Cours en ligne ouvert et massif
Les cours en ligne ouverts et massifs[1] (en anglais : massive open online course, MOOC[2]) constituent un exemple de formation ouverte et à distance en télé-enseignement. Les participants aux cours, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Des ressources éducatives libres sont souvent utilisées. Le qualificatif « massif » quant à lui, est lié au grand nombre de participants ; dans le monde anglophone, il arrive fréquemment que 100 000 personnes soient réunies pour un cours.
Il existe deux grands types[3] de cours en ligne ouverts et massifs : les xMOOC qui visent à valider les compétences acquises en délivrant un certificat de réussite (par exemple chez Coursera) et les cMOOC dont les objectifs d’apprentissage sont ouverts et dont les participants créent dans une large mesure le contenu[4]. Ces cMOOC sont fondés sur la théorie de la connectivité et sur une pédagogie ouverte qui s'appuie sur des réseaux de contenus et d'individus.
Début 2013 trois catégories de plateformes logicielles hébergeant des MOOC existent :
- Celles qui ont directement été conçues pour être des MOOC et sont portées par des entreprises ou des fondations Coursera, Udacity, edX[5]. Ces plateformes sont réservées aux universités les plus connues ;
- Celles qui sont portées par des entreprises proposant au départ des LMS aux institutions d'enseignement, comme Canvas Network et CourseSites by Blackboard et qui les ont adaptées pour passer au « massif ». Au contraire des précédentes, leur stratégie est de mettre les MOOC à la portée de toutes les universités, afin de permettre l'émergence d'une offre plus large et ainsi aux meilleurs cours d'émerger sur la base du mérite[6] ;
- Les plateformes de logiciels libres, qu'il faut installer soit-même : Course Builder de Google, qui utilise Google Apps, OpenMooc[7] animé par UNED Abierta, l'université ouverte espagnole, Class2Go[8] ou la version open source de Canvas.
Sommaire
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Historique [modifier]
Les précurseurs du mouvement MOOC [modifier]
Le mouvement OpenCourseWare [modifier]
De nombreuses universités américaines sont impliquées dès le début des années 2000 dans des programmes d’enseignement en ligne. Ainsi, le MIT lance en 2001 le MIT OpenCourseWare (MIT OCW)[9], site qui propose des ressources, issues de cours, sous licence Creative Commons dans des disciplines aussi variées que l’architecture, les biotechnologies ou la linguistique. On y retrouve en général les cours magistraux en vidéo, mais aussi les examens, les devoirs, et les prises de notes des étudiants. Plusieurs centaines d’établissements font de même et le MIT OCW devient rapidement la tête de pont d’un mouvement qui prend le nom d’OpenCourseWare Consortium [10]. À une échelle moindre que le MIT, Stanford a mis dès 2008 à disposition du public quelques cours de programmation et de sciences de l’ingénieur à travers son programme Stanford Engineering Everywhere[11].
C’est de ce programme que viennent les premiers cours de Coursera, plate-forme qui devient fin 2012 leader en termes d'apprenants. Il faut noter que nombre des universités qui jouent un rôle dans le mouvement actuel, comme Harvard, Stanford ou Yale, étaient et demeurent plus ou moins impliquées dans des programmes de ce type[12]. L’étudiant y est cependant anonyme ou presque, et les interactions avec l’équipe pédagogique ou les autres étudiants y sont faibles ; par ailleurs les cours magistraux que l’on y trouve durent souvent plus d’une heure, ce qui constitue un facteur de découragement. Du fait de l'anonymat des étudiants, il est relativement difficile d'estimer l'ampleur du phénomène. L’importance de l’encadrement et des interactions entre étudiants va conduire, parallèlement à la multiplication de ces ressources libres, à l’essor d’une théorie de l'apprentissage basée sur l’apprentissage collaboratif et qui va prendre le nom de connectivisme.
Expériences infructueuses et apparition des premiers MOOC connectivistes [modifier]
Le sigle MOOC apparaît en 2008 pour désigner un cours nommé Connectivism and Connective Knowledge, ou CCK08 [13], organisé par Georges Siemens[14] de l’Université d’Athabasca et Stephen Downes[15] du National Research Council. Ce cours, dispensé à 25 étudiants de l’Université de Manitoba est également ouvert en ligne et 2300 participants supplémentaires y ont pris part gratuitement. Les étudiants sont libres de participer et d’enrichir le cours avec les outils de leur choix. Dans la lignée de cette expérience, de nombreux MOOC vont se mettre en place dans différents établissements.
