Christianisme en Irak

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Les chrétiens d'Irak sont au nombre de 636 000 environ en 2005, représentant 2 % de la population du pays. Ils étaient encore un million en 1980 ; leur survie est compromise. C'est une des plus anciennes communautés chrétiennes du Moyen-Orient.

Communautés chrétiennes[modifier | modifier le code]

Distributions des chrétiens d’Irak selon les différentes confessions[1]

Église Année 2000
Église catholique chaldéenne 600 000 fidèles
Nestoriens 150 000 fidèles
Église catholique syriaque 47 000 fidèles
Église syriaque orthodoxe 40 000 fidèles
Église latine 6 000 fidèles
Église arménienne catholique 5 000 fidèles
Église apostolique arménienne (Arméniens orthodoxes) 4 000 fidèles
Église orthodoxe d'Antioche (Grecs Orthodoxes) 3 000 fidèles
Église grecque-catholique melkite 3 000 fidèles
Église maronite 1 000 fidèles
Protestants 1 000 fidèles
Total des Chrétiens 860 000 fidèles

Les Églises de rite syriaque oriental[modifier | modifier le code]

Église catholique chaldéenne

La majorité des chrétiens irakiens appartient à l'Église catholique chaldéenne et représente 600  000 personnes.

Église apostolique assyrienne de l'Orient

Ancienne Église de l'Orient

Les Églises de rite syriaque occidental[modifier | modifier le code]

Église syriaque orthodoxe

Église catholique syriaque

Les Églises de rite arménien[modifier | modifier le code]

Église apostolique arménienne

Église catholique arménienne

Le 26 janvier 2007, en Irak, le pape Benoît XVI a confirmé l'élection de l’archevêque arménien de Bagdad, Mgr Emmanuel Dabbaghian, né en Syrie, à Alep, en 1933, qui a été ordonné prêtre en 1967. Il était auparavant curé de la paroisse arménienne catholique de Tbilissi, en Géorgie.

Les autres Églises et communautés[modifier | modifier le code]

Église orthodoxe (melkite)

Église catholique romaine (latine)

Histoire[modifier | modifier le code]

Au commencement di 17e siècle, Emir Afrasiyab de Basra entrait en affaires avec les Portugais et alors, ceux-ci établirent un comptoir dans la ville et eurent même la permission d’édifier une église
Article détaillé : Église de l'Orient.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

La Libre Belgique, du 19 mai 2006, p. 15, évoque un tableau sombre du sort des chrétiens de ce pays. En Irak, les chrétiens sont persécutés et souvent contraints à l'exil selon les déclarations d'Amine Gemayel. Ils doivent faire face à une vague de fondamentalistes, notamment suite à l'extrémisme musulman.

En octobre 2006, un prêtre syriaque orthodoxe est enlevé et décapité et un jeune garçon de 14 ans est crucifié par des intégristes musulmans[2]. Les religieuses sont brutalisées et les femmes chrétiennes sont violées.

Relations avec les non chrétiens[modifier | modifier le code]

Un article du Chiesa[3], du 2 juin 2007, explique la situation des chrétiens, notamment dans le quartier à majorité chrétienne de Dora à 10 kilomètres au sud-ouest de la capitale. « Des groupes liés à al Qaïda ont instauré un prétendu “État islamique en Irak” » et prélève le jizah, l'impôt des infidèles, qui s'élève jusqu'à 200 dollars par an, soit de quoi subvenir aux besoins d'une famille de 6 personnes pendant 1 mois.

Certaines familles chrétiennes sont contraintes de donner une de leurs filles en mariage à un musulman pour rester. « Une fatwa interdit de porter la croix au cou. Quant aux églises, c’est à coups de grenades qu’elles ont été contraintes d’ôter les croix de leurs coupoles et de leurs façades. À la mi-mai, l’église assyrienne de Saint-Georges a été incendiée. » Le 31 octobre 2010, la veille de la Toussaint, 42 personnes ont été tuées et 60 autres blessées dans la cathédrale du Perpetuel Secours de Bagdad[4]. Les deux prêtres ont été tués. La France est préoccupée par le sort des chrétiens d'Irak[5].

L'histoire de Joseph Fadelle, irakien musulman converti au catholicisme, est racontée dans Le Prix à payer.

En 2014, la conquête d'une partie de l'Irak par l'État islamique conduit à une épuration de plusieurs villes habitées par des Chrétiens depuis plus de 1800 ans : ils ont le choix entre se convertir, prendre l'exil, offrir une de leur fille à un musulman, étant rançonnés au passage, des centaines sont égorgés vifs ou fusillés. À Mossoul, le tombeau du prophète Jonas est détruit par les islamistes[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Epiphany Byzantine Catholic Church », sur www.newbyzantines.net (consulté le 26 mai 2010)
  2. (en) « Islamic Group Beheads Assyrian Priest, Crucifies 14 Year Old Boy in North Iraq », sur www.aina.org,‎ 10/12/2006 (consulté le 26 mai 2010)
  3. Article du Chiesa
  4. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/10/31/009-irak-otages-eglise.shtml
  5. Vidéo du Sénat français
  6. Étienne de Montéty, « L'épuration islamiste », Le Figaro, mercredi 30 juillet 2014, page 1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Le Coz, Histoire de l'Église d'Orient (Chrétiens d'Irak, d'Iran et de Turquie), Paris, Cerf,‎ 1995 (ISBN 2204051144)
  • Jean-Marie Mérigoux, Va à Ninive ! Un dialogue avec l'Irak, Paris, Cerf,‎ 2000 (ISBN 2204065226)
  • Joseph Yacoub, Menaces sur les Chrétiens d'Irak, Paris, C.L.D.,‎ 2003 (ISBN 2854434250)
  • Henri Tincq, « Le pape prend la défense de la communauté chrétienne d'Irak », Le Monde,‎ 27 novembre 2007
  • Jean-Michel Cadiot, Les chrétiens ds'Orient. Vitalité, souffrances, avenir, Salvator, 2010

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]