Jorge Edwards

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jorge Edwards

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Edwards à Moscou, Institut Cervantes, 11 octobre 2012.

Nom de naissance Jorge Edwards Valdés
Activités Écrivain, critique littéraire, journaliste, diplomate
Naissance 29 juin 1931 (83 ans)
Santiago
Drapeau du Chili Chili
Langue d'écriture Castillan
Genres Roman, conte
Distinctions Prix Cervantes 1999

Jorge Edwards Valdés (né le 29 juin 1931 à Santiago) est un écrivain, critique littéraire, journaliste et diplomate chilien. Il a obtenu le prix Cervantes pour l’ensemble de son œuvre en 1999 et le Prix national de littérature en 1994. Il est considéré comme l'un des plus importants écrivains de langue espagnole vivants.

Fils de Sergio Edwards Irarrázaval et de Carmen Valdés Lira il a fait ses études chez les jésuites, au collège San Ignacio où il a publié ses premiers textes et poèmes.

Il a fait des études de droit à l’Université du Chili, puis un master en sciences politiques à l’Université de Princeton (États-Unis). Son premier recueil de nouvelles (El patio) date de 1952. Il débute sa carrière diplomatique en 1954 à l’Ambassade du Chili à Paris où il occupe le poste de Premier secrétaire. À son retour au Chili en 1967, il est nommé Chef de département de l’Europe orientale au ministère des Affaires étrangères.

Au cours de sa première mission diplomatique dans la capitale française, il rencontre et noue des rapports étroits avec Mario Vargas Llosa, Gabriel García Márquez et Julio Cortazar, parmi d’autres. Son nom est lié à ce qu’on a appelé alors le boom latino-américain.

Dans sa littérature, il rompt très vite avec les thèmes habituels de la narrative chilienne et centre son œuvre sur les milieux bourgeois et urbains. Au Chili, on le considère comme faisant partie de la Génération des années 1950.

En 1971, le gouvernement d’Allende l’envoie comme ambassadeur à Cuba, poste qu’il n’occupe que très peu de temps, à cause de ses divergences avec Fidel Castro. Au bout de trois mois seulement, il est déclaré persona non grata par le gouvernement cubain qui exige son départ de l’île. Il raconte cette expérience dans Persona non grata (1973), livre qui lui a valu une renommée mondiale. Il y fait une critique sobre mais corrosive du pouvoir cubain et de ses dérives totalitaires. Proche de la gauche jusqu’alors, Edwards a été durement critiqué par ses anciens amis qui ne lui ont pas pardonné cet écart avec l’orthodoxie révolutionnaire.

À son retour de Cuba, Pablo Neruda l’appelle auprès de lui à l’Ambassade du Chili à Paris où il occupe à nouveau le poste de Premier secrétaire. Après le coup d’État de Pinochet en 1973, Edwards se voit forcé de quitter la carrière diplomatique et doit s’exiler en Espagne, à Barcelone, où il travaillera aux éditions Seix Barral jusqu’à son retour au Chili en 1978. C'est en Espagne qu'il écrira l'un de ses livres que beaucoup considèrent comme son chef-d'œuvre Los convidados de piedra.

Dans son pays, il a été l’un des fondateurs et plus tard le président de la Commission de Défense de Liberté d’Expression. Après le retour à la démocratie, le président Eduardo Frei Ruiz-Tagle l’a nommé ambassadeur du Chili auprès de l’Unesco (1994-96).

En 2010, il est nommé Ambassadeur à Paris par Sebastian Piñera, candidat qu’il a soutenu lors de la campagne présidentielle.

Le 12 mars de la même année, le Conseil de ministres d’Espagne lui accorde la nationalité espagnole.

Jorge Edwards est membre de l’Académie Chilienne de la Langue et exerce une importante activité journalistique. Il publie régulièrement des articles dans les journaux La Nación de Buenos Aires, El País, Le Monde, le Corriere della Sera. Il tient également une chronique d’opinion tous les vendredis dans le journal La Segunda au Chili.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages traduits en français[modifier | modifier le code]

Le poids de la nuit, Albin Michel, (1998)

Le musée de cire, Albin Michel, (2000)

Persona non grata, Plon (1976)

L’origine du monde, Les Allusifs, (2002)

Le bon à rien de la famille, Le Serpent à Plumes, (2007)

Romans[modifier | modifier le code]

El peso de la noche (1965)

Persona non grata (1973)

Los convidados de piedra (1978)

El museo de cera (1981)

La mujer imaginaria (1985)

El anfitrión (1988)

El origen del mundo (1996)

El sueño de la historia (2000)

El inútil de la familia (2004)

La casa de Dostoievsky (2008)

La muerte de Montaigne (2011)

Nouvelles[modifier | modifier le code]

El patio (1952)

Las máscaras (1967)

Temas y variaciones (1969)

Recueils d’articles

El whisky de los poetas (1997)

Diálogos en un tejado (2003)

Divers[modifier | modifier le code]

Desde la cola del dragón (1977)

Adiós poeta (1990), une biographie très personnelle de Pablo Neruda.

Machado de Assis (2002)

Los círculos morados (ouvrage en préparation). Il s'agit de ses mémoires