Plusieurs tentatives infructueuses présentant des similitudes avec le mouvement actuel sont lancées dans le courant des années 2000. AllLearn pour Alliance for Lifelong Learning est une initiative menée dès 2001 par des établissements de premier rang, Yale, Oxford et Stanford[16]. Les cours, payants, sont dispensés sur Internet et durent de cinq à dix semaines, mais ils ne donnent pas accès à des crédits universitaires. Ils traitent de sujets variés, de la sociologie à l’histoire en passant par l’architecture. Les frais d’inscription évoluent entre 200 et 250 dollars, la création d’un cours pouvant coûter de 10 à 150 000 dollars. Les cours sont initialement réservé aux anciens élèves de ces universités, mais il s’ouvrent au public dès la rentrée 2002, touchent, à travers plus d’une centaine de sessions, environ 10 000 étudiants sur l’espace de cinq ans. Du fait du faible intérêt que suscite l’initiative, le projet rencontre rapidement des problèmes financiers, avec plus de 700 000 dollars de déficit en 2005. Cela conduit à son arrêt complet en 2006, soulignant l’importance de la dimension économique dans la viabilité des programmes d’enseignement en ligne[17]. Certaines universités, comme les Universités de Phoenix et du Michigan, sont dans le courant des années 2000 particulièrement actives dans le domaine de l'enseignement en ligne. C’est finalement en 2012 que les MOOC et les plates-formes associées commencent à proliférer.
Les plateformes issues des universités américaines [modifier]
Udacity [modifier]
L’essor des MOOC commence à partir d’un cours d’intelligence artificielle dispensé sur le site de Stanford en novembre 2011[18]. L’enseignant en charge, Sebastien Thrun, est un professeur de robotique d’origine allemande; il travaille aussi chez Google sur les voitures automatisées. Le cours attire 160 000 étudiants alors qu’environ 10 000 étaient attendus, environ 23 000 terminent le cours. Suite à ce succès, Sebastian Thrun abandonne son poste de professeur à Stanford et fonde Udacity en février 2012[19]. Deux cours sont lancés: un cours de programmation, le CS 101: Building a Search Engine et un cours d’intelligence artificielle, le CS 373: Programming a Robotic Car. S. Thrun investit 300 000 dollars de fonds propres dans le projet, plusieurs millions de dollars sont par la suite investis par des fonds de capital-risque[20]. Le nombre de cours dispensés augmente tout au long de l’année 2012. En décembre, la plateforme propose quinze cours, en majorité centrés sur la programmation, l’algorithmique et sur Internet, mais on y trouve également des cours de physique, de statistiques et d'entrepreneuriat. Les intervenants qui créent ses cours sont d’origine diverse, on retrouve ainsi le serial entrepreneur Steve Blank, qui dispense le cours « How to Build a Startup: The Lean LaunchPad »[21], des collègues de Sebastian Thrun à Google comme Peter Norvig, ou des professeurs issus d’autres établissements comme David Evans, de l’Université de Virginie. La plate-forme a dépassé les 400 000 inscrits en octobre 2012. Suite au succès immédiat de Udacity, les créations de MOOC vont se multiplier rapidement.
Coursera [modifier]
Le premier MOOC à emboîter le pas à Udacity est Coursera, en avril 2012. Coursera présente de nombreux points communs avec Udacity. Les fondateurs Andrew Ng et Daphne Koller sont professeurs en intelligence artificielle à Stanford, et décident de suivre l’exemple de Sebastian Thrun en mettant sur Coursera un cours d’intelligence artificielle auparavant dispensé sur le site de l’université[22]. Le premier cours de Coursera est un cours de Machine Learning. Coursera lève dès avril 2012 seize millions de dollars grâce à un fond de capital-risque, embauche une vingtaine d’employés et construit rapidement une plateforme fonctionnelle[23]. La stratégie adoptée par Coursera diffère considérablement de celle adoptée par Udacity. Alors que Udacity se focalise sur quelques cours et produit lui-même son contenu, Coursera ne produit pas lui-même ses cours, et noue dès ses débuts des partenariats avec des universités américaines. La plateforme avait ainsi mis en place 12 partenariats en juillet 2012, le nombre s’est élevé à 33 en septembre[24]. Les partenaires ne se limitent désormais plus aux seules universités américaines. Quoique l’essentiel des universités appartiennent au milieu anglo-saxon, comme l’université de Toronto au Canada ou l’université de Melbourne en Australie, Coursera héberge également des cours de l’université de Hong Kong ou même des cours de l’Ecole Fédérale Polytechnique de Lausanne, dont un premier cours de programmation en français. De même, alors que Udacity se centre sur l’informatique, Coursera accueille des cours de toutes les disciplines, sciences humaines, sciences dures, comme les mathématiques, la physique ou la biologie. On y trouve ainsi des cours d’histoire, de sociologie, de philosophie, ou des cours sur la poésie. Dès septembre 2012, plus de 200 cours sont annoncés ou en cours de déroulement. La diversité des sujets traités attire une foule croissante d’étudiants, et plus de deux millions d’internautes se sont inscrits à au moins un cours entre avril et décembre 2012.
