Igbos

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Igbos

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Communauté igbo au New Yam Festival de Dublin

Populations significatives par région
Drapeau du Nigeria Nigeria 25 000 000
Population totale plus de 30 millions
Autres
Régions d’origine

Sud-est du Nigeria

Langues

Igbo, anglais

Religions

Protestantisme, religion traditionnelle

Ethnies liées

Ijaws

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Carte de répartition

Les Igbos sont une ethnie habitant le sud - est du Nigéria. Ils constituent 18 % de la population du pays et donc, représentent ainsi,le 3 eme groupe ethnique le plus important du pays.Ils parlent la langue igbo, une langue de type nigéro - congolais. Ce sont des agriculteurs majoritairement chrétiens, dont la société est basée sur un système de classes d'âges.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources, on observe plusieurs variantes : Eboe, Heebo, Ibo, Ibos, Igbo, Igbos[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte du pays des Igbo en anglais

Avant la colonisation européenne, les Ibos vivaient en petites communautés autonomes, sans gouvernement central. L'arrivée des Britanniques dans les années 1870, apportant la religion chrétienne qui sera largement adoptée, fait aussi naître un sentiment d'identité ethnique. À l'indépendance du Nigeria, le pouvoir est largement tenu par les deux autres ethnies majoritaires (Haoussas et Yorubas) amenant, après de nombreux heurts, à une déclaration d'indépendance sous le nom de Biafra en 1967. La sécession provoque une guerre avec le gouvernement du Nigeria et le conflit et la famine qui s'ensuit font des dizaines de milliers de morts. Le Biafra est réintégré au reste du Nigeria le 16 janvier 1970.

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : igbo.

L'igbo est la langue parlée par les Igbos. La langue a été utilisée par John Goldsmith comme un exemple pour justifier de s'écarter du classique modèle linéaire de la phonologie comme prévu dans le son Plan de l'anglais. Il utilise l'alphabet latin. L'alphabet Nsibidi est également utilisé par la société Ekpe. L'igbo est une langue tonale, comme le yoruba et le chinois. Il existe des centaines de dialectes différents et autres langues igboïdes tel que l'ikwerre ou l'ekpeye et ses dialectes.

Culture[modifier | modifier le code]

Statue monumentale en bois peint
Autel igbo

Les Igbos sont des agriculteurs catholiques, dont les principales cultures sont, entre autres, l'igname, qui est leur culture de base mais aussi le mais et le gombo entre autres, habitant le Sud-Est du Nigeria. Ils parlent l'igbo, une langue du groupe nigéro-congolais, et ses différents dialectes. Traditionnellement, la société Igbo est patriarcale : par exemple, le droit de propriété est patrilinéaire.

La société igbo est également clanique : un clan regroupe plusieurs familles ayant un ancêtre mâle commun, et basée sur les classes d'âges : des sortes d'associations entre adultes du même age, ayant pour but l'entraide et résoudre les problèmes de la communauté.

Aujourd'hui, la plupart des Igbos sont catholiques mais nombreux sont encore ceux qui pratiquent des sycrétismes avec l'Odinani (la religion traditionnelle). La principale fête en pays Igbo est l'Iri Ji (la fête de l'igname).

En pays Igbo, la noix de kola ( Oji , en igbo ) revêt une importance particulière : elle est présente sur les tables à tous les grands évènements ( mariages, réunions de famille, baptemes ) où elle est cassée en trois parties ( cérémonie de l'Iwo Ji ) et distribuée aux invités.

Juifs igbos[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Juifs igbos.

Les Juifs igbos pratiquent la religion juive et prétendent provenir de l'émigration hébraïque et ultérieurement juive d'Afrique du Nord et d'Égypte en Afrique de l'Ouest. Des légendes orales parmi les Ibos racontent que cette migration s'est déroulée il y a environ 1500 ans. Ceci indépendamment des Ibos qui se considèrent comme Juifs messianiques et qui ne sont pas considérés par la plupart des Juifs comme de véritables Juifs.

Il y a actuellement 26 synagogues dans le pays, et la communauté juive est estimée à environ 40 000 personnes, sur un total de 140 000 000 Nigérians. Parmi les plus importantes communautés, celle d'Abuja avec la synagogue Gihon et celle de Port Harcourt dans le sud du Nigeria. Les Ibos bnei Israël sont du point de vue religieux actuellement dirigés par le rabbin conservateur Howard Gorin, diplômé en 1976 du Jewish Theological Seminary of America[2].

Les Juifs igbos ne sont pas les seuls Nigérians se réclamant de l'héritage juif. D'autres tribus pratiquent le judaïsme, dont certaines appartenant à l'ethnie Yoruba.


Musique[modifier | modifier le code]

Le style musical Igbo intègre divers instruments à percussion: le udu, sorte de pot d'argile, l'ekwe, formé d'un tronc creusé, et l'ogene, une petite cloche en fer forgé. Parmi les autres instruments existants on peut citer l'opi, un instrument à vent semblable à la flûte, l'igba, instrument à percussion et l'ichaka.

