Pithôm

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Pithôm
Ville d'Égypte antique
Noms
Nom égyptien ancien Per-Atoum (pr-Tm(w))
Nom grec Heroon-polis
Nom actuel Tell er-Retabeh
Administration
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Région Basse-Égypte
Nome 8e : Nome du Harpon à cordes-côté oriental (wˁ-m-ḥww-gs-jȝbtj)
Géographie
Coordonnées 30° 33′ 00″ N 32° 07′ 00″ E / 30.55, 32.116667 ()30° 33′ 00″ Nord 32° 07′ 00″ Est / 30.55, 32.116667 ()  
Localisation

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Pithôm

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Pithôm

Tjekou ou Per-Atoum, en hébreu Pithôm de l'égyptien pr-'itm -la maison du dieu Atoum-, en grec Heroon-polis, aujourd'hui Tell er-Retabeh dans l'oued Tumilat, était la capitale du huitième nome de Basse-Égypte.

C'est grâce à des stèles et des temples dédiés à Atoum qu'Henri Édouard Naville a identifié au XIXe siècle Tell el-Mashkuteh (« la butte des idoles »), comme étant Pithôm, une des deux cités pharaoniques dans lesquelles les Hébreux furent, selon l'Exode, obligés de fabriquer des briques.

De plus récentes découvertes identifient plutôt ce site comme étant Tjekou, capitale du huitième nome de Basse-Égypte, une étape sur la route commerciale reliant les lacs Amers et l'isthme de Suez à la ville de Péluse, sur la pointe est du delta du Nil. Bien que conventionnellement admise, la localisation de Pithôm à Tell el-Maskhouta ne fait pas l'unanimité.

Quoi qu'il en soit, de nombreux vestiges de l'époque ramesside ont été découverts à Tell el-Maskhouta. En 1883, Naville a dégagé une enceinte en brique de 210 m de côté ainsi que les restes d'un temple. Les fouilles menées sur le site révélèrent la présence de nombreux monuments au nom de Ramsès II. Des statues, des stèles et des sphinx datant du règne de ce grand pharaon ont été mis au jour notamment par un agent de Ferdinand de Lesseps (ils sont aujourd'hui exposés au jardin des Stèles à Ismaïlia). Des traces d'occupation plus anciennes ont été également retrouvées sur place. En 1860, Auguste Mariette y a notamment exhumé l'inscription d'un certain Ouni, personnage officiel sous le règne de Mérenrê (VIe dynastie), chargé de protéger cette région frontalière des incursions des « habitants des sables ».

Liens externes[modifier | modifier le code]