edX [modifier]
Contrairement à d’autres universités prestigieuses comme Duke ou Princeton, le MIT ne rejoint pas Coursera. À partir de l’un de ses projets de partage de cours en ligne, le MITx qui fonctionne dès décembre 2011, l'établissement s’associe avec Harvard pour former en avril 2012 la plateforme edX[25]. Les deux institutions apportent chacun 30 millions de dollars pour le lancement du projet. Contrairement à Coursera et Udacity, edX est une association à but non-lucratif, dont le code est libre. La volonté de ne pas laisser le monopole de l’enseignement en ligne à des institutions privées constitue l’une des raisons avancées pour expliquer la création de edX. Berkeley rejoint le consortium courant juillet 2012[26], suivie des neuf universités de l’University of Texas Systems, et les annonces de partenariats se multiplient, plus de deux cent institutions d’envergure internationale ont exprimé leur intérêt pour une collaboration avec la plateforme. Pour l’heure, seuls le MIT et Harvard financent la plateforme, les autres universités se contentant de fournir le contenu pédagogique. Fin décembre 2012, on y trouve une quinzaine de cours centrés sur l’informatique et les disciplines scientifiques[27]. On y retrouve les cours d’intelligence artificielle et d’introduction à la programmation, désormais classiques au sein des MOOC. Le nombre d’internautes inscrits, avoisinant les 400 000, est fin 2012 notablement plus bas que Coursera.
Les autres initiatives des universités américaines [modifier]
Udacity, edX et Coursera ont tous trois marqué les esprits au point de devenir associés à l’acronyme MOOC, mais le phénomène ne se limite pas à ces trois plates-formes. Un certain nombre d’universités américaines partenaires de Coursera proposent des MOOC sur leur propre site, car il n’y a pas d’exclusivité des universités vis-à-vis de la plate-forme. Stanford Online héberge par exemple deux plates-formes open source, le Venture Lab[28] et Class2go[29]. Le premier, Venture Lab, a débuté en octobre 2012 avec entre autres des cours sur la création de nouveaux environnements d’apprentissage ou sur le lancement de start-up. Les cours dispensés par le Venture Lab reposent essentiellement sur le travail en équipe. Le second, Class2go, rassemble des cours plus proches du format dispensé sur Coursera. D’autres universités, comme le Caltech Institute[30] ou la Brown University[31] offrent sur leurs propres sites des cours respectivement sur le Machine Learning et la programmation. Ces initiatives prouvent que l’organisation de MOOC n’implique pas nécessairement de rejoindre Coursera ou edX, quand bien même ces dernières permettent d’acquérir une plus grande visibilité.
Le mouvement prend de l'ampleur [modifier]
Le succès des MOOC a conduit au lancement de programmes nationaux proposant une alternative à la dualité Coursera/edX, en particulier en Espagne ou en Inde. Un outil open source[7] est par exemple employé par l’université à distance espagnole[32] pour fournir les premiers MOOC en espagnol. Les Indian Institute of Technologies et l’Indian Institute of Science quant à eux proposent en janvier 2013 leurs premiers cours sur la plate-forme NPTEL, pour National Programme on Technology Enhanced Learning[33]. La fameuse Open University britannique va également construire une plateforme à travers une nouvelle entreprise, Futurelearn; plusieurs établissements prestigieux comme le King's College de Londres ou l'Université de Bristol ont annoncé leur intention de s'associer à cette plate-forme[34].Enfin, certains projets reviennent aux origines du terme, en se plaçant dans la continuité des MOOC lancés par Georges Siemens et Stephen Downes en 2008. C’est notamment le cas en France du cours Itypa[35], pour Internet Tout Y est Pour Apprendre, premier cours francophone qui vient de s’achever fin 2012 et qui a réuni près de mille étudiants. Il faut noter que le site Class Central[36] répertorie la majorité des cours passés, en déroulement et à venir, et permet de suivre en temps réel l’évolution du phénomène.
Plateformes privées et cours en ligne payants [modifier]
Les systèmes de gestion de l’apprentissage, ou Learning Management Systems (LMS) pour les anglo-saxons, servent aussi de base à la création de MOOC. Les LMS Canvas de Instructure[37], Udemy[38], et Course Sites[39] de Blackboard sont ainsi impliqués dans le mouvement. Le premier sert de base à la création de Canvas.net[40]. Comme dans Coursera, on y trouve des cours académiques limités dans le temps, dispensés par des professeurs d’établissements reconnus, mais aussi des cours moins académiques, comme par exemple un cours portant sur l’entraînement au marathon dispensé par un coach. Udemy propose une plateforme similaire à Canvas, elle offre aux enseignants la possibilité de faire payer aux étudiants les MOOCs qu'ils mettent au point. Enfin, Course Sites a été utilisé pour mettre en ligne des MOOC individuels, comme le premier cours de langue se revendiquant du mouvement MOOC. Ce cours d’espagnol, baptisé spanishmooc illustre qu’il est possible pour un professeur de mettre en place à moindres frais son propre cours, ouvrant de nombreuses perspectives quant à l’avenir de cette méthode d’enseignement. La vision de l'apprentissage associée à ces plateformes est dans une certaine mesure celle de la place de marché. Elles permettent de mettre à disposition des cours souvent payants, et parfois redondants avec des cours gratuits proposés sur les plateformes comme Coursera. Le site Skilled up[41], qui répertorie l'ensemble de ces cours payants ou gratuits, constitue un observatoire de ce marché émergent.
