La Maison à vapeur

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La Maison à vapeur
Image illustrative de l'article La Maison à vapeur
Le Géant d'Acier

Auteur Jules Verne
Genre Roman historique et d'aventures
Pays d'origine France
Éditeur Pierre-Jules Hetzel
Collection Hetzel
Date de parution 1880
Dessinateur Léon Benett
Série Voyages extraordinaires
Chronologie
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La Maison à vapeur[1] est un roman historique et d'aventures de Jules Verne, paru en 1880.

Historique[modifier | modifier le code]

L'œuvre est publiée en feuilleton dans le Magasin d'Éducation et de Récréation du 1er décembre 1879 au 15 décembre 1880 et en librairie dès le 15 novembre 1880 chez Hetzel[2].

Résumé[modifier | modifier le code]

L'histoire se passe en Inde, peu de temps après la Révolte des Cipayes dont le souvenir est à l'origine de l'intrigue.

Le colonel en retraite Edward Munro vit à Calcutta dans le souvenir du bonheur perdu, sa jeune épouse Laurence ayant disparu lors des massacres perpétrés à Cawnpore par les troupes d'un chef indigène, implacable ennemi des Britanniques, Nana Sahib. Depuis cet épisode, on a perdu la trace de Nana Sahib, réfugié au Népal et dont la rumeur de la mort a circulé. En fait, il n'est pas mort et les autorités de Bombay ont même signalé sa présence : il travaille en fait à susciter une nouvelle révolte.

L'ami de Munro, l'ingénieur en chemins de fer Banks, lui propose de faire un voyage d'agrément dans l'Inde du nord dans un véhicule extraordinaire qu'il a conçu et construit pour le rajah de Bhoutan et qu'il a pu racheter à bas prix après la mort du commanditaire.

Il s'agit d'un gigantesque éléphant à vapeur tirant deux wagons de tout confort et qui roule sans avoir besoin de voie ferrée. Ce train est même amphibie. Munro donne son accord et ils partent, accompagnés en particulier de leurs amis, un invité français, Maucler, et le capitaine Hod, grand chasseur de tigres. En y incluant le personnel nécessaire, ce sont dix personnes qui font route vers les contreforts himalayens.

Après une première partie de voyage sans histoires, Steam House - c'est le nom donné au surprenant attelage - arrive à Allahabad et à Cawnpore où Munro, venu visiter les lieux de l'ancienne tragédie, apprend que Nana Sahib est recherché par les autorités. Cependant, ce dernier a été averti dès leur passage à Vârânasî du voyage entrepris par Munro et ses compagnons.

Il voue à celui-ci une haine féroce depuis que son amante, la Rani de Bhopal, a été tuée de la propre main de l'officier britannique. Il veut donc s'en venger et dépêche son fidèle homme de main, nommé Kalagani, en lui confiant la mission d'approcher Munro afin de lui livrer ce dernier.

Cependant, Steam House reprend sa route vers le nord et, parvenue dans une contrée favorable à la chasse au tigre, s'installe en campement pour plusieurs mois. Pendant ce séjour, ses occupants lieront connaissance avec un Hollandais négociant en fauves nommé Matthias van Guitt qui est là pour capturer les grands fauves qu'il vendra aux zoos et aux ménageries d'Europe. Parmi le personnel de van Guitt se trouve Kalagani qui est parvenu à se faire embaucher.

Kalagani acquiert la confiance du colonel Munro après lui avoir providentiellement sauvé la vie. Par ruse, il parvient même à ce que Matthias van Guitt et son personnel se joignent au train de Munro et de ses amis lorsque celui-ci, quittant le campement, redescend vers le sud où Munro est bien décidé à retrouver et punir Nana Sahib.

Liste des personnages[modifier | modifier le code]

