ), demoiselle puis duchesse de La Vallière et de Vaujours, fut l'une des maîtresses de Louis XIV[1], à 17 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le château de la Vallière à Reugny

Née le au manoir de La Vallière, à Tours, Françoise Louise de La Baume Le Blanc, que l'on appelle très vite par son deuxième prénom, est la fille d'un militaire et de la riche veuve d'un conseiller au Parlement de Paris. Elle a passé son enfance à l'hôtel de la Crouzille à Tours (détruit pendant les bombardements de 1944), et au château de la Vallière à Reugny, possessions de sa famille. Au décès de son père, en 1651, sa mère épouse en troisièmes noces Jacques de Courtavel, marquis de Saint Remy et maître d'hôtel de l'oncle du roi, Gaston de France, duc d'Orléans à Blois. Louise de La Baume Le Blanc sera éduquée avec les trois filles du duc dont elle a le même âge.

À dix-sept ans, Louise entre en tant que demoiselle d'honneur dans la Maison d'Henriette d'Angleterre, dite Madame, première épouse de Monsieur, frère du roi.

Discrète, modeste, Louise est une charmante jeune fille aux doux yeux clairs, aux cheveux blonds. Dès 1661, peu après son arrivée à la Cour, François Honorat de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan, la pousse dans les bras du jeune Louis XIV. Le roi fut conquis par ses talents d'écuyère et de Diane chasseresse, son goût pour la musique et le chant, sa façon de danser, ses connaissances livresques et littéraires. Elle symbolisait, selon Sainte-Beuve, l'« amante parfaite », celle qui aime pour aimer, sans orgueil ni caprice, sans ambition ni vanité et dont la sensibilité ne cache pas la fermeté de cœur. Le rapprochement entre le roi et Mademoiselle de La Vallière se fait à travers la stratégie dite, à l'époque, du « paravent » ou du « chandelier » : le roi doit feindre de la courtiser afin que l'attention de la Cour ne se porte plus sur l'idylle naissante entre lui et Madame, sa belle-sœur. Louise, qui est secrètement amoureuse de Louis XIV, est ravie. Rapidement, le roi, qui n'a que vingt-trois ans, est pris à son propre jeu : il tombe sous le charme de la jeune femme et en fait sa maîtresse. La liaison, bien que discrètement entretenue, est rapidement connue et provoque la colère des dévots comme Bossuet.

Au temps de sa splendeur, Louise de La Vallière portait une cravate à large nœud flottant, souple, et d'étoffe grise, couleur de la famille La Vallière. En 1875 le terme de La Vallière (ou lavallière) fut associé à cette cravate lorsque les peintres de cette époque peignirent cet élément vestimentaire.

Créée duchesse de Vaujours en 1667, elle prononça ses vœux perpétuels et vécut ses trente-six dernières années au couvent des Carmélites de Paris.

Louise de La Vallière et ses enfants par Pierre Mignard
Louise de La Vallière et ses enfants par Peter Lely, Musée des Beaux-Arts de Rennes.

Louise aura quatre enfants du roi. Les deux derniers seront légitimés[2] :

  1. Charles (1663-1666)
  2. Philippe (1665-1666)
  3. Marie-Anne de Bourbon (1666-1739), dite Mademoiselle de Blois, qui épousa Louis-Armand Ier de Bourbon-Conti
  4. Louis de Bourbon, comte de Vermandois (1667-1683)

Après la mort d'Anne d'Autriche en 1666, Louis XIV affiche publiquement sa liaison, ce qui déplaît beaucoup à Louise qui, aux fastes d'une liaison publique avec le roi, préfère les démonstrations de tendresse en aparté. C'est à ce moment que la Cour voit le retour de la splendide Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart, devenue suite à son mariage Marquise de Montespan. Le roi, subjugué par cette « beauté à montrer à tous les ambassadeurs », cherche à en faire sa maîtresse. Le début de leur liaison, que l'on situe habituellement lors de la campagne des Flandres de 1667, marque le commencement d'un déclin sans retour de la faveur royale à l'égard de Louise. Elle lui écrit le “Sonnet au roi”[3].

En mai 1667, un an après la mort de la reine-mère Anne d'Autriche, Louise est faite duchesse de la Vallière et de Vaujours et sa fille est légitimée. Aux yeux de tous, c'est le cadeau de la disgrâce. Le roi attendra ensuite deux ans avant de légitimer le fils qu'elle lui donne en octobre de la même année.

Une longue période de cohabitation débute alors entre les deux favorites. Encore une fois, Louise est un « paravent » devant dissimuler au public les amours du roi avec une femme dite mariée, Mme de Ludres. Dans l'espoir de regagner le cœur du roi qu'elle n'a pas cessé d'aimer, Louise essuie toutes les humiliations que lui inflige la nouvelle favorite. En 1670, après une longue maladie - peut-être une fausse couche - qui lui fait entrevoir la mort, Louise se tourne vers la religion, rédigeant d'émouvantes « Réflexions sur la miséricorde de Dieu ».