Types de MOOC : cMOOC et xMOOC [modifier]
En juillet 2012, une typologie des MOOC a été proposée par Stephen Downes[42] reprise par George Siemens dans un papier [43]. Pour reprendre ses termes, les xMOOC se concentrent sur la transmission de savoirs déjà existants tandis que les cMOOC, connectivistes, reposent sur la génération du savoir par les apprenants. Dans les plates-formes comme Coursera ou edX, les xMOOC sont prédominants, tandis que le Venture Lab héberge essentiellement des cMOOC. Les xMOOC et les cMOOC sont les héritières respectivement du mouvement OpenCourseWare et des MOOC de Georges Siemens et Stephen Downes. Ces termes sont cependant à utiliser avec prudence, compte tenu de la mixité des approches au sein d’un même cours, il s’agit davantage d’un gradient que d’une classification tranchée.
Par ailleurs, certaines analyses associent une plateforme nommée Khan Academy[44] aux MOOC, en insistant sur le fait que cette plateforme a joué un rôle précurseur dans le mouvement. La Khan Academy[45], et d'autres plates-formes équivalentes comme Tareasplus[46], proposent un certain nombre de ressources sous forme de vidéos courtes, souvent accompagnées d'exercices corrigés de manière automatique. Les vidéos étaient à l'origine centrées sur les mathématiques, au niveau primaire et secondaire. Il existe désormais des cours de niveau universitaire, et de nombreuses disciplines sont traitées, de l'histoire à la biologie. Leur modèle pédagogique est proche de celui de Udacity, tant du point de vue de la forme des cours magistraux que des modalités d'évaluation. La différence réside essentiellement dans le fait que l’étudiant est libre dans son parcours. Il navigue au sein d'une bibliothèque de ressources, dont il dispose à volonté. Quand bien même ces ressources sont organisées en ensembles cohérents au sein du site, elles ne forment pas à proprement parler des cours de format xMOOC. Dans un MOOC, les ressources pédagogiques sont présentées dans un ordre précis, suivant le modèle pédagogique de l'enseignant qui a la responsabilité du cours. Les étudiants n'ont pas à prendre entièrement la responsabilité de leur propre formation, et en ce sens ils ne sont pas à proprement parler autodidactes. Cela illustre la différence entre une bibliothèque de ressources et un xMOOC. Dans un xMOOC, c’est le professeur en charge qui fixe les objectifs pédagogiques.
Voici un tableau comparatif issu de la classification de Stephen Downes[47] :
| xMOOC : Issu des cours traditionnels | cMOOC : Issu de l'approche connectiviste | |
|---|---|---|
| Modèle pédagogique | Classique : Cours - exercices – contrôle des connaissances acquises | Connectivisme |
| Connaissance | Préparée avant le cours – déclarée | Distribuée – générée |
| Cohérence | Donnée par l'enseignant | Construite par les participants |
| Objectifs d'apprentissage | Défini par l'enseignant et le programme | Défini par chaque participant pour lui-même |
| Apprendre | Suivre le cours | Navigation, établir des connexions |
| Ressources | Définies dans le cours | Agrégées par les participants, abondance |
| Importance de l'échange entre pairs | faible à moyenne | fondamentale |
| Interactions | Forum sur le site du cours | Distribué, partant d'un portail, chaque participant peut utiliser Twitter, son blog.. |
| Synchronisation par | Déroulé du cours et instructeur | Interactions entre participants, thème de la semaine, point de rencontres (vidéoconférence en direct) |
| Résonance | Entre pairs | |
| Encourager autonomie et auto régulation | Maîtrise de e-compétences | |
| Domaine d'apprentissage | Disciplinaire, lié à un cours universitaire | Thématique centrale, mais ouvert et interdisciplinaire |
| Evaluation du succès | Délivrance d'un certificat de réussite | Auto-évaluation de l'apprentissage |
D'autres typologies ont été proposées, par exemple pour ajouter un troisième type de MOOC tourné vers un projet par équipes et par projet[48]. On a alors trois catégories de MOOC, selon qu'ils mettent en avant : le réseau des apprenants (Network-based), le travail d'équipe (Task-based) ou le contenu (Content-based)
Certification et problématiques économiques [modifier]
Les certificats de complétion [modifier]
La reconnaissance de la valeur des MOOC par un certificat constitue la clef de voûte de leur modèle économique ; tous les autres modes de rétribution des plates-formes en découlent. Il est possible dans un certain nombre de cas d'obtenir un certificat de complétion virtuel après avoir suivi un cours jusqu'à son terme[49]. Dans le cas de cours ouverts en permanence comme dans Udacity, passer à tout moment les tests automatisés avec succès suffit pour obtenir ce certificat. Dans le cas de Coursera, les tests, même automatisés, doivent être passés avant une date limite. Quoiqu'au final la décision en revienne à l'équipe pédagogique du cours, le non-respect des dates limites entraîne souvent l'impossibilité d'obtenir la certification, comme c'est le cas pour Coursera et le Venture Lab. Il faut noter que le processus d'évaluation par les pairs peut faire partie des tâches requises pour obtenir cette certification, qui n'est donc pas liée aux seuls examens. Dans le cas de Coursera, environ 10 % des étudiants d’un cours obtiennent la certification, bien qu'il y ait des exceptions notables[50]. Enfin,il existe pour un certain nombre de cours, de Udacity, de Coursera ou du Venture Lab une échelle dans le niveau de certification.
