Patrimoine industriel

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À partir du XIXe siècle, l'industrialisation a façonné les paysages des pays de l'hémisphère nord. Le patrimoine industriel est dès lors devenu une composante indissociable de notre environnement.

Silos à ciment à Viry-Châtillon(94)

Durant ces deux derniers siècles, la révolution industrielle a extrait du charbon ou du fer, transformé le paysage avec des terrils. Elle a laissé dans son berceau, l'Europe du Nord et de l'Ouest, un patrimoine monumental, technique et culturel exceptionnel.

Les routes du patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Créée à l'initiative du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de l'Allemagne, l'association ERIH (European Route of Industrial Heritage, en français « Route européenne du patrimoine industriel ») a entrepris de relier, de coordonner et de promouvoir les vestiges, musées et sites remarquables du patrimoine industriel, avec le soutien financier de l'Union européenne[1].

Par pays[modifier | modifier le code]

Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patrimoine industriel du Québec.

Le retard en Belgique[modifier | modifier le code]

L'ancien charbonnage de bois du Cazier à Marcinelle

Ce n'est qu'à partir des années 1970 qu'on pense à étudier et conserver le patrimoine industriel. Et pourtant une vieille loi de 1931 sur la protection des monuments offrait toutes les possibilités de protéger légalement les vestiges industriels et techniques[2].

Préalablement à cela différentes innitiatives avaient vu le jour:

  • le fourneau du fourneau Saint-Michel (1771), l'un des unique vestige de la métallurgie forrestière, celle qui existait avant l'arrivée du coke, est classé grâce aux effort de René Evrard (1907-1963) en 1950[3],
  • En 1942, en pleine occupation, le « kleine molen » à Gistel (nl:Oostmolen (Gistel)) est classé. Pendant les années de guerre 57 moulins sont classés, plus que dans la période 1945-1975. En 1942 les vestiges du vieux moulin de l'Abbaye de Floreffe sont classés, etc[2].

La destruction de la maison du peuple de Victor Horta en 1965 malgré de vives protestations internationales, comme le montre par exemple une motion votée à l'unanimité au Congrès international des architectes, réuni à Venise en 1964, ne suscitera pas dans la population belge l'émoi qu'avait produit la destruction de la vieille Gare d'Euston à Londres en 1962.

Dès 1975 différents sites industriels sont classés, gares, distilleries de genièvre, stations de pompage, filatures, terrils, etc.

En 1978 est créée en Flandre la « Vlaamse Vereniging voor Industriële Archeologie vzw »[4], Association Flamande pour l'Archéologie Industrielle, en 1984, en Wallonie, l' « asbl Patrimoine Industriel Wallonie-Bruxelles »[5], tous deux chapeautés par The International Committee for the Conservation of the Industrial Heritage (en:TICCIH)[6]

Le retard de la France[modifier | modifier le code]

Entrepôts et transbordeur du port de Garachico, île de Tenerife, îles Canaries. Années 1930. Ce transbordeur permettait de charger les marchandises sans obliger les cargos à accoster cette côte déchiquetée. Il fut partiellement détruit par une tempête en 1951.

Si l'Angleterre a entrepris d'étudier et de rénover son patrimoine industriel dans les années 1940[7], la France n'a commencé à s'y intéresser qu'à la fin des années 1970 avec Maurice Daumas qui réalise en 1975 la première enquête sur « les bâtiments industriels aux XVIIIe et XIXe siècles av. J.-C. en France » et en 1978 avec la création du Comité d'information et de liaison pour l'archéologie, l'étude et la mise en valeur du patrimoine industriel[8]. Les régions industrielles les plus anciennes (Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, etc.), touchées en priorité par la désindustrialisation, ont pris conscience de l'attrait touristique des vestiges de leurs industries. La reconnaissance du patrimoine industriel comme champ d'étude a lieu en 1976 lors du colloque organisé au Creusot ayant pour thème « La conservation du Patrimoine Industriel dans les sociétés contemporaines »[9].

Dans la foulée de l’« année du patrimoine » en 1980, est créée en 1983 la « Cellule du patrimoine industriel » au sein de la Sous-direction chargée de l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France du ministère de la Culture[10]. L'Inventaire général met en œuvre, depuis 1986, un programme de repérage national du patrimoine industriel qui recense et étudie tous les lieux de production qu'ils soient en activité ou non. La complexité des différents services du ministère de la culture n’est sans doute pas étrangère au retard constaté dans l’inventaire systématique.

