Défense moderne

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a b c d e f g h
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case noire e7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case blanche g6
Pion blanc sur case blanche e4
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire d2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
a b c d e f g h
Position de départ de la défense moderne

La défense moderne ou défense Robatsch est une ouverture du jeu d'échecs qui débute par 1.e4 g6, avec un développement précoce du Fou g7 en fianchetto, mais sans le coup ...Cf6 qui transposerait dans la défense Pirc. Elle a été étudiée de manière approfondie par Karl Robatsch.

Les Noirs laissent ainsi les pions des Blancs occuper le centre (il suit couramment 2. d4 Fg7), et comptent plutôt miner ce dernier par la suite, en particulier par une percée de pions à l'aile Dame. Cette approche alternative a été préconisée dans les années 1920 par l'école hypermoderne, d'où le nom de défense moderne, alors que les partisans de l'école dite classique (notamment le grand pédagogue Siegbert Tarrasch) préconisaient plutôt l'occupation du centre par les pions.

Exemple de partie[modifier | modifier le code]

Un exemple de défense moderne est la partie suivante :

Mikhaïl Tal-Georgi Tringov, Interzonal d'Amsterdam (Pays-Bas), 1964

1. e4 g6 2. d4 Fg7 3. Cc3 d6 4. Cf3 c6 5. Fg5 Db6 6. Dd2! Dxb2?! 7. Tb1 Da3 8. Fc4 Da5 9. o-o e6?! (9...Cd7) 10. Tfe1 a6 11. Ff4 e5? (11...Dc7!) 12. dxe5 dxe5 13. Dd6!! Dxc3? (le moindre mal était 13...Ff8 14. Dxe5+ Dxe5 15. Cxe5; sur 13...exd4, Tal pouvait continuer par 14. Cd5! Cd7 15. Cg5 Ce5 16. Cc7+ Dxc7 17. Dxc7) 14. Ted1 Cd7?? (14...Ff6!) 15. Fxf7+! (visant le mat) Rxf7 16. Cg5+ Re8 17. De6+ 1-0 (car le mat est inévitable: si 17...Ce7, alors 18. Df7+ Rd8 19. Ce6#, et si 17...Rd8, alors 18. Cf7+ Rc7 19. Dd6#).

Parties remarquables[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]