Bank of Credit and Commerce International

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La Bank of Credit and Commerce International, sigle BCCI (Banque de crédit et commerce internationale en français), était une banque fondée au Pakistan en 1972.

La BCCI est une banque du Moyen-Orient basée au Luxembourg, qui connaîtra une faillite retentissante en 1991. Elle a été associée à diverses activités criminelles, en particulier le blanchiment d'argent au profit des cartels colombiens de la cocaïne et du général Noriega au Panama.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1988 : Des membres de la filiale de la BCCI de Tampa, Floride sont impliqués dans un trafic de stupéfiants.
  • Juillet 1991 : Faillite et fermeture de la banque BCCI.

Elle a été qualifiée le 29 juillet par Time comme étant « la plus sale banque de toutes »[1].

Commission sénatoriale Kerry[modifier | modifier le code]

Pendant leur enquête sur l'affaire Noriega, la commission sénatoriale que préside le sénateur John Kerry, futur candidat à la Présidence des États-Unis, a des raisons de penser que la BCCI aide au blanchiment de l'argent du trafic de cocaïne du général Noriega, président du Panama.

En décembre 1992, les sénateurs John Kerry et Hank Brown, républicain du Colorado, publient The BCCI Affair[2], qui relate le scandale et prouve que la BCCI était liée à des organisations terroristes. Elle évoque l'implication dans le dossier du Ministère de la Justice, du Trésor Public, des Douanes et de la Banque Fédérale, ainsi que de lobbyistes influents et de la CIA. (The BCCI Affair, Report to the Committee on Foreign Relations, United States Senate, Senator John Kerry and Senator Hank Brown, december 1992 - 102nd Congress 2nd Session Senate Print 102-140.)

Dans leur rapport, John Kerry et Hank Brown condamnent le gouvernement de George Bush et notamment Robert Mueller alors Procureur Général pour son manque de rapidité dans le traitement de l'affaire. John Kerry par ailleurs est critiqué de toutes parts pour n'avoir pas dénoncé de façon plus virulente les démocrates impliqués dans l'affaire, et par les démocrates pour avoir dénoncé certains de leurs membres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Time magazine du 29 juillet 1991
  2. http://www.fas.org/irp/congress/1992_rpt/bcci/

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]