Gombo
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (février 2012).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
Gombo
Abelmoschus esculentus
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Dilleniidae |
| Ordre | Malvales |
| Famille | Malvaceae |
| Genre | Abelmoschus |
Abelmoschus esculentus
(L.) Moench, 1794
| Ordre | Malvales |
|---|---|
| Famille | Malvaceae |
Le gombo (Abelmoschus esculentus) est une espèce de plantes tropicales à fleurs appartenant à la famille des Malvaceae, originaire d'Afrique.
Son fruit est une capsule de forme pyramidale récoltée verte et employée comme légume et comme condiment. Sa section transversale montre cinq carpelles qui forment un pentagone régulier. Sa peau est couverte de soies duveteuses.
Noms vernaculaires : il est aussi appelé corne grecque, bamya (Grèce), m'loukhyya au Maroc, okra ou gnawia ou ganaouia (Algérie et Tunisie), lalo ou bamya en Turquie, quiabo au Brésil, kalalou en Haiti.
Le nom de « gombo » est issu du bantou de région angolaise ki-ngombo[1].
Synonyme :
- Hibiscus esculentus L.
Sommaire |
Description [modifier]
Le gombo est une grande herbe, annuelle, à la tige érigée pouvant atteindre 2 m 50 de haut[réf. nécessaire].
Les feuilles sont palmatilobées, de gabarit suborbiculaires, à 5-7 lobes irrégulièrement serretés. Elles sont portées par un long pétiole (jusqu’à 35 cm)[réf. nécessaire].
Les fleurs solitaires, axillaires, sont formées d’un calice spathacé, à 5 dents, de 5 pétales de 3-4,5 cm[réf. nécessaire], jaunes ou jaunâtres, tachés de pourpre à la base, de 5 carpelles et d’étamines soudées.
Le fruit est une capsule de 8-25 cm de long[réf. nécessaire], poilue, anguleuse, ovoïde-lancéolée, longuement pointue.
Histoire [modifier]
Cette plante était cultivée par les Égyptiens, puis importée en Europe par les Maures espagnols au XIIe siècle, elle fut introduite au XVIIe siècle en Amérique par les esclaves[réf. nécessaire]. Les esclaves et maîtres parlant le créole utilisaient ce mot pour parler des plantes en général[réf. nécessaire]. Elle est consommée dans la quasi totalité de l'Afrique tout au long de l'année[réf. nécessaire]
Utilisation [modifier]
Usage alimentaire [modifier]
Le fruit contient une substance mucilagineuse (de texture gélatineuse) utile pour épaissir soupes et ragoûts. On conseille généralement de choisir des gombos bien colorés de moins de 10 cm de long afin qu'ils ne soient pas durs[réf. nécessaire]. Le gombo se mange cru ou cuit et il fait partie de nombreux plats créoles, africains ou japonais. Il entre notamment dans la fabrication du calalou antillais.
Il se marie bien avec la tomate, l'oignon, l'igname, le poivron ainsi qu'avec le curry, la coriandre, l'origan, le citron, le vinaigre et d'autres épices comme le ras el hanout.
Il est également la base du gumbo : soupe cadienne typique de Louisiane, dans laquelle le fond est constitué de mélange de céleri, poivron vert et oignon que l'on fait revenir avec les gombos coupés en rondelles. D'autres préparations typiques du sud des États-Unis sont les gombos braisés à la tomate et les rondelles de gombo frites.
Il est également utilisé dans des sauces avec de la viande blanche ou du poulet.
Fragile, le gombo se conserve deux à trois jours au réfrigérateur dans un sac de papier. Séché, il peut se conserver pendant plusieurs mois.
Les graines mûres, grillées, peuvent être utilisées en guise de café[2]. Le gombo est une spécialité de la Côte d'Ivoire[réf. nécessaire] où il est souvent utilisé en sauce sur du riz blanc.
Le jeunes feuilles peuvent être consommées comme des épinards ; elles sont parfois données au bétail comme fourrage[2].
Usage médical/médicinal [modifier]
Le mucilage du gombo a été utilisé pour accroître le volume sanguin. Les feuilles servent parfois de cataplasmes et sont utilisées pour leur propriétés émollientes et sudorifiques, et dans le traitement de la dysurie[2].
Usage industriel et artisanal [modifier]
Le même mucilage est utilisé dans la fabrication de papier glacé, comme agent de collage, ainsi que pour la fabrication de confiseries[2].
Les fibres de l’écorce peuvent être utilisées localement pour la confection de cordelette, de papier et de carton[2].
Production [modifier]
Ce légume est cultivé partout sous les tropiques.
|
Production en tonnes. Chiffres 2003-2004 |
|||||
| Inde | 3530000 | 72 % | 3550000 | 72 % | |
| Nigéria | 730000 | 15 % | 730000 | 15 % | |
| Pakistan | 110000 | 2 % | 110000 | 2 % | |
| Ghana | 100000 | 2 % | 100000 | 2 % | |
| Bénin | 85333 | 2 % | 86000 | 2 % | |
| Égypte | 85000 | 2 % | 85000 | 2 % | |
| Autres pays | 251721 | 5 % | 251835 | 5 % | |
| Total | 4892054 | 100 % | 4912835 | 100 % | |
Voir aussi [modifier]
- Petits blancs au manioc et à la sauce gombos, un film sénégalais de Moussa Bathily (1987)
Références [modifier]
- http://www.cnrtl.fr/definition/gombo
- (fr) J.S. Siemonsma et C. Kouamé, « Abelmoschus esculentus (L.) Moench », sur prota.org, PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), 2004. Consulté le 21 février 2012
- Jacques Fournet, Flore illustrée des phanérogames de Guadeloupe et de Martinique, Gondwana editions, Cirad, 2002 (ISBN 2-87614-489-1 (Cirad, Tome 1). - 2-87614-492-1 (Cirad, Tome 2).)
Annexes [modifier]
Références taxinomiques [modifier]
- Référence Flora of Pakistan : Abelmoschus esculentus (en)
- Référence Catalogue of Life : Abelmoschus esculentus (L.) Moench (en)
- Référence Tela Botanica (Antilles) : Abelmoschus esculentus (L.) Moench (fr)
- Référence Tela Botanica (La Réunion) : Abelmoschus esculentus (L.) Moench (fr)
- Référence ITIS : Abelmoschus esculentus (L.) Moench (fr) ( (en))
- Référence NCBI : Abelmoschus esculentus (en)
- Référence GRIN : espèce Abelmoschus esculentus (L.) Moench (en)