Les Racines du ciel (film)

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Les Racines du ciel

Description de cette image, également commentée ci-après

Les éléphants, nos racines du ciel…

Titre original The Roots of Heaven
Réalisation John Huston
Scénario Patrick Leigh Fermor et Romain Gary d'après son roman Les Racines du ciel (Éditions Gallimard, 1956)
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film d'aventure
Écologie
Sortie 1958
Durée 127 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Racines du ciel (The Roots of Heaven) est un film américain réalisé par John Huston et sorti en 1958. C'est l'adaptation du célèbre roman éponyme de Romain Gary.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En Afrique-Équatoriale française, Morel, un idéaliste français de Fort Lamy, entame une lutte pour sauver de l’extinction les éléphants qu'il considère comme nos dernières « racines du ciel ». Minna, une barmaid amoureuse de lui, et Forsythe, un ancien commandant de l’armée britannique, sont les premiers à se rallier à sa cause. Ils sont bientôt rejoints par deux professionnels des médias qui réussissent à alerter l’opinion mondiale, les Américains Cy Sedgewick, journaliste TV, et Abe Fields, reporter-photographe. Inversement, Saint Denis, délégué gouvernemental, et Orsini, trafiquant d'ivoire, vont être ses adversaires acharnés tandis que Waitari, chef opportuniste d'un douteux mouvement africain, va essayer de récupérer son action pour servir ses seuls intérêts…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

  • Juliette Gréco, son arrivée au Tchad[1] : « Direction le sud-est pour Fort-Archambault[2]. Le coucou rouillé qui nous attend sur le tarmac ne rassure personne mais nous embarquons quand même. Du hublot, un paysage désertique s'étend jusqu'à l'infini. À notre débarquement sur la piste, une terre battue aride, la température avoisine les 45 degrés. Darryl Zanuck, en tenue de safari, est visiblement satisfait de nous réceptionner sains et saufs. […] L'équipe du film regroupe plus de deux cent cinquante personnes. Plusieurs dizaines de tonnes de matériel sont arrivées au Tchad et transiteront ensuite au Cameroun et en Centrafrique pour les différentes scènes du film. Les techniciens appellent le camp Zanuck Ville. […] La vie communautaire, dans cet environnement si hostile à l'homme, rassemble son lot de surprises et de difficultés. Il n'est pas inhabituel de rencontrer des insectes dangereux, des scorpions et autres termites, une hyène au détour des poubelles de cuisine, ou un serpent au pied d'une tente. La nuit, les fauves rôdent. »
  • Le paradoxe de la production est d’avoir choisi John Huston, chasseur notoire, pour réaliser un film consacré à la défense animalière, ce que relate Juliette Gréco dans ses mémoires[3] : « Peter Viertel a écrit sur Huston un petit livre, Le Chasseur blanc[4]. C’est malgré tout à lui que l’on a demandé de mettre en scène Les Racines du ciel. Étrange situation que celle du chasseur qui doit mettre en images l’histoire d’un homme qui se bat pour la protection de l’espèce animale, contre l’extermination de la faune africaine et spécialement celle des éléphants… Il reste si peu de ces pauvres et splendides animaux traqués par les assassins mondains et fortunés que l’on est obligé d’envoyer une troisième équipe à leur recherche, bien loin des lieux du tournage. Ils grèveront de tout leur poids le budget, et cela ne sera que justice. »

Tournage[modifier | modifier le code]

Vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait du chapitre Un tournage dantesque (pages 204 à 206) des mémoires de Juliette Gréco, Je suis faite comme ça, Paris, Éditions Flammarion, coll. « Documents et essais d'actualité »,‎ 11 janvier 2012, 350 p. (ISBN 9782081254893, présentation en ligne)
  2. Ville du Tchad aujourd’hui dénommée Sarh.
  3. Extrait des mémoires de Juliette Gréco (préf. Josyane Savigneau), Jujube, Paris, Éditions Stock (réimpr. 1993) (1re éd. 1982), 270 p. (ISBN 9782234026209, présentation en ligne)
  4. Titre exact : Chasseur blanc, cœur noir (White Hunter, Black Heart), Presses de la Cité (1954) et Éditions Presses Pocket (ISBN 978-2-266-03627-6).
  5. a et b À l'époque, le Tchad était l'un des quatre colonies constituant l'Afrique-Équatoriale française.
  6. a, b, c et d Source : The TCM Movie Database États-Unis.

Liens externes[modifier | modifier le code]