Gambit letton

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8
Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Cavalier noir sur case blanche g8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case blanche d7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case noire e5
Pion noir sur case blanche f5
Pion blanc sur case blanche e4
Cavalier blanc sur case blanche f3
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire d2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Cavalier blanc sur case blanche b1
Fou blanc sur case noire c1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Tour blanche sur case blanche h1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
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Gambit letton. Position après 2...f5.

Le gambit letton est une ouverture du jeu d'échecs. Elle est constituée par les coups : 1.e4 e5 2.Cf3 f5 et son code ECO est C40.

Considérée comme jouable mais très risquée pour les Noirs, cette ouverture, anciennement connue sous le nom de contre-gambit Greco, est en fait un « gambit en second », un gambit du roi noir. Contraitement à la défense Damiano (2...f6), aucune réfutation n'a été à ce jour trouvée, même si plusieurs variantes semblent mener à un jeu noir difficile d'après les, désormais, très forts modules d'analyse informatique. Elle n'apparaît pratiquement jamais à haut niveau. En revanche, c'est une ouverture plus fréquente dans le jeu par correspondance.

Historique[modifier | modifier le code]

La première référence remonte à Damiano en 1512. L'ouverture a ensuite été associée à Gioachino Greco (1600-1634) et elle a longtemps été appelée contre-gambit Greco. Au début du XXe siècle, elle fut couramment employée par le joueur letton Kārlis Bētiņš. Bētiņš en fit la promotion auprès du club de vétérans de Riga qui l'adoptèrent pour battre la Suède dans un match par correspondance (1934-1936). Suite à cette victoire, la Fédération internationale des échecs (FIDE) rebaptisa l'ouverture Gambit letton lors de son congrès en 1937. En 1955, aux États-Unis, le maître américain d'origine lettone Viktors Pupols battit le jeune Bobby Fischer, futur champion du monde en 1972, alors âgé de 12 ans, à l'aide d'un gambit letton.

Analyse[modifier | modifier le code]

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Chessboard480.svg
Tour noire sur case blanche a8
Cavalier noir sur case noire b8
Fou noir sur case blanche c8
Reine noire sur case noire d8
Roi noir sur case blanche e8
Fou noir sur case noire f8
Tour noire sur case noire h8
Pion noir sur case noire a7
Pion noir sur case blanche b7
Pion noir sur case noire c7
Pion noir sur case noire g7
Pion noir sur case blanche h7
Pion noir sur case noire d6
Cavalier noir sur case noire f6
Cavalier blanc sur case noire e5
Fou blanc sur case noire g5
Pion blanc sur case noire d4
Pion noir sur case blanche e4
Cavalier blanc sur case noire c3
Pion blanc sur case blanche a2
Pion blanc sur case noire b2
Pion blanc sur case blanche c2
Pion blanc sur case noire f2
Pion blanc sur case blanche g2
Pion blanc sur case noire h2
Tour blanche sur case noire a1
Reine blanche sur case blanche d1
Roi blanc sur case noire e1
Fou blanc sur case blanche f1
Tour blanche sur case blanche h1
8
7 7
6 6
5 5
4 4
3 3
2 2
1 1
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Gambit letton. Position après 6.Cc3.

Après 1.e4 e5 2.Cf3 f5, les blancs peuvent continuer :

  • 3.Cxe5
    • 3... Df6
      • 4.d4 d6 5.Cc4 fxe4 6.Cc3 Dg6 constitue la grande ligne et la position est peut être jouable pour les noirs, bien que difficile.
      • 4.Cc4 (variante Leohnardt) aujourd'hui préférée par certains.
    • 3... Cc6?! (la variante Moller, aujourd'hui considérée comme insuffisante, mais qui reste piégeuse, notamment en partie rapide) 4.Dh5+ g6 5.Cxg6 Cf6 et les analyses qui réfutent probablement le concept noir remplissent plusieurs paragraphes du livre de Kosten (voir références en bas de l'article).
    • 3...Cf6!? (la variante Lowenthal) qui semble abandonner un pion pour très peu de compensation pour certains, pour suffisamment de compensations pour d'autres.
    • 3...De7?! (la variante Prins) qui, elle aussi, est aujourd'hui considérée réfutée, mais qui reste compliquée (voir références bibliographiques en bas de l'article).
  • 3.Fc4 fxe4 4.Cxe5
    • 4... Dg5 ?!! (la variante du pion empoisonné g2) qui a produit un très grand nombre d'articles d'analyses d'une grande complexité.
    • 4... d5!? 5.Dh5+ g6 6.Cxg6 hxg6 7.Dxh8 Rf7 (la variante Svendenborg) toujours très obscure. La dame noire va être harcelée et va devoir perdre du temps.
  • 3.Cc3 (la variante Mlotkowski, qui ne cherche pas à réfuter l'ouverture, juste à obtenir une meilleure position)
  • 3.d4 fxe4 4.Cxe5 Cf6 5.Fg5 d6 (5. ... Fe7!? est une proposition pour accélérer le petit roque noir et éviter la variante de sacrifice du cavalier blanc) 6.Cc3!?

Dans cette position, les blancs ont une initiative intéressante car en sacrifiant leur cavalier en e5, ils vont obtenir une avance de développement de leurs pièces, tandis que les pièces noires vont être gênées dans leur déploiement.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Tony Kosten, The Latvian Gambit lives!, Batsford, 2001 ;
  • (en) Sid Pickard, The Latvian Gambit. A Grandmaster View, Hays 1995, (ISBN 1-880673-97-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]