Juan Carlos Onetti

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Juan Carlos Onetti (né le à Montevideo - décédé le à Madrid) était un écrivain uruguayen, célèbre, entre autres, pour ses romans Ramasse-Vioques (1964) et Le Chantier (1961). Il s'exila en Espagne après avoir été incarcéré, pour sa participation à un jury, par la dictature uruguayenne.

Vie[modifier | modifier le code]

Juan Carlos Onetti est le fils de Carlos Onetti et Honoria Borges, avec un frère aîné Raúl et une sœur cadette Raquel. Il s'établit en 1930 avec son épouse d'alors, María Amalia Onetti, à Buenos Aires, où ils survivent de petits travaux sur l'eau, et où naît leur fils Jorge en 1931. En 1934 il retourne à Montevideo. À partir de 1939, Onetti vit de journalisme, puis de littérature. Jusqu'en 1941, il est secrétaire de rédaction à la revue hebdomadaire Marcha, dans laquelle il impose une nouvelle orientation de la littérature sud-américaine. Son premier ouvrage, La bataille (1939), contenant de sérieuses attaques contre William Faulkner et l'existentialisme, est considéré comme le premier roman moderne d'Amérique du Sud.

De 1941 à 1955, il vit à nouveau à Buenos Aires. En 1950, paraît La vida breve, première partie du cycle Santa Maria (sur la ville fictive de Santa María). En 1951, sa troisième épouse lui donne une fille, Isabel María. En 1962, il remporte le Premio Nacional de Literatura d'Uruguay. Le 16 novembre 1980, il reçoit le Prix Cervantes, la plus haute reconnaissance littéraire du monde hispanophone. Puis, en 1985, le Gran Premio Nacional de Literatura d'Uruguay, et le 15 novembre 1990 le Premio de la Unión Latina de Literatura.

Onetti dirige à partir de 1957 la bibliothèque municipale de Montevideo. Il est surveillé par la police uruguayenne à partir de 1964[1]. En 1974, pendant la dictature militaire de Bordaberry, il est condamné à la prison (Colonia Etchepare), pour avoir participé à un jury organisé par l'hebdomadaire Marcha ayant décoré une nouvelle, El guardaespaldas (Le garde du corps) de Nelson Marras, critique envers la junte (il n'était d'ailleurs pas d'accord avec ce prix) [1]. Après sa libération, six mois plus tard, en 1975, il s'exile à Madrid, où il gagne sa vie comme serveur, portier, et vendeur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • El pozo, (Le puits), 1939, Christian Bourgois, Paris, 1985, trad. Louis Jolicœur,
  • Tierra de nadie, (Terre de personne), 1941, ibid., 1989, trad. D. Laboutis,
  • Para esta noche, (Une nuit de chien), 1943, ibid., 1987, trad. Louis Jolicœur,
  • Un Sueño Realizado, 1943,
  • La vida breve, (La vie brève), 1950, (Cycle Santa María), Stock, Paris, 1971, trad. Alice Gascar (nouv. éd., Gallimard, Paris, 1987, trad. Claude Couffon et Alice Gascar)
  • Los adioses, (Les adieux), 1954, Christian Bourgois, 1985, trad. Louis Jolicœur
  • Para una tumba sin nombre, (Les Bas-Fonds du rêve), 1959, Gallimard, 1981, trad. Laure Guille-Bataillon, Abel Gerschenfeld et Claude Couffon
  • Tan triste como ella y otros cuentos, , (Les Bas-Fonds du rêve), 1959, Gallimard, 1981, trad. Laure Guille-Bataillon, Abel Gerschenfeld et Claude Couffon
  • La cara de la desgracia, 1960,
  • El astillero, (Le chantier), 1961, (Cycle Santa María), Stock, 1967, trad. Laure Guille-Bataillon (nouv. éd. revue et corrigée, Gallimard, 1984)
  • El infierno tan temido y otros cuentos, 1962,
  • Juntacadáveres, (Ramasse-Vioques), 1964, (Cycle Santa María), Gallimard, 1986, trad. Albert Bensoussan
  • La muerte y la niña, 1973,
  • Tiempo de abrazar, 1974,
  • Dejemos hablar al viento, (Laissons parler le vent), 1979, Gallimard, 1997, trad. C. Couffon,
  • Presencia y otros relatos, 1986, (Demain sera un autre jour), Le Serpent à Plumes, 1994, trad. André Gabastou (nouv. éd. augmentée, Motifs, 2002)
  • La Novia robada, (La fiancée volée), 1986, Gallimard, 1987, trad. Albert Bensoussan
  • Cuando entonces, (C'est alors que), 1987, Gallimard, 1989, trad. Albert Bensoussan
  • Cuando ya no importe, (Quand plus rien n'aura d'importance), 1993, trad. A. Gabastou, Christian Bourgois, 1994.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Una investigación documenta el control de la sociedad en la dictadura uruguaya, Soitu (avec EFE), 31 mars 2009. À propos de l'étude récente Investigación histórica sobre la dictadura y el terrorismo de Estado en el Uruguay (1973-1985) (dir. Álvaro Rico)

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