Chien blanc

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Chien blanc
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Auteur Romain Gary
Genre roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Éditeur éditions Gallimard
Collection Blanche
Date de parution 20 mars 1970
Nombre de pages 254
ISBN 207027022X

Chien blanc est un récit de Romain Gary, écrit en 1969 et publié le 20 mars 1970 aux éditions Gallimard. Ce roman a été adapté au cinéma dans le film Dressé pour tuer réalisé par Samuel Fuller en 1982.

Résumé[modifier | modifier le code]

Chien blanc est un récit en grande partie autobiographique de Romain Gary à la fin des années 1960. Il raconte l'histoire de Batka, un grand berger allemand qui fait irruption dans la vie de l'auteur et de sa femme, la célèbre actrice Jean Seberg, alors que le couple habite à Hollywood. L'action se déroule en Californie, puis en France, au début de 1968, en pleine lutte des Noirs Américains pour leurs droits civiques et pendant les émeutes raciales qui suivent l'assassinat de Martin Luther King.

Jean Seberg est à cette époque très engagée personnellement aux côtés des Noirs Américains et de leurs causes, participant à diverses réunions et faisant de nombreux dons. Au grand dam de ses nouveaux maîtres, Batka se révèle être un Chien blanc c'est-à-dire un chien élevé dans un des États du Sud et dressé à attaquer spécifiquement les noirs. Ne pouvant se résoudre à le faire abattre et à s'en séparer, Romain Gary décide avec l'aide d'un noir, Keys un employé d'un pseudo-parc zoologique spécialisé dans l'extraction des venins de serpents, de ré-éduquer le chien.

Incipit[modifier | modifier le code]

« C’était un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe, ce qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l’enseigne du Chien-qui-fume, un bar-tabac à Nice, non loin du lycée de mon enfance »

Analyse[modifier | modifier le code]

Ce livre est l'occasion pour Romain Gary de dénoncer tous les racismes et toutes les hypocrisies. Racisme des blancs envers les noirs, bien sûr, mais aussi racisme en retour des noirs et hypocrisie des blancs (notamment dans le milieu du cinéma) qui ont parfois des raisons bien peu désintéressées de s'associer à la lutte pour la déségrégation. Sur le fonds coloré des événements traumatiques de l'époque (la guerre du Viêt Nam et les évènements de Mai 68 à Paris), le roman donne l'occasion à Romain Gary de dévoiler un profond humanisme et d'écrire un vibrant plaidoyer contre la bêtise.

Éditions[modifier | modifier le code]