  • Balao Rao, frère de Nana-Sahib, de deux ans son aîné, physiquement, il est son portrait, à tel point que, mort, on le prend pour le chef des Cipayes.
  • Banks, ingénieur britannique, 45 ans. Ayant construit un train routier tiré par une locomotive en forme d'éléphant, pour le rajah de Bhoutan, à la mort de celui-ci, il le rachète à moindre prix, avec l'accord du colonel Munro.
  • Black, chien du capitaine Hod.
  • Dandou-Pant, connu sous le pseudonyme de Nana Sahib. 42 ans. Prince héritier de Baji-Rao, Peïschwah de Pounah. Frère cadet de Balao Rao. La Rani, son épouse, a été tuée par Edward Munro. Lui-même ordonna le massacre de Cawnpore, où périt Lady Munro.
  • La Flamme Errante, alias Lady Laurence Munro, née Honlay. Épouse d'Edward Munro, et présumée morte à Cawnpore. Devenue folle, elle erre dans les monts Sautpourra.
  • Fox, anglais pur sang, brosseur du capitaine Hod, enragé chasseur comme lui.
  • Goûmi, ordonnance du colonel Munro. Indou âgé de 35 ans, Gourgkah de race.
  • Capitaine Hod, 30 ans environ, appartenant au 1er escadron de l'armée royale, mais "on l'eût pris pour un officier de l'armée native, tant il s'était indianisé pendant son séjour dans la péninsule".
  • Mrs. Honlay, mère de Laurence Munro.
  • Miss Jackson
  • Kâlagani, fidèle serviteur de Nana-Sahib, chasseur remarquable, il réussit à gagner la confiance du colonel Munro.
  • Kâlouth, chauffeur de "Steam-House". De cette classe d'Indous qui supportent les chaleurs des Indes comme la chaleur de leur chaudière.
  • Sergent Mac Neil, 45 ans, Écossais, ancien compagnon d'armes du colonel Munro, ayant pris sa retraite en même temps que son chef.
  • Maucler, sans profession, d'origine française, ami de Banks.
  • Colonel Edward Munro, 47 ans, appartenant à une vieille famille d'Écosse. Il compte, parmi ses ancêtres, le colonel Hector Munro, qui inventa la mort à la bouche du canon. Marié à Laurence Honlay, en 1855.
  • Mistress Orr
  • Monsieur Parazard, cuisinier noir, d'origine française. Il tient son métier comme une fonction de haute importance.
  • Phann, chien du capitaine Hod.
  • La Rani, redoutable reine, toute dévouée au nabab, tuée à Gwalior de la main d'Edward Munro.
  • Storr, mécanicien d'origine anglaise, âgé de 40 ans, ouvrier habile.
  • Mathias Van Guitt, 50 ans, fournisseur de ménageries, ancien professeur d'histoire naturelle au Muséum de Rotterdam, accompagnant ses phrases et ses gestes comme un «vieux comédien de province».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cornélis Helling. À propos d'un détail technique relatif au Géant d'Acier. Bulletin de la Société Jules Verne 6. Ancienne Série. 1937.
  • Charles-Noël Martin. Préface. Éditions Rencontre. Tome 29. Lausanne. 1968.
  • Michel Serres. Les Indes en feu. in "Jouvences sur Jules Verne". Éditions de Minuit. 1974.
  • Robert Pourvoyeur. Le Masaniello de "La Maison à vapeur". Bulletin de la Société Jules Verne 33/34. 1975.
  • Olivier Dumas. Quand Jules Verne voyageait dans "La Maison à vapeur". Bulletin de la Société Jules Verne 54. 1980.
  • Pierre Terrasse. Un centenaire: "La Maison à vapeur" ou de quelques coïncidences. Bulletin de la Société Jules Verne 54. 1980.
  • Pierre Morel. À propos de "La Maison à Vapeur". Encore Jean-François Conseil. Bulletin de la Société Jules Verne 62. 1982.
  • Henri Delgove. Remarques techniques sur "La Maison à vapeur" de Jules Verne. Bulletin de la Société Jules Verne 64. 1982.
  • Daniel Compère. Fenêtres latérales. Revue des Lettres modernes. Série Jules Verne 4: "Texte, image, spectacle". Minard. 1983.
  • Clarisse Herrenschmidt. La forêt d'acclimatation. Inde et imaginaire chez Jules Verne. in "L'Inde et l'imaginaire". Éditions de l'École des hautes Études en sciences sociales. Paris. 1988.
  • Michel Kotlarek. À propos du cinquantième tigre du capitaine Hod. in J.V. Amiens. no 21. 1992.
  • Frédéric Landy. L'Inde de Jules Verne: une lecture de "La Maison à vapeur". in "Géographie et cultures" no 15. Paris. L'Harmattan. Automne 1995.
  • Paolo Zanotti. Capriccio di Rajah - poesia d'ingegnere (Avventure dell'elefante Abu-Lubabah in un romanzo di Verne). in Strade ferrate. La tematica del treno e della ferovia nei testi di Jules Verne, Gabriele d'Annunzio, Gabriel Garcia Marquez e parecchi altri scrittori. Pise: Nistri Lischi. 1995.
  • Olivier Dumas. Quand le torchon brûle entre Verne et Hetzel. Bulletin de la Société Jules Verne 139. 2001.
  • Lionel Philipps. Déséquilibres dans "La Maison à vapeur". Bulletin de la Société Jules Verne 164. décembre 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sous-titré Voyage à travers l'Inde Septentrionale.
  2. Voir Piero Gondolo della Riva: Bibliographie analytique de toutes les œuvres de Jules Verne. Tome I. Société Jules-Verne. Paris. 1977.