Ana María Matute

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Ana María Matute

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Ana María Matute

Activités écrivain
Naissance 26 juillet 1925
Barcelone, Drapeau : Royaume d'Espagne Espagne
Décès 25 juin 2014 (à 88 ans)
Barcelone
Langue d'écriture Castillan
Mouvement Génération de 50
Genres Conte, roman
Distinctions Prix Planeta (1954)
Prix national de Narration (1959)
Prix national de Littérature infantile et juvénile (1984)
Prix national des Lettres espagnoles (2007)
Prix Cervantes (2010)

Œuvres principales

Los hijos muertos

Ana María Matute, née le 26 juillet 1925 à Barcelone, où elle meurt le 25 juin 2014 (à 88 ans)[1], est un écrivain espagnol appartenant à la Génération de 50.

Elle a reçu de nombreux prix, dont le Prix national des Lettres espagnoles en 2007)[2] et le Prix Cervantes en 2010[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la deuxième des cinq enfants d'une famille de la petite bourgeoisie catalane, conservatrice et religieuse. Sa mère était hispanophone et son père catalanophone, propriétaire d'une usine de parapluies. Née à Barcelone, elle y passe une enfance marquée par la Guerre civile espagnole, ce qui se reflétera dans son œuvre littéraire, centrée sur « les petits garçons étonnés » qui observent malgré eux et cherchent à comprendre la déraison qui les entoure.

Elle commence une carrière littéraire précoce et prolifique avec Los Abel en 1948, finaliste du Prix Nadal. Bien qu'elle ne parle pas de la situation terrible des campesinos espagnols, elle n'est pas censurée parce qu'elle ne met pas en cause Franco. Après son divorce, la législation espagnole de l'époque ne lui permet pas de voir Juan Pablo, son fils.

Elle occupe le siège K de l'Académie royale espagnole, dont elle est l'un des six membres féminins de 1996 à sa mort en 2014. De plus, elle est la troisième femme à avoir reçu le Prix Cervantes (2010). Elle est une des voix les plus personnelles et isolées de la littérature espagnole.

Romans[modifier | modifier le code]

Petits récits et contes pour enfants[modifier | modifier le code]

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • Paradis inhabité [« Paraíso inhabitado »], Paris, Éditions Phébus, coll. « Littérature étrangère »,‎ 2011 (ISBN 978-2752904904)
  • La tour de guet [« La torre vigía »], Paris, Éditions Phébus, coll. « Libretto »,‎ 2011 (ISBN 978-2752904980)
  • Le Temps [« El Tiempo »], Paris, trad. de Jean-Francis Reille, Éditions Gallimard, coll. « L'Imaginaire »,‎ 2009, 200 p. (ISBN 978-2070124428)
  • Les Enfants idiots [« Los niños tontos »], Paris, ill. de Javier Olivares, trad. de François Maspero, Éditions Sarbacane,‎ 2004, 112 p. (ISBN 978-2848650326)
  • Le passager clandestin [« El Polizóndel Ulises »], Paris, ill. Évelyne Noviant, trad. Madeleine Gilard, Éditions Messidor La Farandole, coll. « Accents »,‎ 1994, 135 p. (ISBN 978-2209068562)
  • Marionnettes, Paris, trad. de Maurice-Edgar Coindreau, Éditions Gallimard, coll. « L'Étrangère »,‎ 1992, 237 p. (ISBN 978-2070726035)
  • La trappe [« La trampa »], Paris, trad. de Michelle Lévi-Provençal, Éditions Stock,‎ 1972, 224 p. (notice BnF no FRBNF35423906)
  • Nin, Paulina et les lumières de la montagne [« Paulina, el mundo y las estrellas »], Paris, trad. de Anne Sablié, ill. de Patrice Harispe, Éditions Fernand Nathan, coll. « Bibliothèque internationale »,‎ 1971, 192 p. (notice BnF no FRBNF35141893)
  • Les Soldats pleurent la nuit [« Los Soldados lloran de noche »], Paris, trad. d'Antoinette Block, Éditions Stock,‎ 1964, 189 p. (notice BnF no FRBNF33093937)
  • Le Criquet d'or, Bruxelles, Belgique, trad. Antoinette Bloch et Marcelle Vérité, images de Colette Fovel, Éditions Casterman,‎ 1963, 62 p. (notice BnF no FRBNF33093936)
  • Plaignez les loups [« Los Hijos muertos »], Paris, trad. d'Antoinette Bloch, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier »,‎ 1963, 437 p. (notice BnF no FRBNF33093926)
  • Fête au Nord-Ouest [« Fiesta al noroeste »], Paris, trad. d'Elena de La Souchère, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier »,‎ 1961, 173 p. (notice BnF no FRBNF33093925)
  • Les Brûlures du matin, Paris, trad. d'Antoinette Block, Éditions Stock,‎ 1960, 255 p. (notice BnF no FRBNF33093935)

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article de la revue ABC.es en ligne
  2. (es) « Ana María Matute gana el Premio Nacional de Las Letras Españolas », sur elpais.com,‎ 2007 (consulté le 19 septembre 2013)
  3. (es) « Ana María Matute, Premio Cervantes 2010 », sur clarin.com,‎ 2010 (consulté le 19 septembre 2013)
  4. (es) « Palmarès du Prix Ojo Crítico Especial », sur rtve.es,‎ 2013 (consulté le 13 juin 2014)
  5. (es) Juan Angel Juristo, « Ana María Matute, Premio Cervantes 2010 », sur abc.es,‎ 2010 (consulté le 13 juin 2014)
  6. (es) Eva Larrauri, « El premio de los libreros », sur elpais.com,‎ 2011 (consulté le 13 juin 2014)
  7. (es) « Palmarès Premios Ones Mediterrania 2012 », sur mare-terra.org,‎ 2012 (consulté le 13 juin 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]