Sur les conseils de Bourdaloue, du Maréchal de Bellefonds (Premier maître d'hôtel du roi) et de Bossuet, elle décide de quitter la Cour pour entrer au très strict couvent des Grandes-Carmélites du faubourg Saint-Jacques. Obligée de solliciter l'autorisation de Louis XIV pour se retirer, Louise rejette toute solution de couvent « plus douillet ». Afin de la dissuader, Madame de Montespan lui fait dépeindre, par la voie de Madame Scarron (qui deviendra plus tard Madame de Maintenon), les privations et les souffrances auxquelles elle s'exposerait en entrant au Carmel, ainsi que le scandale que ne manquerait pas de susciter une telle décision. Mais ces tentatives resteront vaines. Avant de se retirer, Louise tient même à faire des excuses publiques à la reine Marie-Thérèse, ce qui fait grand bruit.

Peu de temps après, elle prononce ses vœux perpétuels, prenant le nom de Louise de la Miséricorde. Au couvent, elle reçut plusieurs fois la visite de la reine, de Bossuet, de la marquise de Sévigné et de la duchesse d'Orléans, belle-sœur du roi à qui elle avait confié l'éducation de son fils le comte de Vermandois.

Elle mourut le 6 juin 1710 après 36 ans de vie religieuse et fut inhumée dans le cimetière de son couvent, loin de son duché-pairie, où rien n'atteste qu'elle soit venue un jour.

Saint-Simon n'hésite pas à la qualifier de « sainte » et dit d'elle : « Heureux le roi s'il n'eut eu que des maîtresses semblables à Mme de la Vallière... ». Sainte-Beuve estime que, des trois plus célèbres favorites de Louis XIV, c'est elle « de beaucoup la plus intéressante, la seule vraiment intéressante en elle-même. »

La famille laissera son nom à une reliure de couleur feuille morte dite maroquin lavallière, du duc de La Vallière, célèbre bibliophile, neveu de la duchesse (1708-1780).

Dans les arts[modifier | modifier le code]

Elle inspire le personnage de Louise de la Vallière dans Le Vicomte de Bragelonne d'Alexandre Dumas[4].

Elle inspire également le personnage clé de Louise de la Vallière dans le roman historique 1661 d'Yves Jégo[5].

Sa personnalité se dégage de d'autres romans, non historiques mais fantastiques, de Noboru Yamaguchi et du titre de Zero no tsukaima où l'héroïne porte le même nom. Une série d'animation japonaise et de mangas sont adaptés et continuent à en incarner l'héroïne.

Madame de La Vallière a inspiré les films :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Louise de la Vallière - (1644-1710) », sur www.loire-france.com (consulté le 1er septembre 2010)
  2. (fr) « Louise de la Vallière, l'amoureuse sincère de Louis XIV », sur enviedhistoire.canalblog.com (consulté le 1er septembre 2010)
  3. Tout se détruit, tout passe, et le cœur le plus tendre
    Ne peut d'un même objet se contenter toujours ;
    Le passé n'a point eu d'éternelles amours,
    Et les siècles suivants n'en doivent point attendre.

    La constance a des lois qu'on ne veut point entendre ;
    Des désirs d'un grand Roi rien n'arrête le cours :
    Ce qui plaît aujourd'hui déplaît en peu de jours ;
    Cette inégalité ne saurait se comprendre.

    Louis, tous ces défauts font tort à vos vertus ;
    Vous m'aimiez autrefois, mais vous ne m'aimez plus.
    Mes sentiments, hélas ! diffèrent bien des vôtres.

    Amour, à qui je dois et mon mal et mon bien,
    Que ne lui donniez-vous un cœur comme le mien,
    Ou que n'avez-vous fait le mien comme les autres !
  4. « Louis XIV et son siècle », sur www.dumaspere.com (consulté le 1er septembre 2010)
  5. « 1661 », sur www.amazon.fr (consulté le 1er septembre 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Valogne, "Louis XIV et Louise de la Vallière à Versailles", Payot, Paris, 1964.
  • (en) John J Conley, « Mademoiselle de la Vallière: the logic of mercy », The Suspicion of virtue : women philosophers in neoclassical France, Ithaca, Cornell University Press, 2002 (ISBN 978-0-8014-4020-5)
  • Jean-Christian Petitfils, Louise de La Vallière, Éditions Perrin, Paris, 2002.
  • Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, Éditions Perrin, Paris, 2002.
  • Revue Historia, no 459 de
  • Monique de Huertas, Louise de la Vallière, De Versailles au Carmel, Éditions Pygmalion, 1998.
  • Antonia Fraser, Les Femmes dans la vie de Louis XIV, Flammarion, 2007.
  • Jules Lair, Louise de La Vallière et la jeunesse de Louis XIV. , Plon, 1881.
  • Claude Puzin, Louis de Boubon ou le soleil maudit. , Éditions T. G., 2007.
  • Anne-Marie Desplat-Duc, Le secret de Louise, Flammarion
  • Annie Pietri, Le Serment de Domenico, Bayard Jeunesse

Articles connexes[modifier | modifier le code]