Gombo

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Le gombo (Abelmoschus esculentus), appelé cabo à l'île de la réunion, okra en Louisiane[1] et plus généralement dans le sud des États-Unis, est une espèce de plante tropicale à fleurs appartenant à la famille des Malvaceae, originaire d'Afrique.

Son fruit est une capsule de forme pyramidale récoltée verte et employée comme légume et comme condiment. Sa section transversale montre cinq carpelles qui forment un pentagone régulier. Sa peau est couverte de soies duveteuses.

Noms vernaculaires : il est aussi appelé corne grecque, bamya (Grèce), m'loukhyya au Maroc, okra ou gnawia ou ganaouia (Algérie et Tunisie), lalo ou bamya en Turquie, quiabo au Brésil, kalalou ou "gombo" pour le fruit et "lalo" pour les feuilles en Haiti, dongó dongó en république démocratique du Congo.

Le nom de « gombo » est issu du bantou de région angolaise ki-ngombo[2].

Synonyme :

  • Hibiscus esculentus L.
Fleur et fruits en gros plan

Description[modifier | modifier le code]

Le gombo est une grande herbe, annuelle, à la tige érigée pouvant atteindre 2 m 50 de haut[réf. nécessaire].

Les feuilles sont palmatilobées, de gabarit suborbiculaires, à 5-7 lobes irrégulièrement serretés. Elles sont portées par un long pétiole (jusqu’à 35 cm)[réf. nécessaire].

Les fleurs solitaires, axillaires, sont formées d’un calice spathacé, à 5 dents, de 5 pétales de 3-4,5 cm[réf. nécessaire], jaunes ou jaunâtres, tachés de pourpre à la base, de 5 carpelles et d’étamines soudées.

Le fruit est une capsule de 8-25 cm de long[réf. nécessaire], poilue, anguleuse, ovoïde-lancéolée, longuement pointue.

Feuilles

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette plante était cultivée par les Égyptiens, puis importée en Europe par les Maures espagnols au XIIe siècle[réf. nécessaire][1]. Elle fut introduite au XVIIe siècle en Amérique par les esclaves. Les esclaves et maîtres parlant le créole utilisaient ce mot pour parler des plantes en général[1]. Elle est consommée dans la quasi-totalité de l'Afrique tout au long de l'année[réf. nécessaire]

Utilisation[modifier | modifier le code]

Panier de gombos
Section transversale du fruit
Une soupe miso avec des gombos

Usage alimentaire[modifier | modifier le code]

Le fruit contient une substance mucilagineuse (de texture gélatineuse) utile pour épaissir soupes et ragoûts. On conseille généralement de choisir des gombos bien colorés de moins de 10 cm de long afin qu'ils ne soient pas durs[réf. nécessaire]. Le gombo se mange cru ou cuit et il fait partie de nombreux plats créoles, africains ou japonais. Il entre notamment dans la fabrication du calalou antillais.

Il se marie bien avec la tomate, l'oignon, l'igname, le poivron ainsi qu'avec le curry, la coriandre, l'origan, le citron, le vinaigre et d'autres épices comme le ras el hanout. Il est fréquemment utilisé dans la cuisine méditerranéenne, et notamment les cuisines grecque et chypriote.

Il est également la base du gombo : soupe cadienne typique de Louisiane[1], dans laquelle le fond est constitué de mélange de céleri, poivron vert et oignon que l'on fait revenir avec les gombos coupés en rondelles. D'autres préparations typiques du sud des États-Unis sont les gombos braisés à la tomate et les rondelles de gombo frites.

Il est également utilisé dans des sauces avec de la viande blanche ou du poulet.

Fragile, le gombo se conserve deux à trois jours au réfrigérateur dans un sac de papier. Séché, il peut se conserver pendant plusieurs mois.

Les graines mûres, grillées, peuvent être utilisées en guise de café[3]. Le gombo est une spécialité de la Côte d'Ivoire[réf. nécessaire] où il est souvent utilisé en sauce sur du riz blanc.

Les jeunes feuilles peuvent être consommées comme des épinards ; elles sont parfois données au bétail comme fourrage[3].

Usage médical/médicinal[modifier | modifier le code]

Le mucilage du gombo a été utilisé pour accroître le volume sanguin. Les feuilles servent parfois de cataplasmes et sont utilisées pour leur propriétés émollientes et sudorifiques, et dans le traitement de la dysurie[3].

Le gombo a également été utilisé à l’Ile de La Réunion. C’est ainsi que dans son journal, en date du 22 mai 1829, De Lescouble[4] décrit les oreillons et propose le remède universel et souverain de l’époque. « Céleste a le mal du mouton depuis hier. Elle a la joue et le cou extrêmement enflés et souffre beaucoup. Je lui ai mis des cataplasmes de feuilles de gombo.

Usage industriel et artisanal[modifier | modifier le code]

Le même mucilage est utilisé dans la fabrication de papier glacé, comme agent de collage, ainsi que pour la fabrication de confiseries[3].

Les fibres de l’écorce peuvent être utilisées localement pour la confection de cordelette, de papier et de carton[3].

Production[modifier | modifier le code]

Ce légume est cultivé partout sous les tropiques.

Production en tonnes. Chiffres 2003-2004
Données de FAOSTAT (FAO)

Inde 3530000 72 % 3550000 72 %
Nigéria 730000 15 % 730000 15 %
Pakistan 110000 2 % 110000 2 %
Ghana 100000 2 % 100000 2 %
Bénin 85333 2 % 86000 2 %
Égypte 85000 2 % 85000 2 %
Autres pays 251721 5 % 251835 5 %
Total 4892054 100 % 4912835 100 %

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Zachary Richard, Sylvain Godin et Maurice Basque, Histoire des Acadiennes et des Acadiens de la Louisiane, Lafayette, Université de Louisiane à Lafayette Press,‎ 2012, 130 p. (ISBN 9781935754183), p. 80
  2. http://www.cnrtl.fr/definition/gombo
  3. a, b, c, d et e (fr) J.S. Siemonsma et C. Kouamé, « Abelmoschus esculentus (L.) Moench », sur prota.org, PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale),‎ 2004 (consulté le 21 février 2012)
  4. Renoval de Lescouble J-B. Journal d’un colon de l’île de Bourbon (1811-1838). L’Harmattan. Editions du Tramail, Saint-Denis.
  • Jacques Fournet, Flore illustrée des phanérogames de Guadeloupe et de Martinique, Gondwana editions, Cirad,‎ 2002
    Tome 1 : ISBN 2-87614-489-1 ; Tome 2 : ISBN 2-87614-492-1


Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]