La première critique contre la valeur de ces certifications vient du fait que, de par sa nature même, rien ne garantit que la personne qui passe l'examen en ligne est bien la personne dont le nom est inscrit sur le certificat. Pour répondre à cette critique, Coursera a annoncé le 10 janvier 2013 le lancement d'un système de certification sécurisé, le Signature Track qui permet via une association avec les photos d'identité une assurance plus importante de l'identité de la personne ayant obtenu le certificat. Les examens sous forme de tests automatisés ne se faisant pas de manière synchrone, ils sont souvent discutés sur les forums associés au cours alors même que de nombreux étudiants ne l'ont pas encore passé, les étudiants qui discutent de ces tests peuvent se voir menacés d'exclusion du cours. Dans certains cours où l'évaluation automatisée domine, l'équipe pédagogique doit donc suivre en permanence les forums pour éliminer ce type de discussion. Cependant, il est évidemment toujours possible de tricher via des media qui ne seraient pas sous le contrôle de Coursera. Ces problèmes étant intrinsèquement liés au relatif anonymat d'Internet et au caractère asynchrone des MOOC, la solution crédible qui s'impose est la collaboration entre les plates-formes et des organismes de certification reconnus internationalement comme Pearson VUE [51]. Cette entreprise, présente dans 170 pays avec près de 4000 centres d'examens, permet de passer les tests informatisés en présence d'examinateurs, et constitue donc une garantie d'authenticité pour d'éventuels futurs employeurs. Les plates-formes edX et Udacity ont d'ores et déjà annoncé la mise en place d'un partenariat avec Pearson VUE [52]. La situation est plus complexe pour Coursera, qui n'est pas de même nature que les deux autres plates-formes. Ainsi, tous les cours dispensés à Coursera ne donnent pas lieu à une certification, même virtuelle. Il faut rappeler ici que edX et Udacity produisent eux-mêmes leurs cours en plus de développer la plate-forme alors que Coursera ne fournit que la plate-forme et laisse la responsabilité de l'organisation des cours aux universités, ce qui conduit à davantage d'hétérogénéité dans le processus de certification.
Outre la question de la fiabilité de la certification, se pose celle de sa reconnaissance, d’une part dans le monde académique, et d’autre part dans celui de l’entreprise. Il faut noter que les étudiants du MIT ou d’Harvard n’obtiennent pas à ce jour de crédits via les certificats obtenus sur la plate-forme commune aux deux universités, edX. Cependant, quelques universités ont commencé à reconnaître la validité des crédits obtenus sur les plateformes Coursera ou Udacity [53]; Coursera collabore depuis novembre 2012 avec l’American Council of Education sur la reconnaissance des crédits au sein du système universitaire américain, la situation est donc en rapide évolution.
Cette reconnaissance des crédits universitaires rentre également en conflit avec le modèle économique de certaines plate-formes MOOC. Par exemple, le contrat utilisateur de Coursera interdit à l'étudiant d'utiliser son certificat dans le cadre des études dans une université, comme on l'a constaté dans une expérience à l'Ecole Centrale de Lille[54], ce qui conduit à poser la question de la manière dont un MOOC peut être pris en compte dans un cursus : soit en payant Coursera, soit en intégrant le MOOC de manière indirecte.