D’un côté, les conservations régionales de l’inventaire privilégient, pour des raisons de cohérence et d’efficacité, des « inventaires par cantons », mais elles ont tout de même réalisé des études thématiques telles – par exemple – les caves coopératives viticoles de Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais aussi des revues comme « Les images du patrimoine ». De l’autre, les conservations régionales des monuments historiques ont, elles, comme vocation de recenser les éléments patrimoniaux les plus représentatifs et de proposer aux collèges régionaux du patrimoine des sites de protection au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques.

Le regroupement, un temps effectif, des documentalistes recenseurs des conservations régionales des Monuments historiques avec les services régionaux de l’inventaire a certes été abandonné car il n’a pas donné les résultats escomptés, mais il a permis de renforcer, là ou ce n’était pas suffisamment le cas, la coordination et les actions communes des services.

Enfin l’intervention des services d’ethnologie doit également être soulignée à travers des actions parfois très opérationnelles, associant recherche, restauration et promotion touristique : Créer un « réseau de sites liés au patrimoine industriel » intégrant notamment la Taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne a été une initiative très originale de l'ethnologue de la Direction régionale des affaires culturelles de Franche-Comté ; les thèmes en étaient : forges, tuilerie, salines, fromagerie, distillation,etc. Jean-Louis Perrier (Le Monde du 20 août 1995) relevait que : « La logique, au début (en 1978), est celle de la préservation de monuments historiques. Il s'agit d'inventorier et d'étudier un territoire que quelques hauts fonctionnaires éclairés s'alarment de voir s'altérer ».

Contrairement à d'autres régions où le mouvement est issu de la volonté d'érudits locaux ou d'anciens ouvriers d'un site, nous étions ici dans une logique de pouvoirs publics, qui, rationnellement, définissent une politique du patrimoine industriel et s'appuient immédiatement sur l'université pour entreprendre un inventaire, commente le Directeur des musées, Philippe Mairot. On a confié par exemple à des étudiants un repérage de toutes les tuileries sur le terrain et dans les archives, et une fois que l'ensemble a été répertorié, on a pu dire : « il faut conserver celle-ci plutôt que telle autre ».

En prenant en main son patrimoine industriel, la Franche-Comté s'est engagée bien au-delà de la simple conservation de bâtiments et de machines. Elle a ouvert des voies originales de mise en valeur, qui replacent l'homme au cœur du site. Dix lieux, intégrant des entreprises en activité, ont été ainsi mis en réseau par les Musées des Techniques et Cultures Comtoises, apportant une dimension élargie à la notion de patrimoine industriel. Cette impression de complexité des structures administratives et services de recherches, due à la partition des missions des services, est toutefois corrigée dans la pratique car tous les services cités relèvent d’une seule structure : la direction régionale des affaires culturelles. De nombreuses initiatives peuvent déboucher sur une nouvelle vie du patrimoine industriel grâce au tourisme très friand du mode de vie des salariés de l’industrie minière, de la sidérurgie,… Même des films comme « Les grandes gueules » dont l’action se situe dans les scieries Vosgiennes dont certaines sont aujourd’hui modernisées dans le cadre des politiques sur fond de développement durable ont apporté leur lot de sensibilisation à ces vestiges industriels.

Les exemples d’intégration réussies ne manquent pas : l’action concertée de l’Association pour les Musées des Sciences de Strasbourg (AMUSS), des Amis du Vieux Strasbourg, des Services de l’État, du maître d’œuvre de l’opération - l'atelier Maechel - et du propriétaire des lieux ont permis l’intégration des Anciennes Glacières de Strasbourg dans le projet d’aménagement d’un hôtel de luxe au cœur de la Petite France, dans le quartier des Moulins, sur les canaux de l’Ill. Ce type d’action montre que la cohabitation est non seulement possible mais qu’elle contribue au développement économique d’un site commercial[11],[12].
. On a ainsi pu maintenir d’anciennes glacières, témoins du premier processus de fabrication industrielle de glace, à l'intérieur d'un luxueux hôtel de soixante-douze chambres disposées dans les étages et des équipements et services généraux au rez-de-chaussée. Ont été protégés au titre des monuments historiques : 3 turbines à pales, 2 grandes roues de transmission avec leurs courroies en cordes, l'axe principal souterrain, 4 manomètres, 2 alternateurs, 4 compresseurs avec leur volant, 4 condensateurs, 3 tableaux de commande électrique.

Les Journées du patrimoine 1997 portaient pour la première fois un éclairage spécifique sur le patrimoine industriel français : usines, fabriques, mines, fours à chaux, locomotives et voitures. Les habitants ont découvert à cette occasion l'extraordinaire diversité de ce patrimoine technique : paysages, bâtiments, machines, outillages, savoir-faire, mais aussi le fabuleux capital humain qu'il recouvre.

