María Zambrano

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María Zambrano Alarcón (Vélez-Málaga, 22 avril 1904Madrid, 6 février 1991) est une philosophe et essayiste espagnole.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

María Zambrano est née le 22 avril 1904 à Velez-Málaga. Sa mère, Araceli Delgado, est institutrice ; son père, Blas José Zambrano, est un penseur et un pédagogue (d'une certaine renommée, proche du mouvement socialiste ouvrier, un des fondateurs de l'Université populaire de Ségovie et ami inséparable d'Antonio Machado). Elle étudia, à l'Université centrale de Madrid, sous l'influence de José Ortega y Gasset. Elle devint professeur auxiliaire de la chaire de métaphysique, disciple et assistante d'Ortega y Gasset. Elle épousa en septembre 1936 l'historien Alfonso Rodriguez Aldave, dont elle se sépara en 1948. Sa participation dans la Guerre d'Espagne (juillet 1936 - avril 1939) la força à s'exiler pendant le régime de Francisco Franco, et elle passa des périodes à Paris, New York, La Habana, Genève, Rome et au Mexique. Elle vécut en exil 46 ans, de 1939 à 1984[1]. Elle fut professeur de philosophie à l'université San Nicolas de Hidalgo de Morelia, à Michoacán, au Mexique, puis à l'université Rio Pedras au Porto Rico. En 1946, elle s'installa à Paris. Elle retourna à la Havane en 1949. Elle séjourna dix ans à Rome. Elle passa les dernières années d'exil près de Genève, à La Pièce, puis à Ferney-Voltaire. Elle retourna définitivement en Espagne en 1984.

Elle obtient le prix Prince des Asturies en 1981 et le prix Cervantes en 1988. Elle est décédée le 6 février 1991 à Madrid.

Philosophie[modifier | modifier le code]

Elle fut une vibrante républicaine espagnole. Elle a su allier philosophie et poésie.

Selon Chantal Maillard, "la pensée de Zambrano est à la fois métaphysique, psychologique et éthique.... La raison poétique est aurore avant même les formes poétiques de la parole. Tel est l’apport le plus important de cette philosophie poétique de Maria Zambrano."

Œuvres[modifier | modifier le code]

Textes en espagnol[modifier | modifier le code]

  • Horizontes del liberalismo (1930).
  • Hacia un saber del alma (1934).
  • Filosofía y poesía (1939).
  • La Agonía de Europa (1945 et réédité en 2000).
  • Hacia un saber sobre el alma (1950).
  • El hombre y lo divino (1953).
  • Delirio y destino (écrit en 1953 et publié en 1989).
  • Persona y Democracia (1958 et réédité 1988)
  • España, sueño y verdad .
  • Los sueños y el tiempo (réédité en 1998).
  • El sueño creador.
  • La tumba de Antígona (écrit en exil en France et publié en 1967 au Mexique).
  • Claros del bosque (1977).
  • De la aurora (1986).
  • El reposo de la luz (1986).
  • Los bienaventurados.
  • Para una historia de la piedad (1989).
  • Unamuno (écrit en 1940 et publié en 2003).
  • Cartas de la Pièce. Correspondencia con Agustín Andreu (écrit dans les années 1970, publié en 2002).

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • De l'aurore, L'éclat, 1989, 180 p.
  • Les clairières du bois, L'éclat, 1992, 167 p.
  • Délire et destin : les vingt ans d'une Espagnole, Éditions des Femmes, 1997, 323 p.
  • L'Agonie de l'Europe, Universidad politécnica de Valencia, éd. bilingue 1998, 120 p. (traduit par Maria Poumier).
  • L'homme et le divin, José Corti, 2006, 426 p.
  • Philosophie et poésie (1939), José Corti, 2003, 176 p.
  • Les rêves et le temps (1939), José Corti, 2003, 192 p.
  • Sentiers, Editions des femmes, 1992, 319 p. (avec Saint Jean de la Croix, Antonio Machado et Unamuno précurseurs de Heidegger, Les intellectuels dans le drame espagnol).
  • L'Inspiration continue (Essais pour les perplexes), Éditions Millon, 2006, 134 p., (traduit par Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay).
  • La Confession, genre littéraire, Éditions Millon, 2007, 108 p., (traduit par Jean-Marc Sourdillon et Jean-Maurice Teurlay).

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Notes et références[modifier | modifier le code]