Une autre forme de musique populaire parmi les Igbo est le style Highlife, fusion du jazz et de la musique traditionnelle qui est très populaire en Afrique de l'Ouest. Des exemples de Highlife Igbo moderne peuvent être vus dans la musique de Dr Sir Warrior, d'Oliver De Coque, de Bright Chimezie, et du chef Osita Osadebe, qui sont les quatre plus grands musiciens Highlife Igbo du XXe siècle.

Art[modifier | modifier le code]

Igbo art est un organisme des arts visuels provenant de la population de l'Igbo. Igbo art est généralement connu pour divers types de mascarade, des masques et des costumes symbolisant les personnes ou les animaux résumé des conceptions. Igbo art est également connu pour ses moulages en bronze trouvés dans la ville de Igbo Ukwu du IXe siècle. Il est presque impossible de décrire un style art Igbo que les Igbo sont un groupe très fragmenté.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Même si aujourd'hui de nombreux Igbo sont chrétiens, l'ancestrale religion Igbo est connue sous le nom de Odinani. Dans la mythologie Igbo, le Dieu suprême est appelé Chukwu ("grand esprit"); Chukwu a créé le monde et tout ce qu'il contient et est associé à toutes les choses sur Terre. Chukwu est aussi un dieu solaire. Pour les anciens Igbos, le cosmos était divisé en quatre ensembles complexes :

  • Okike (Création)
  • Alusi (forces surnaturelles ou les Divinités)
  • Mmuo (les esprits)
  • Uwa (Le Monde)

Bien que la majorité des Igbos soient chrétiens, la culture Igbo est toujours d'actualité et confirmé par toutes les confessions dans l'Igboland. Un exemple de celle-ci est l'Osu, le système des castes.

Population[modifier | modifier le code]

Le chiffre de la population officielle Igbo au Nigéria est resté controversé, car la majorité des Igbos au Nigéria pensent que le gouvernement a délibérément dégonflé le chiffre officiel de la population Ibo, afin de donner à d'autres groupes ethniques la supériorité numérique. Le CIA World Factbook met les Igbos en population entre 24 et 25 millions. Une sous-estimation délibérée de la population africaine a eu lieu depuis l'époque du colonialisme britannique au Nigeria, où la population Igbo a été mise à 6 - 8 mille personnes.

En Afrique même, ils se répartiraient ainsi :

La traite négrière transatlantique[modifier | modifier le code]

La traite négrière transatlantique qui a eu lieu entre le XVIe et le XIXe siècle a affecté lourdement les Igbos. La baie de Biafra avec ses grands ports de commerce des biens et des esclaves dans la zone comprise entre Bonny et Calabar ville, a été la région où la plupart des Igbos ont été pris. Les esclaves sont généralement originaires du littoral ou ont été vendus par d'autres Africains à des marchands d'esclaves européens pour les Amériques. La baie de Biafra a été la troisième zone de départ d'esclaves représentant jusqu'à 14,6 % du trafic total entre 1650 et 1900. Les esclaves Igbo étaient connus pour leur caractère rebelle, avec un fort taux de suicide.

Personnalités d'origine igbo[modifier | modifier le code]

Art Plastiques[modifier | modifier le code]

Acteurs[modifier | modifier le code]

Journalistes[modifier | modifier le code]

Musiciens[modifier | modifier le code]

Flavour Nabania

Philosophes[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Écrivains[modifier | modifier le code]

L'abolitionniste Olaudah Equiano

Sportifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source RAMEAU, BnF [1]
  2. (en) Joanne Palmer, "How a Nice Jewish Boy Became a Chief Rabbi in Nigeria", United Synagogue of Conservative Judaism, 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) C. J. Garforth, Land Tenure and Agricultural Practice Among the Igbos of Nigeria, University of Cambridge, 1977, 522 p. (thèse)
  • (en) Joe Igbokwe, Igbos : 25 years after Biafra, Advent Communications (Nigeria?), 1995, 115 p. (ISBN 9783345907)
  • (en) John E. Eberegbulam Njoku, The Igbos of Nigeria : ancient rites, changes and survival, Lewiston, N.Y. ; Lampeter : Mellen, 1990, 284 p. (ISBN 0889461732)
  • (en) Obiwu, Igbos of northern Nigeria, Torch, Lagos, 1996 (2e éd.), 100 p. (ISBN 9783256238)
  • (en) Fabian Ukaegbu, The Igbos : the Afrikan root of nations, Bookreach Ltd, 2002, 536 p.(ISBN 0953766721)
  • « Ibo, Igbo », dans Bernard Nantet, Dictionnaire de l'Afrique. Histoire, civilisation, actualité, Larousse, 2006, p. 166-167 (ISBN 2-03-582658-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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