La Péruse

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir la Péruse, affluent de la Charente près de Ruffec (Charente)
La Péruse
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Chabanais
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Christian Faubert
2014-2020
Code postal 16270
Code commune 16259
Démographie
Gentilé Pérusots
Population
municipale
507 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 42″ N 0° 37′ 06″ E / 45.8783, 0.6183 ()45° 52′ 42″ Nord 0° 37′ 06″ Est / 45.8783, 0.6183 ()  
Altitude Min. 156 m – Max. 251 m
Superficie 8,52 km2
Localisation

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La Péruse

La Péruse (La Peirusa[1] en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La Péruse est une commune de la Charente limousine, située sur la route nationale 141 d'Angoulême à Limoges à l'est de Roumazières-Loubert et qui la traverse d'est en ouest.

Elle est à 44 km d'Angoulême, 50 km de Limoges, 4 km de Roumazières, 8 km de Chabanais, 16 km de Confolens[2].

La D 16, route de Montmoreau à Confolens par Montbron, Montembœuf et Manot, traverse la commune et le bourg du sud au nord et coupe la N 141.

La D 169 va vers le nord-ouest en direction de Loubert et Ambernac, la D 52 au sud-est en direction de Lésignac et la D 370 au nord-est en direction d'Exideuil[3].

La voie ferrée Angoulême-Limoges traverse le nord de la commune, mais n'offre aucun arrêt dans la commune et les gares les plus proches sont celles de Roumazières ou d'Exideuil.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte quelques hameaux significatifs, comme la Croix Rouge, carrefour de la D.16 et de la N.141, et le Pont Sigoulant, pont sur la Charente (fleuve) à l'ouest qui fait la limite avec Roumazières.

D'autres hameaux et fermes parsèment la commune : la Bellangerie, les Brigaudies, les Maisons Neuves, le Clos du Râteau, chez le Gros, le Temple, les Salices, les Vieilles Vignes, Pranzac, Tras le Bos, le Lindois, chez Valette, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Péruse
Manot
Roumazières-Loubert La Péruse Exideuil
Suris

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune se trouve dans le Massif central, comme toute cette partie orientale de la Charente qui s'appelle Charente limousine. La moitié sud de la commune et la vallée de la Charente à l'ouest sont occupées par du gneiss, et la moitié nord par le massif granitique de Chirac.

La crête de la commune, principalement au bourg, est recouverte d'une couche de sable argileux ocre à galets[4],[5], [6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est celui de la Charente limousine : assez élevé par rapport au reste du département, mais bas par rapport au reste du Massif central. La commune consiste principalement en une crête nord-sud assez haute séparant les bassins de la Charente et de la Vienne, d'altitude moyenne 230 m mais qui culmine au bourg à 245 m, aussi l'église élancée se voit-elle de loin. Le point culminant de la commune, 251 m, est sur cette crête au sud près de Pranzac et de chez Valette.

La Charente, assez petite, coule dans une vallée étroite et profonde à 180 m d'altitude à l'ouest, mais le point le plus bas de la commune, 156 m, est au nord-est de la commune versant Vienne en limite avec Exideuil (au sud de la D 370 et de Beauvent).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Péruse est sur la ligne de partage des eaux entre la Charente et la Vienne, bassin de la Loire.

Cette limite est orientée nord-sud et la Charente elle-même limite la commune à l'ouest. Le bourg est situé sur cette ligne de crête. Quelques minuscules affluents de la Charente ou de la Vienne descendent de cette crête, et on compte de nombreuses petites retenues d'eau favorisées par le sol imperméable.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département. Les températures et précipitations relèvent plus de la station météorologique de Limoges que celle de Cognac.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est peu boisé, environ 10 %, et est occupé surtout par du bocage, propice à l'élevage de la vache limousine.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Péruse était située sur une voie antique nord-sud, sans doute utilisée à l'époque romaine, qui allait de Périgueux à Poitiers vraisemblablement par Charroux et appelée ailleurs Chemin ferré. Cette voie, longeant la ligne de partage des eaux, passait par Videix (Saint-Gervais) et Suris au sud et passait par les landes au nord, à l'ouest de Manot, par la limite de canton[7].

La voie romaine d'Agrippa de Saintes à Lyon par Chassenon et Limoges frôle la commune au sud et passe près de Suris.

Jourdain V seigneur de Chabanais fonde le prieuré de La Péruse en 1056[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1989 en cours Christian Faubert DVD puis UDI Président CC Haute-Charente
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 507 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
530 501 488 554 540 601 645 673 660
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
611 578 557 591 624 618 605 553 548
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
604 643 461 466 435 436 441 427 515
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
465 462 562 501 514 481 466 507 507
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à La Péruse en 2007 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
7,8 
75 à 89 ans
9,7 
17,2 
60 à 74 ans
19,3 
23,4 
45 à 59 ans
21,7 
19,9 
30 à 44 ans
19,3 
16,1 
15 à 29 ans
16,3 
15,6 
0 à 14 ans
13,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Café-restaurant, le "bar des amis"

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre La Péruse, Saint-Quentin et Suris. La Péruse accueille l'école élémentaire et Suris l'école maternelle. L'école de La Péruse, Jean-Bastier, comporte une classe unique. Le secteur du collège est Chabanais[13].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre dont le clocher est visible de loin, est inscrite aux monuments historiques depuis 1980[14]. Son autel avec tabernacle en bois sculpté et peint datant du XIXe siècle est inscrit monument historique à titre objet depuis 1994[15].

L'église
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lemosin.net, « Toponymie occitane des communes de Charente limousine »,‎ 2010 (consulté le 16 avril 2012)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a et b Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Confolens », sur Infoterre,‎ 1983 (consulté le 5 novembre 2011)
  7. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 165
  8. Blason de la famille Chabanais, site de Jean-Marie Ouvrard
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Evolution et structure de la population à La Péruse en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 1er août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 1er août 2010)
  13. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 1er septembre 2012)
  14. « L'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Autel de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]