Enfin, se pose la question de la reconnaissance des certifications par les entreprises. La question est particulièrement importante pour Coursera et Udacity qui sont des organisations à but lucratif, et dont l’une des sources potentielles de revenus est la mise en lien des étudiants avec de futurs employeurs. Pour le moment, les deux entreprises se concentrent sur les compétences en informatique. Le Coursera Careers Service[55] travaille sur la mise en relation des meilleurs étudiants avec de potentiels employeurs, et Udacity collabore avec une vingtaine d’entreprises centrées sur les technologies numériques comme Google, Facebook ou Twitter[56]. Le phénomène est encore cependant trop récent pour que l’on puisse en tirer des conclusions.
Modèle économique des plates-formes [modifier]
On peut noter que le modèle économique des différentes plates-formes n'est pas encore stable en janvier 2013; les plateformes à visée lucrative que sont Coursera et Udacity ont des sources de revenus réduites ou nulles, les cours étant totalement gratuits si l'on ne souhaite pas avoir de certification via la Signature Track. Compte tenu de leur coût de fonctionnement et des investissements conséquents qui ont été réalisés dans ces plates-formes, il est probable que leur modèle économique soit amené à évoluer rapidement. La récente publication du contrat[57] entre Coursera et l’University of Michigan a permis de mettre à jour les différentes pistes envisagées[58]. Coursera a annoncé que les contrats que la plate-forme avait signés avec les autres universités étaient de nature similaire. En cas de rentabilisation des cours, les universités ne recevraient qu’entre 6 et 15 % des revenus, en fonction de la durée du cours, le reste revenant à la plate-forme. Les enseignants en charge ne sont pour le moment pas directement rétribués par Coursera, il leur est cependant possible d’y faire la publicité de livres sur lesquels ils touchent des droits d’auteurs. On retrouve dans ce contrat plusieurs solutions envisagées pour rentabiliser les plates-formes, les universités se réservant le droit d’interdire certaines de ces approches pour des cours donnés ; les modalités de rétribution sont donc loin d’être fixées.
- La certification, en ligne ou en présentiel, et la vente de bases de données comprenant les données sur les étudiants à des employeurs potentiels[59] sont les pistes privilégiées car elles permettent de maintenir une gratuité du cours.
- Rendre les cours partiellement payants sur le modèle de Udemy, en particulier pour ceux qui fournissent des compétences recherchées sur le marché du travail. Les compétences en informatique en sont l’exemple le plus représentatif.
- La mise en place d’un système de tutorat et de notation par des personnes compétentes au sein d’un cours est également une approche envisagée. La plate-forme prendrait une commission sur les sommes versées au tuteur par l’étudiant.
- L’utilisation de Coursera comme plate-forme pour évaluer des étudiants ou employés prospectifs ou même pour la formation des employés au sein des entreprises.
- Enfin, les cours peuvent être sponsorisés par des entreprises tierces.
Pour ce qui est de edX, le modèle est légèrement différent dans la mesure où c’est une organisation à but non lucratif, Harvard et le MIT finançant la plate-forme, et les autres universités du X Consortium contribuant aux cours. Ce n’est pas incompatible avec les modes de rétribution décrits précédemment. Le cours de statistiques PH207X de edX utilisait par exemple le logiciel de la société Statacorp, gratuit pour les étudiants pour la durée du cours, mais payant par ailleurs.
La naissance d'un écosystème [modifier]
Les bénéfices financiers que les établissements d’enseignement supérieur peuvent espérer tirer de Coursera sont nuls fin 2012 et seront dans le meilleur des cas faibles au vu des clauses du contrat. Certains professeurs vont jusqu'à lever des fonds sur des plateformes de crowdfunding comme Kickstarter pour pouvoir financer l'hébergement de leur MOOC sur un serveur[60]. A vrai dire, l’enjeu pour les universités se situe davantage au niveau de leur future influence au sein des plates-formes, et partant de cela, de leur réputation au niveau international. Cela signifie potentiellement un investissement substantiel de la part des universités qui souhaitent s’imposer sur la scène de l’enseignement supérieur en ligne. La création à l’automne 2012 d’un poste de Director of Digital Learning[61] chargé de superviser la transformation des cours traditionnels du MIT en MOOC et le recrutement de statisticiens pour analyser les données issues des MOOC sont probablement des signes annonciateurs de cette dynamique. Par ailleurs, d’autres bénéficiaires potentiels de l’essor de ce mouvement sont les entreprises spécialisées dans l'éducation. Outre le tutorat qui peut se développer autour d'un cours, des start-up basées sur les technologies