Partie catalane

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a b c d e f g h
8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case blanche f7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case blanche e6
Cavalier noir sur case noire f6
Pion blanc sur case blanche c4
Pion blanc sur case noire d4
Pion blanc sur case noire g3
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche e2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Cavalier blanc sur case noire g1
Tour blanche sur case blanche h1
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7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
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Partie catalane

Aux échecs, la partie catalane est une ouverture qui combine le fianchetto Fg2 avec le duo de pions blancs d4 et c4. Jouer cette ouverture avec les Blancs permet d'éviter aussi bien la défense nimzo-indienne que la défense ouest-indienne. La partie catalane s'obtient après 1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.g3.

Selon Raïetsky et Tchétverik, la partie catalane est un « gambit dame refusé avec le fou blanc du roi en fianchetto [...] où le conflit de pions est obligatoire »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1929, les organisateurs d'un tournoi à Barcelone souhaitaient que leur région, la Catalogne, soit immortalisée dans la théorie des ouvertures. Xavier Tartakover proposa que la combinaison d2-d4 et g2-g3, qu'il avait jouée trois fois pendant ce tournoi, soit nommée « ouverture catalane »[2].

Selon Raïetsky et Tchétverik, « ce début de partie devint rapidement l'ouverture préférée des maîtres d'échecs ». Par exemple, Alexandre Alekhine la joua deux fois dans le match revanche du championnat du monde en 1937 contre Max Euwe. Garry Kasparov, Aleksandr Khalifman et Vladimir Kramnik enrichirent la théorie. Au début du XXIe siècle, elle est régulièrement jouée par les joueurs de haut niveau[2].

Principales variantes avec 3...d5 4. Fg2[modifier | modifier le code]

Catalane fermée[modifier | modifier le code]

Si les noirs ne prennent pas en c4, la variante principale est 4... Fe7 5.Cf3 0-0 6.0-0 Cbd7 7.Dc2 c6 8.Cbd2 (ECO E09).

Catalane ouverte[modifier | modifier le code]

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Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
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Pion noir sur case blanche c4
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Pion blanc sur case noire g3
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Pion blanc sur case noire f2
Fou blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Cavalier blanc sur case noire g1
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Catalane ouverte

Elle est marquée par le choix des noirs de prendre le pion c4 : 1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.g3 d5 4.Fg2 dxc4. Les blancs ont deux principaux coups à leur disposition : 5.Cf3 et 5.Da4+.

  • 5.Cf3 Fe7 est la variante classique (ECO E05) ;
  • 5.Da4+ est également jouable, la suite principale est 5…Cbd7 Dxc4 (ECO E03).

Autres variantes[modifier | modifier le code]

  • 1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.g3 c5 4.Cf3 cxd4 5.Cxd4[3].
  • 1.d4 Cf6 2.c4 e6 3.g3 Fb4+[4].


Parties[modifier | modifier le code]

Voici une partie d'exemple par un spécialiste de la partie catalane avec les Blancs, Gennadi Sosonko :

Gennadi Sosonko-Robert Hübner, Tilburg (Pays-Bas), 1979

1. d4 Cf6 2. c4 e6 3. g3 d5 4. Fg2 dxc4 5. Cf3 a6 6. 0-0 b5 7. Ce5 Cd5 8. Cc3 c6 9. Cxd5 exd5 10. e4 Fe6 11. a4 b4 12. exd5 Fxd5 13. Dg4 h5 14. Fxd5 cxd5 15. Df5 Ta7 16. Te1 Te7 17. Fg5 g6 18. Fxe7 1-0 (les Noirs n'ont pas mieux que 18...gxf5 19. Fxd8 avec un grand avantage blanc).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Angus Dunnington, Winning with the Catalan, B.T. Batsford, 1997
  • Lasha Janjgava, The Queen's Gambit and Catalan for Black, Gambit Publications, 2001
  • Alex Raetsky et Maxim Chetverik, The Catalan, Everyman Chess, 2004
  • Alexander Raïetsky et Maxim Tchétverik (trad. Sylvie Templeur (du russe)), Jouer et gagner la partie catalane, Paris, Éditions Payot & Rivages, coll. « Échecs Payot »,‎ 2010 (ISBN 9782228905916, présentation en ligne)
  • Ken Smith et John Hall, The Catalan, Dallas, Chess Digest, Inc.,‎ 1995 (ISBN 9780875682648)