Langue camunienne

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L’alphabet de la langue camunienne

La langue camunienne est une langue antique éteinte, parlée au Ier millénaire av. J.-C. dans certaines vallées des Alpes centrales (Val Camonica, Valtellina) et non déchiffrée. Son nom provient de l'antique peuple des Camunni qui habita le Val Camonica pendant l'âge du fer et qui fut l'auteur de la plupart des gravures rupestres de la zone.

Histoire et description[modifier | modifier le code]

Les témoignages de la langue parlée par les Camunni sont rares et non déchiffrés : parmi les dessins rupestres de Valcamonica il y a des inscriptions écrites en langue camunienne. Les connaissances restent trop incertaines pour être en mesure de déterminer si elle appartient à une famille de langues plus large.

La langue camunienne est connue uniquement par un corpus épigraphique gravé sur roche faisant partie des sculptures de pierre du Valcamonica. Ce corpus est rédigé en une variante de l'alphabet étrusque septentrional, connu comme alphabet camunien ou encore alphabet de Sondrio[1].

Il est probable que la langue camunienne soit en relation avec la rhétienne.

Vers le Ve siècle av. J.-C., les Étrusques, déjà largement répandus dans la vallée du Pô, ont eu des contacts avec les populations alpines. Les traces de l'influence de cette culture se retrouve dans l' alphabet camunien dont on possède plus de deux cents gravures sur roche, et qui est très semblable à l'alphabet étrusque du nord[2].

Vers le IIIe siècle av. J.-C., sont arrivés en Italie les Celtes Gaulois qui, venant de la Gaule transalpine, se sont installés dans la Plaine du Pô et sont entrés en contact avec la population camunienne : il témoigne de la présence, parmi les sculptures de pierre de Valcamonica des figures de divinités celtiques Cernunnos.

Alphabet[modifier | modifier le code]

Les signes plus importants de l'alphabet ont été identifiés et étudiés dans la commune de Paspardo[3]:

  • une theta (Θ);
  • une Phi (Φ)
  • une e (E) ainsi que six segments horizontaux.

Plus d'une centaine d'inscriptions, pour la plupart des lettres unitaires ou de petits groupes de deux à trois caractères, souvent associées à des figures de guerriers ont été repérées en Valcanonica[3].

Images[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Stefan Schumacher, 2007, Val Camonica, Inschriften dans Reallexikon der germanischen Al­tertums­kunde. Band 35: Speckstein bis Zwiebel, éd. Heinrich Beck et al., Berlin - New York, p.  334–337.
  • (it) Adolfo Zavaroni, L'alfabeto Camuno
  • (it) Alberto Mancini, 1980, Le iscrizioni della Valcamonica dans Studi Urbinati di storia, filosofia e letteratura. Supplemento linguistico 2, p.  75–166.
  • (it) Alberto Mancini, 1991, Iscrizioni retiche e iscrizioni camune. Due ambiti a confronto dans Quaderni del Dipartimento di Linguistica, Università degli studi di Firenze 2, p.  77–93.
  • (en) Thomas Markey, L, 2008, « Shared symbolics, genre difussion, token perceptions and late literacy in North-western Europe » dans Nowele 54/55, pp. 5–62.
  • (it) Maria Grazia Tibiletti Bruno, 1990, « Nuove iscrizioni camune » dans Quaderni camuni 49-50, p.  29–171.
  • (it) Maria Grazia Tibiletti Bruno, 1992,. Gli alfabetari dans Quaderni camuni 60, p.  309–380.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]