Le Rayon vert

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Le Rayon vert (film, 1986)
Le Rayon vert
Image illustrative de l'article Le Rayon vert
Frontispice du roman par Léon Benett.

Auteur Jules Verne
Genre roman d'amour
Pays d'origine France
Éditeur Pierre-Jules Hetzel
Date de parution 1882
Dessinateur Léon Benett
Série Voyages extraordinaires
Chronologie
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Le Rayon vert est un roman sentimental de Jules Verne, publié en 1882.

Le récit est inspiré du phénomène optique éponyme : le « rayon vert ».

Historique[modifier | modifier le code]

Le roman paraît d'abord en feuilleton dans Le Temps du 17 mai au 23 juin 1882, avant d'être repris en volume le 24 juillet de la même année chez Hetzel[1], où elle est suivie de la nouvelle Dix heures en chasse.

Résumé[modifier | modifier le code]

Afin d'échapper à un mariage avec l'ennuyeux scientifique Aristobulus Ursiclos, Helena Campbell déclare à ses oncles Sib et Sam qu'elle ne se mariera qu'après avoir vu le Rayon vert qui, selon les légendes écossaises dont la jeune fille est friande, permettrait à ceux qui l'ont observé de voir clair en leur cœur ainsi qu'en celui des autres.

S'ensuit alors un voyage où les héros cherchent à voir ce rayon avec beaucoup de patience dans les parages de l'Écosse, pourtant peu favorables à son observation à cause des brumes.

Après de nombreuses vaines tentatives à cause de divers incidents causés par des nuages, des nuées d'oiseaux ou la voile d'un bateau, au loin, qui vient leur cacher le soleil, le phénomène se présente, mais chacun des deux personnages principaux est alors trop occupé à découvrir l'amour dans les yeux de l'autre pour faire attention à l'horizon.

Liste des personnages[modifier | modifier le code]

  • Miss Helena Campbell
  • Élisabeth, aussi appelée Dame Bess
  • Maître Mac-Fyne
  • Samuel Melvill, aussi appelé Sam Melvill
  • Sébastian Melvill, aussi appelé Sib Melvill
  • Patrick Oldimer
  • Capitaine John Olduck
  • Partridge
  • Olivier Sinclair
  • Aristobulus Ursiclos

Présentation et description des personnages[modifier | modifier le code]

Sam et Sib Melvill

« Pour esquisser en quelques traits ces prototypes de l’honneur, de la bonté, du dévouement, il suffit de rappeler que leur existence tout entière avait été consacrée à leur nièce. Ils étaient frères de sa mère qui, demeurée veuve après un an de mariage, fut bientôt emportée par une maladie foudroyante. Sam et Sib Melvill restèrent donc seuls, en ce monde, gardiens de la petite orpheline. Unis dans la même tendresse, ils ne vécurent, ne pensèrent, ne rêvèrent plus que pour elle. Pour elle ils étaient restés célibataires, d'ailleurs sans regret, étant de ces bons êtres, qui n'ont d'autre rôle à jouer ici-bas que celui de tuteur. (…) Sam et Sib Melvill, alliés par le mariage de leur sœur à une branche collatérale de l’ancienne famille des Campbell, ne s'étaient jamais quittés. La même éducation les avait faits semblables au moral. Ils avaient reçu ensemble la même instruction dans le même collège et dans la même classe. Comme ils émettaient généralement les mêmes idées sur toutes choses, en termes identiques, l'un pouvait toujours achever la phrase de l'autre, avec les mêmes expressions soulignées des mêmes gestes. En somme, ces deux êtres n'en faisaient qu'un, bien qu'il y eût quelque différence dans leur constitution physique. En effet, Sam était un peu plus grand que Sib, Sib, un peu plus gros que Sam : mais ils auraient pu échanger leurs cheveux gris, sans altérer le caractère de leur honnête figure, où se retrouvait empreinte toute la noblesse des descendants du clan de Melvill. (…) »

— Présentation des deux frères au chapitre Ier

Helena Campbell
Olivier Sinclair

« Olivier Sinclair était un « joli homme », pour employer l'expression jadis usitée en Écosse à l'égard des garçons braves, prompts et alertes : mais, si cette expression lui convenait au moral, il faut avouer qu'elle ne lui convenait pas moins au physique. Dernier rejeton d'une honorable famille d'Édimbourg, ce jeune Athénien de l'Athènes du Nord était le fils d'un ancien conseiller de cette capitale du MidLothian. Sans père ni mère, élevé par son oncle, l'un des quatre baillis de l’administration municipale, il avait fait de bonnes études à l'Université ; puis, à l'âge de vingt ans, un peu de fortune lui assurant au moins l'indépendance, curieux de voir le monde, il visita les principaux États de l'Europe, l'Inde, l'Amérique, et la célèbre Revue d'Edimbourg ne refusa pas, en quelques occasions, de publier ses notes de voyages. Peintre distingué, qui aurait pu vendre ses œuvres à haut prix s'il l'eût voulu, poète à ses heures — et qui ne le serait à un âge où toute l'existence vous sourit ? — cœur chaud, nature artiste, il était pour plaire et plaisait sans pose ni fatuité. (…) »

— Deux premiers paragraphes du chapitre XI

Aristobulus Ursiclos

Base scientifique[modifier | modifier le code]

L'existence de ce phénomène de rayon vert (lueur de couleur émeraude lorsque le soleil disparaît juste sur la mer) est attestée par plusieurs témoignages, mais ne se produit que dans des conditions de température et d'hygrométrie déterminées, ce qui en rend fort rare l'observation en pratique.

Rapports avec les autres romans de l'auteur[modifier | modifier le code]

Le rayon vert est mentionné dans au moins deux autres romans de Jules Verne : Les Indes noires et Le Phare du bout du monde.

Entorse aux habitudes de l'auteur français, l'héroïne ne prône pas la science, mais s'y oppose : elle déteste le scientifique Aristobulus Ursiclos et tout ce qu'il représente, et ne jure que par les légendes de son pays : « On les voit (les lutins) apparaître dans toutes les hautes terres d'Écosse, se glissant le long des glens abandonnée, s'élevant au fond des ravins, voltigeant à la surface des lacs, s'ébattant dans les eaux paisibles de nos Hébrides, se jouant au milieu des tempêtes que leur jette l'hiver boréal. », dit-elle au chapitre 15.

Cette opposition à la science est également présente dans le personnage d'Olivier Sinclair, artiste rêveur, qui contraste totalement avec Aristobulus Ursiclos.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Piero Gondolo della Riva. Bibliographie analytique de toutes les œuvres de Jules Verne. Société Jules Verne. 1977

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Pourvoyeur. Une autre lecture du Rayon vert. Bulletin de la Société Jules-Verne 93. 1er trimestre 1990.
  • Olivier Dumas. À la poursuite du Rayon vert. Bulletin de la Société Jules Verne 93. 1er trimestre 1990.
  • Christian Porcq. Helena Campbell et ses filles, ou les rayons du Rayon vert. Bulletin de la Société Jules Verne 93. 1er trimestre 1990.
  • Philippe Amaudru. Notes de lecture à propos du Rayon vert. Bulletin de la Société Jules Verne 149. 1er trimestre 2004.
  • Ronaldo de Freitas Mourao. Le Rayon Vert : le roman comme agent stimulateur de l'observation scientifique. Revue Jules Verne 19/20, 2005, p. 216-224.

Liens externes[modifier | modifier le code]