Cette prise de conscience reste cependant très partielle, cantonnée à certaines régions ou à certaines typologies de bâtiments (architectures métalliques ou de briques). De nombreux édifices restent négligés ou voués à la destruction, handicapés par une esthétique du béton ou par l'image négative du monde industriel dans la société française[13].

Distinguer le patrimoine industriel du patrimoine artisanal[modifier | modifier le code]

L’explosion, ces dernières années, du tourisme industriel prouve l’intérêt manifeste des Français pour leur patrimoine et pour le monde du travail, celui des entreprises. Les trois types de sites les plus visités par les Français se concentrent cependant sur les activités traditionnelles qui font une large part au patrimoine rural et artisanal.
La frontière entre patrimoine industriel et patrimoine ethnologique ne peut manquer, parfois, d’être indécise, mais on peut considérer que le patrimoine industriel illustre l’évolution des techniques.
D’autre part, les concepts de « mécanisme » et « d’outil » sont, ici, fondamentaux : un certain nombre de choix, arbitraires, ont dû être faits pour éviter de trop disséminer l'unité de ce travail. On retiendra, par exemple, les mécanismes d’horlogerie à l’exclusion des pendules, les armes à l’exception des armes blanches.

La protection du patrimoine industriel au titre des Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Destruction en avril 2007 d'une partie de la voie aérienne de l'aérotrain de l'ingénieur Jean Bertin.

La notion de monument peut-elle être appliquée au patrimoine industriel ? C’est la question que posait Pierre-Antoine Gatier aux Entretiens du patrimoine en novembre 1998 en indiquant qu' « Il s’agit là d’une interrogation portant sur la légitimité du service des monuments historiques à intervenir sur le patrimoine industriel, et sans doute sur les nouvelles formes patrimoniales identifiées par le mouvement actuel « d’extension de patrimoine » (patrimoine du XXe siècle, jardins…).
Cette intervention est légitime, car elle vaut reconnaissance du caractère public de cet héritage ; elle est également nécessaire, car le service des monuments historiques, à l’écoute de l’air du temps, doit confronter son expérience aux formes les plus hétérogènes du patrimoine. Au-delà du caractère technologique, c’est sans doute sa dimension humaine qui confère au patrimoine industriel sa forme propre.
L’héritage industriel est riche, parce qu’il intègre dans une chaîne patrimoniale un site, une architecture, des machines et des procédés, des productions… dont la cohérence doit être maintenue, lors de son intervention, par le service des monuments historiques. Mais est-ce possible lorsque l’usine « vivante », est naturellement soumise à une logique du progrès technologique, et du remplacement ?

Une chocolaterie et des sites miniers classés monuments historiques, des hauts-fourneaux éteints en cours de sauvetage, des fours à chaux préservés avec autant de soin que des châteaux forts, d’anciennes salines placées sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, ce sont quelques exemples de l’important effort de sauvetage du patrimoine industriel de la France mené avec succès ces dernières années »[14].

La question reste cependant posée de l'adéquation de la notion française de Monument historique avec le patrimoine industriel. Les rigidités du principe de conservation proné par les MH pour les monuments classés sont très éloignées des réalités du patrimoine industriel. L'industrie évolue et s'adapte en continu pour faire face aux nouveaux défis techniques et sociaux. Figer un édifice industriel dans un état idéal équivaut alors à nier ce principe.
Cette question reste débattue dans le milieu des Monuments Historiques. « Le choix du transfert dans un musée ou la conservation sur place touche à une problématique très compliquée où le sens des musées de plein air, les possibilités limitées de la conservation sur place, la nature des bâtiments et des opérations, les problèmes éthiques par rapport au patrimoine (muséification ou rénovation) et les méthodologies de la conservation sont en jeu ».[15] Un débat important mais dont la durée occulte malheureusement la disparition rapide d'éléments importants du patrimoine industriel.

