Nânâ Sâhib

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Nânâ Sâhib - de son vrai nom Dhundu Pant - (vers 1820 - ?) est un des chefs de la révolte des Cipayes.

Nânâ Sâhib est le râja de Bithor, un micro État princier près de Kânpur, mais il est aussi le fils adoptif du dernier peshwâ, le premier ministre héréditaire des Marathes. Sa demande de reconnaissance, en 1853, comme peshwâ, suivant la coutume indienne de transmission, est refusée, ainsi que la pension associée, suivant la doctrine du lapse. Il fait appel de cette mesure à la Court of Directors de la Compagnie anglaise des Indes orientales à Leadenhall Street à Londres et envoie même son agent Azimulla pour plaider sa cause en Angleterre, mais sans succès.

Pendant les années qui suivent, Nânâ Sâhib semble avoir fait le deuil de son poste de peshwâ et il fréquente et distrait les fonctionnaires britanniques, civils et militaires, à Kânpur, et n'a aucunement, semble-t-il, l'intention de fomenter une révolte. Lorsque celle-ci éclate à Kânpur, le 4 juin 1857, il envoie ses troupes en soutien aux Britanniques, mais celles-ci se joignent aux rebelles et Nânâ Sâhib est quasiment forcé par les mutins, sous la menace, de prendre leur tête. Ses hommes massacrent la garnison et la colonie britanniques, mais rien ne prouve qu'il ait été le commanditaire de ces exactions, son rôle dans la révolte ayant été largement exagéré par des écrivains populaires et même par certains historiens.

Suite à l'écrasement de la rébellion, il s'enfuit au Népal où l'on perd sa trace et on ignore tout des circonstances et du lieu de son décès.

Nânâ Sâhib est le héros d'un drame de Jean Richepin. L'auteur y joua le premier rôle, en 1883, avec Sarah Bernhardt.

Il est aussi évoqué dans le roman de Jules Verne, « La Maison à vapeur. Voyage à travers l'Inde septentrionale »