éducatives ont commencé à bénéficier du mouvement MOOC. Ceci tient au fait que les plates-formes ne peuvent pas développer seules l'ensemble des outils utiles à l'apprentissage. Les enseignants font souvent appel pour le travail collaboratif à des technologies extérieures aux plates-formes comme Google Hangout, ou des sites facilitant les rencontres dans la vie réelle, comme Meet up[62], qui recense plus de 1500 communautés Coursera à travers le monde. Cependant, de nouveaux outils de travail collaboratif liés aux plates-formes MOOC apparaissent, comme Studyroom[63] qui propose une classe virtuelle pour faciliter les interactions entre étudiants d’un même cours, ou Colrn[64] qui a vocation à faciliter les rencontres d'étudiants d'un même cours dans la vie réelle. D'autres start-ups, avec le soutien d'incubateurs dédiés aux edtech startups comme Imagine K12[65], sont actuellement en cours de développement. C'est notamment le cas de Knewton[66], une start-up basée sur l'apprentissage adaptatif, qui a levé plusieurs dizaines de millions de dollars et qui pourrait d'ici peu jouer un rôle majeur dans le monde du e-learning et peut-être des MOOC. Comme le souligne Georges Siemens, un univers d'applications, semblable à celui qui s’est mis en place pour Facebook et d’autres sites similaires, est en train de se développer pour les MOOC, que l'on pourrait appeler les MOOC Apps.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Blog Educpros "La Révolution MOOC" qui comporte une quinzaine d'article [11]
- Blog de Thot Cursus, la catégorie MOOC de ce blog comporte une dizaine d'articles
- Blog Techniques innovantes pour l'enseignement supérieur, la catégorie MOOC de ce blog comporte une demi-douzaine d'articles
- lien entre les MOOC et les propositions sorties des Assises de l’Enseignement Supérieur en France, blog « L'université, la recherche » de Jean-François Méla
Les MOOC francophones [modifier]
- Prévus
- Session ouverte au recrutement le 10 janvier 2013 : MOOC Gestion de projet. Ce MOOC de l'École centrale de Lille est le premier MOOC en France à délivrer un certificat en cas de réussite (il y a en fait trois certificats : basique, avancé, par équipe).
- Session ouverte au recrutement le 30 janvier 2013 : Analyse Numérique pour Ingénieurs par l'EPFL,7 semaines, démarrage le 18 février 2013, (4 à 6 h par semaine).
- 2 avril 2013 : Introduction aux réseaux cellulaires, cours sur les réseaux mobiles GSM, 3G, LTE, Télécom Bretagne
- 13 mai 2013 : Problèmes et politiques économiques : les outils essentiels d'analyse, cours délivré par HEC Montréal (Québec), sur la plateforme de l'école EduLib, 6 semaines.
- septembre 2013 : Le droit des sociétés français - les structures de l'entreprise - le gouvernement d'entreprise , cours proposé conjointement par l'Ecole de droit de la Sorbonne (Université Paris 1), (Centre Audiovisuel d'Etudes Juridiques des Universités de Paris) et l'ESCP Europe, 6 semaines.
- 21 Septembre 2013 : Introduction à la théorie et au calcul des probabilités, cours proposé par l'Ecole Polytechnique sur Coursera, par Jean-René Chazottes.
- 23 septembre 2013 Conception et mise en oeuvre d'algorithmes, cours proposé par l'Ecole Polytechnique sur Coursera, par Dominique Rossin and Benjamin Werner ; 23 Septembre 2013, 8 semaines (6 à 8h par semaine).
- octobre 2013 : Calvin - histoire et réception d'une Réforme, cours proposé par l'Université de Genève, Faculté autonome de théologie protestante sur Coursera, par Christophe Chalamet et plusieurs collaborateurs, 5 semaines (cours en français, sous-titres anglais, 3 à 4h par semaine).
- 21 octobre 2013 : Initiation à la théorie des distributions, cours proposé par l'Ecole Polytechnique sur Coursera, par François Golse and Yvan Martel, 9 semaines (3 à 5h par semaine).
- (pas de date) Introduction à la programmation orientée objet par l'EPFL sur Coursera
- Passés
- Internet, tout y est Pour Apprendre s'est déroulé fin 2012. Il s'agissait d'un MOOC connnectiviste (cMOOC ne délivrant pas de certificat)
- EDUlib - EDUlib, premier CLOM en français au Québec - par HEC Montréal.
Liens anglophones [modifier]
Sites web utiles pour choisir un MOOC ou accompagner les apprenants [modifier]
- (en)Le plus important portail d'annonce de MOOC est Class Central, qui se présente comme un « agrégateur de MOOC »
- (en)Pour favoriser les rencontres IRL entre apprenants, la plate-forme meetup est la plus utilisée
- (en)Pour le travail collectif, des groupes d'apprenants peuvent travailler ensemble à distance sur StudyRoom
- enfin, pour évaluer les MOOC, le site de référence est (en)CourseTalk
Sites web proposant des MOOC [modifier]
- Class2Go (lien) MOOC géré par Stanford University.
- Coursera une entreprise fondée par des professeurs de Stanford University.
- Canvas Network une entreprise fournissant à la base des LMS aux universités, qui a développé son favoir-faire pour proposer des MOOC (lien).
