Al-Kharga

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Al-Kharga
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Image illustrative de l'article Al-Kharga
Administration
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Gouvernorat Nouvelle-Vallée
Démographie
Population 100 000 hab.
Géographie
Coordonnées 25° 26′ 18″ N 30° 33′ 30″ E / 25.4383, 30.5583 ()25° 26′ 18″ Nord 30° 33′ 30″ Est / 25.4383, 30.5583 ()  
Localisation

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Al-Kharga

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L'oasis d'al-Kharga est la plus au sud des cinq grandes oasis du Désert occidental, en Égypte. Située à environ 200 km de la vallée du Nil, elle s'étend sur 150 km mais sa largeur ne dépasse pas 30 km. Cette riche oasis comporte plusieurs sources et puits d'eau naturelle dont la température, qui atteint 43 °C, est réputée comme particulièrement efficace pour le traitement des rhumatismes et des allergies.

Les Égyptiens ont occupé les oasis dès l'Ancien Empire, mais ce sont des époques perse, puis ptolémaïque et romaine que datent la plupart des vestiges antiques découverts à ce jour, en particulier le temple d'Hibis, édifié en grande partie sous Darius Ier.

Carte des principales oasis d’Égypte.

Le dieu principal de Kharga est Amon, désigné sous un nom local, Amenèbis, « Amon d'Hibis », et représenté en compagnie de son épouse, la déesse Mout et du dieu Khonsou.

Au début du XIXe siècle, suite à l'expédition d'Égypte, les voyageurs commencent à aller dans le Désert occidental, d'abord Frédéric Cailliaud puis Bernardino Drovetti, suivis de nombreux autres.

L'exploration archéologique de l'oasis commence réellement en 1976, avec Serge Sauneron, directeur de l'Institut français d'archéologie orientale (IFAO), mais auparavant Ahmed Fakhry avait dressé une liste des sites antiques :

  • la forteresse de Ghoueita abritant un temple ptolémaïque bien préservé ;
  • Qasr el-Zayyan de l'époque romaine ;
  • le temple forteresse de Nadoura ;
  • la nécropole de Douch ;
  • la nécropole chrétienne d'al-Bagawat des Ve ‑ VIIe siècles et ses nombreuses chapelles en brique crue ;
  • le temple d'Hibis.

La nécropole chrétienne d'al-Bagawat comporte 263 tombes en brique crue, dont certaines décorées de peintures murales d'inspiration biblique.

Nécropole chrétienne d'al-Bagawat

Depuis 1981, l'équipe dirigée par Françoise Dunand travaille sur des nécropoles de l'époque gréco-romaine de l'oasis :

  • 1981-1993 : nécropole de Douch ;
  • 1994-1997 : nécropole d'Aïn el-Labakha ;
  • 1998- : nécropole d'el-Deir.

Des archéologues français ont découvert que des tombes de la période ptolémaïque ont été réutilisées comme nécropole de plusieurs centaines de chiens sacrés momifiés, ce qui impliquerait la présence d'un temple consacré à un dieu comme Anubis ou Oupouaout[1].

Il y a à Al-Kharga un musée archéologique.

Architecture[modifier | modifier le code]

Hassan Fathy a conçu et fait construire le nouveau village de Bâriz près d'Al-Kharga à partir de 1965. Ses constructions suivent un modèle traditionnel arabe[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Dunand, Bahgat Ahmed Ibrahim et Magdi Hussein, Le matériel archéologique et les restes humains de la nécropole d'Aïn el-Labakha (oasis de Kharga), Cybèle,‎ 2008 (ISBN 9782915840070)
    Édition illustrée
  • (de) Joachim Willeitner, Die ägyptischen Oasen, Zabern, coll. « Zaberns Bildbände zur Archäologie Sonderbände der Antiken Welt »,‎ 2003 (ISBN 9783805329156)

Liens externes[modifier | modifier le code]