François Honorat de Beauvilliers

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François Honorat de Beauvilliers duc de Saint-Aignan
Armes de la famille de Beauvilliers, Ducs de Saint-Aignan

François Honorat de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, né le 30 octobre 1607 à Paris où il est mort le 16 juin 1687, est un homme militaire et administrateur français, honoré en son temps pour avoir été un grand protecteur des arts et des lettres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il doit le prénom de François à la dévotion particulière de ses parents envers le fondateur de l'ordre des capucins, dont il porte l'habit pendant une partie de son enfance[1]. Entré avec éclat dans la profession des armes, il prend part à quatorze campagnes et reçoit presque autant de commandements. En reconnaissance de sa fidélité pendant les troubles de la Fronde, Louis XIV le nomme tour à tour duc et pair de France, premier gentilhomme de la chambre, conseiller du roi, gouverneur de plusieurs provinces. Le duc entretient une volumineuse correspondance avec les lettrés du temps, entre autres — en pastiche du vieux français — avec Voiture, et compose lui-même quelques pièces de vers. Ayant pris goût à la vie de la cour, dont il anime les fêtes avec Benserade, il finit par délaisser tout à fait la vie militaire. Devenu membre de l'Académie française en 1663, il l'est également de l'Académie des Ricovrati de Padoue et de l'Académie de physique de Caen, et il contribue à la fondation de l'Académie d'Arles en 1669.

De 1664 à 1687 il est gouverneur militaire et maire du Havre (dans cette ville le gouverneur est traditionnellement le président du conseil des échevins)[2].

Le duc de Saint-Aignan n'a lui-même publié aucune de ses poésies, dont quelques-unes seulement ont vu le jour dans des recueils. Il n'en était pas moins réputé chez ses contemporains, tant pour ses manières chevaleresques que pour sa bienveillance et sa délicatesse. « Quels sont les poètes de son temps, écrit l'abbé d'Olivet, qui n'ont pas laissé des témoignages publics de ce qu'ils croyaient devoir, ou à ses lumières, ou à ses bienfaits ? […] Il mourut à l'âge de quatre-vingts ans. Ce fut un deuil universel sur le Parnasse[3]. »

François Honorat de Beauvilliers est le père de Paul de Beauvilliers, de François Honoré Antoine de Beauvilliers de Saint-Aignan et le grand-père de Paul-Hippolyte de Beauvilliers, qui fut lui aussi membre de l'Académie française.

Il serait également à l'origine des amours du roi avec Mademoiselle de La Vallière.

Armes[modifier | modifier le code]

Blason de François Honorat de Beauvilliers.svg

Armes de François Honorat de Beauvilliers, avant qu'il soit nommé duc de Saint Aignan, Parti de 3, coupé d'un, qui font 8 quartiers, au 1 du chef burelé d'argent et de gueules, au lion de sable brochant sur le tout, amré, lampassé et couronné d'or, qui est d'Estouteville, au 2 d'azur, à six annelets d'or qui est d'Husson, au 3 de La Trémoille, au 4 de Bourbon, au 5 et 1 de la pointe de Châlon, au 6 de Bourgogne ancien, au 7 de Savoie, au 8 de gueules à deux clefs d'argent passée en sautoir, qui est de Clermont-Tonnerre, sur le tout de Beauvilliers[4].




Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Éléments biographiques d'après Tyrtée Tastet, Histoire des quarante fauteuils de l'Académie française depuis la fondation jusqu'à nos jours, 1635-1855, vol. III, 1855, p. 309-311.
  2. Hervé Chabannes, Les manuscrits retrouvés de Jacques Augustin Gaillard, éd. PTC, 134 p. (ISBN 2-35038-019X), p. 124
  3. Pierre-Joseph Thoulier d'Olivet, Histoire de l'Académie françoise, vol. II, 1729, p. 239-240.
  4. Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789, Tome 18, p. 119, 1866

Lien externe[modifier | modifier le code]