- edX une organisation non-lucrative associant le Massachusetts Institute of Technology, Harvard University et University of California, Berkeley.
- Udacity une organisation privée foundée par Sebastian Thrun, David Stavens et Mike Sokolsky dans un but de démocratisation de l'éducation.
Notes et références [modifier]
- (fr) Jean-Marie Gilliot, « Les Cours en Ligne Ouverts et Massifs, explication en français par Stephen Downes », blog: Techniques innovantes pour l'enseignement supérieur, 18 juillet 2012. Consulté le 30 mars 2013
- CLOM est l'acronyme d'usage en français pour « Cours en Ligne Ouverts et Massifs » ou encore « Cours en Ligne Ouverts aux Masses »
- (fr) Jean-Marie Gilliot, « différents types de MOOC », blog: Techniques innovantes pour l'enseignement supérieur, 12 juin 2012. Consulté le 30 mars 2013
- (fr) Matthieu Cisel, Éric Bruillard, « Chronique des MOOC », revue STICEF. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Lindsey Smith, « 5 education providers offering MOOCs now or in the future », Education Dive, 31 juillet 2012. Consulté le 30 mars 2013
- (fr) Une start-up américaine rend les MOOCs à la portée de toutes les universités, Les Bulletins Electroniques des Ambassades de France, 18 décembre 2012. Consulté le 30 mars 2013
- (en) site de OpenMOOC. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Stanford Makes Open Source Platform, Class2Go, Available to All, openculture.com, 15 janvier 2013. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Site du MIT OpenCourseWare, MIT. Consulté le 30 mars 2013
- (fr) Site de l'OpenCourseWare Consortium, OpenCourseWare Consortium. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Site du site Stanford Engineering Everywhere, Université Stanford. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Site du Yale Open Courses, Université Yale. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Discussions sur le cours CCK08, ELEARNSPACE. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Blog de Georges Siemens, University of Victoria. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Stephen Downes, « Blog de Stephen Downes ». Consulté le 30 mars 2013
- (en) Raymond Pacia, « AllLearn expands reach », Université Yale, 25 mars 2005. Consulté le 30 mars 2013
- (en) L'échec du programme Alllearn (What Went Wrong with AllLearn?), University Business, 06 janvier 2006. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Sebastian Thrun, « Cours d'intelligence artificielle ». Consulté le 30 mars 2013
- (en) Site de Udacity, Udacity. Consulté le 30 mars 2013
- (en) Start-Up Expands Free Course Offerings Online, the Wall Street Journal. Consulté le 30 mars 2013
- (en) How to build a start-up, Udacity. Consulté le 30 mars 2013
- Cours de Machine Learning du site Stanford Engineering Everywhere
- Coursera Raises 16 Millions The Venture Beat
- Universités partenaires de Coursera
- Lessons learned from MITx’s prototype course
- Berkeley Joins edX Effort to Offer Free Open Courses The Chronicle of Higher Education
- [1] Cours offerts par edX
- [2] Site du Venture Lab
- [3] Site de Class2go
- [4] MOOC du Caltech Institute
- [5] MOOC de la Brown University
- [6] Plateforme de MOOC de l'UNED
- [7] Les MOOC du programme indien NPTEL
- [8] Article du Chronicle of Higher Education sur les MOOC britanniques
- [9] Site d'Itypa
- [10] Site de Class Central
- Site de Instructure
- Site de Udemy
- Site de Course Sites
- Site du réseau Canvas.net
- Le site Skilled up
- proposition
- MOOCs are really a platform
- Article du Chronicle of Higher Education sur la Khan Academy
- Site de la Khan Academy
- Site de Tareas Plus
- Tableau dérivé d'une synthèse de « What is the theory that underpins our moocs? » traduite dans le blog de Jean-Marie Gilliot.
- (en) Three Kinds of MOOCs Lisa Online Teaching Blog
- MIT, MOOC, et certification, article du Chronicle of Higher Education
- Retour d'expérience du cours de programmation en Scala de l'EPFL
- de Pearson VUE
- Article sur les partenariats avec Pearson VUE
- Article du Chronicle of Higher Education sur la reconnaissance des crédits
- Testing out Massive Open Online Courses (MOOCs) at Centrale Lille : feedback and issues for the future Centrale-Beihang workshop, 11/12/2012
- Le service des carrières de Coursera
- Career Team - Udacity
- Contrat entre Coursera et l'University of Michiga
- Article du Chronicle of Higher Education sur les stratégies de monétisation de Coursera
- Article du Chronicle of Higher Education sur le lien entre Coursera et employeurs
- Article du Chronicle of Higher Education sur le financement de MOOC via Kickstarter
- Article sur la nomination au MIT du Director of Digital Learning
- La communauté Meet up de Coursera
- Site de Study Room
- Site de Colrn
- Site de Imagine K12
- de Knewton