Les secteurs du patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Extraction et Production[modifier | modifier le code]

  • Exploitations minières
  • Barrages et centrales hydroélectriques
  • Centrales thermiques
  • Centrales électro-nucléaires
  • Éoliennes et aérogénérateurs

Transformation et négoce[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Ports maritimes
  • Réseau fluvial
  • Aéroports
  • Réseau ferroviaire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux
  • Actes des rencontres patrimoine mondial – patrimoines industriels, Arc-et-Senans,‎ 20 septembre 2002
  • Actes des premières rencontres de Patrimoine et mémoires d’entreprises, Paris, Association des entreprises pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine technique et industriel,‎ novembre 2002
  • Jean-François Belhoste, chercheur chargé du patrimoine industriel à l’inventaire général de la Direction de l’architecture et du patrimoine, Patrimoine industriel et mémoire du travail, Section française de l’Icomos
    Bulletin de liaison n° 50-51 de décembre 2002, p. 9 à 12
  • L. Bergeron, G. Dorel-Ferre, Le patrimoine industriel – un nouveau territoire, Éditions Liris,‎ 1996
  • 30 ans de patrimoine industriel en France, Patrimoine industriel et territoire : enjeux et réalisations, Le Creusot-Montceau, Cilac 2004,‎ 23 au 26 septembre 2004
  • René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel - Protection, restauration, réglementation. Doctrines - Techniques - Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine,‎ septembre 1997, 1512 p. (ISBN 2-911200-00-4)
    Chapitre VI-3 La protection et la réappropriation du patrimoine, pp. 175 183; Notice Patrimoine industriel, scientifique et technique (PIST) protégé au titre des monuments historiques pp. 1010 à 1013
  • James Douet, (dir.), Industrial Heritage Re-tooled: The TICCIH guide to Industrial Heritage Conservation, (anglais), Lancaster, Carnegie. 2012
  • Virginie Kollmann et Michel Valière, Le Patrimoine industriel, Poitiers, ABCD et ARPE,‎ 1992
  • Virginie Kollmann et Michel Valière, Terre, feu, lumières et porcelaines : La Fabrique, Ville de Saint-Junien, AICARPA,‎ 1989
  • La conservation du patrimoine technique et industriel, Éditions du Centre historique minier,‎ 2002
    Actes du colloque organisé par le Centre historique minier de Lewarde du 6 au 8 mars 2002
  • Le patrimoine industriel en Europe, Icomos Suisse
    Actes du colloque de mai 1998
  • Le patrimoine industriel, Paris, Revue Monumental,‎ juin 1994
    n° 6
  • Perchet, La mise en valeur du patrimoine économique et industriel, Dossiers d’Experts, La Lettre du Cadre Territorial,‎ 1998
    pp. 61-66
  • Sophie Meullen et Audrey Guitard, Les corons de Wallers-Arenberg : la mémoire reprend ses droits, Revue Mémoire & Patrimoine,‎ 2002
    pp. 44 à 48
  • Tourisme d’entreprise : entre loisirs et technologie, Valeurs Mutualistes,‎ juillet 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) European Community Initiative INTERREG IIIB North-West Europe, ERIH II - European Route of Industrial Heritage, page consultée le 1er octobre 2010.
  2. a et b Adriaan Linters, Industria, Architecture industrielle en Belgique, Pierre Mardaga éditeur 1986
  3. Leuilliot Paul. René Evrard, Forges anciennes, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1958, vol. 13, n° 1, pp. 161-162. sur le site persee
  4. Vlaamse Vereniging voor Industriële Archeologie vzw sur vvia.be
  5. asbl Patrimoine Industriel Wallonie-Bruxelles sur patrimoineindustriel.be
  6. « International Comitee for the conservation of the industrial Heritage », TICCIH
  7. Dès 1939, le National Trust inclut dans ses actions de préservation le Quarry Bank Mill de Styal.
  8. Serge Bouffange, Pascale Moisdon-Pouvreau, Regards sur le patrimoine industriel de Poitou-Charentes et d'ailleurs, Geste,‎ 2008, p. 60
  9. Actes du Colloque Patrimoine industriel et Société Contemporaine : Le Creusot, 19-22 septembre 1976, Ecomusee,‎ 1979, 91 p.
  10. Denis Woronoff, « L'archéologie industrielle en France : un nouveau chantier », Histoire, économie et société, vol. 8, no 3,‎ 1989, p. 447
  11. « Notice no PA00085291 », base Mérimée, ministère français de la Culture Anciennes glacières. vanne ; glacière ; machine de production ; mécanisme, inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 03 janvier 1991
  12. Glacières : La mémoire conservée, Dernières Nouvelles d’Alsace n° 17 du 27 juillet 1990
  13. On constatera à ce sujet l'état de conservation déplorable des prototypes de l'aérotrain Bertin et du monorail Safège [1]
  14. Extrait de l’intervention de Pierre-Antoine Gatier, Architecte en chef des monuments historiques, aux Entretiens du patrimoine de novembre 1998
  15. Marc Laenen lors des Entretiens du patrimoine.