Jean-Charles Brisard

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Jean-Charles Brisard, né le 13 mai 1968 à Dijon, est consultant international, spécialiste des questions liées au terrorisme et à son financement, au blanchiment d’argent, à l’intelligence économique et au renseignement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Brisard est titulaire d’un DEA en droit international public obtenu à l’université Paris II Panthéon-Assas en 1994. Il est diplômé de l’Institut de droit comparé de Paris où il s’est spécialisé dans l’étude comparative du droit des pays du Common law, des pays arabes et des pays de l’Est. Il a également étudié le droit international à la School of Foreign Service de l’université de Georgetown (États-Unis).

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

De 1997 à 2001, Jean-Charles Brisard est directeur adjoint du renseignement économique, financier et stratégique du groupe Vivendi Universal. Il a également été l'assistant parlementaire du député Alain Marsaud [1].

Il fonde par la suite Dataceo en 2001, une société de bases de données spécialisée dans le renseignement économique[2].

Politique[modifier | modifier le code]

En 1990, Jean-Charles Brisard assiste le sénateur des États-Unis Timothy E. Wirth pour les questions liées aux affaires étrangères [3].

À partir de 1994, Jean-Charles Brisard mène deux missions en parallèle : attaché militaire au sein du Cabinet du Premier Ministre Édouard Balladur jusqu’en 1995 [4], il travaille également à l’Assemblée nationale jusqu’en 1997, en tant que collaborateur d’Alain Marsaud, alors chef de la section section anti-terroriste du parquet de Paris [5].

Terrorisme islamiste[modifier | modifier le code]

Il est depuis 2001, considéré comme un expert du terrorisme islamiste. De 2002 à 2010, il a été enquêteur en chef et expert pour les avocats de familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001 sur le terrorisme islamiste dans le cadre de leurs procédures judiciaires[6].

Il est l’auteur de la première étude mondiale sur les réseaux financiers d’Oussama Ben Laden (L’environnement économique d’Oussama Ben Laden[7]), réalisée pour les services de renseignement français et publiée par l’Assemblée nationale en 2001[8]. Il a témoigné de son travail devant plusieurs commissions parlementaires aux États-Unis et en France. Il a également réalisé une étude sur le financement du terrorisme pour le président du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a témoigné dans plusieurs procédures judiciaires portant sur le terrorisme, le financement du terrorisme et le blanchiment, en France, en Suisse, en Grande-Bretagne ainsi qu’aux États-Unis. Il effectue régulièrement des formations aux techniques de financement du terrorisme au profit d’autorités publiques nationales et internationales.

En 2002, dans un rapport rendu à la presse, Jean-Charles Brisard dénonce des liens suspects entre Yeslam Binladin et son demi-frère Oussama Ben Laden : du 17 août 1990 à octobre 1997, Oussama Ben Laden possédait un compte à la banque UBS, numéro de compte 575 167, et Yeslam Binladin disposait d'une procuration[9]. En septembre 2004, le juge Renaud Van Ruymbeke convoque Yaslem Binladin[10]. Le 27 décembre 2006, Renaud Van Ruymbeke rend une ordonnance de non-lieu : « Les investigations menées n'ont pas permis de caractériser des opérations de blanchiment ou de financement d'activités ou de réseaux liées à Oussama Ben Laden »[11].

De forts soupçons demeurent selon le juge Van Ruymbeke. L’enquête n’aurait pu aboutir à cause du manque de collaboration des paradis fiscaux par lesquels l'argent aurait transité. Le juge précise dans son ordonnance : «Il existait des liens entre Yeslam Binladin, la SICO (société suisse Saudi Investments and Co), le Saudi Binladin Group ainsi que des liens entre ce groupe saoudien et des financiers soutenant les opérations terroristes menées par Oussama Ben Laden » [12].

Le 31 octobre 2006, Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié publient des excuses officielles sous forme d’encart publicitaire en page 4 du Figaro à l’encontre de la famille Bin Mahfouz, pour avoir porté des accusations contre elle, sur la base de sources erronées[13],[14].

Consultant international[modifier | modifier le code]

Jean-Charles Brisard est à la tête de la société JCB Consulting International[15] Il apporte son expertise sur des sujets aussi variés que l’intelligence économique, le droit international public, les affaires publiques et la communication. Il participe à des enquêtes internationales de grande ampleur, et intervient dans les médias français et internationaux sur les questions liées au terrorisme et à son financement. Sur l'affaire Merah, Jean-Charles Brisard s'est exprimé à plusieurs reprises[16], et a remis en question l'efficacité réelle d'un projet de loi sur les apprentis djihadistes devant être débattue par le gouvernement[17]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « ENTRE LA CWA ET LYONNAISE DES EAUX/VIVENDI:L’homme derrière le contrat secret de 1999 », Le Mauricien, 29 avril 2012.
  2. « Laurent Obadia nommé conseiller économique », Week-End Île Maurice, Le Mauricien, 2 avril 2006.
  3. Forbidden Truth: U.S.-Taliban Secret Oil Diplomacy and the Failed Hunt for Bin Laden
  4. L’Elysée et la Libye, forts bruits de fonds,liberation.fr, 13 mars 2012
  5. Comment les islamistes attaquent la France, lepoint.fr, 17 janvier 2007
  6. « J-C Brisard: « Je suis favorable à une nouvelle enquête » », Reopen911, 26 novembre 2009.
  7. Christophe Deloire, « Ben Laden au peigne fin », Le Point, 16 novembre 2011.
  8. Rapport d'information,assemblee-nationale.fr, 10 octobre 2001
  9. Ian Hamel, « Oussama Ben Laden, ancien client de l'UBS », Swissinfo.ch, 2 octobre 2004.
  10. « Le demi-frère de ben Laden convoqué chez le juge », NouvelObs.com, 28 septembre 2004.
  11. Ian Hamel, « Les erreurs à répétition d'un «spécialiste» du terrorisme », Le Matin, 20 janvier 2007.
  12. « Oussama Ben Laden, une insaisissable fortune au service d'al-Qaida », Le Point.fr, 5 mai 2011
  13. « Ouvrage sur Ben Laden : mea culpa des auteurs », NouvelObs.com, 1er novembre 2006.
  14. « Excuses publiques de Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié à Khalid et Abdulrahman bin Mahfouz », reproduction de l’encart sur le site du Réseau Voltaire, 2 novembre 2006.
  15. JCB Consulting, Societe.com.
  16. Jean-Charles Brisard, Le nouveau Mohamed Merah est-il en ce moment même tapi dans l’ombre ?, Atlantico, 13 aout 2012
  17. William Molinié, Terrorisme: Les apprentis du djihad ciblés, 20 Minutes, 18 septembre 2012
  18. Décret du 14 novembre 2008 portant promotion et nomination, JORF no 266 du 15 novembre 2008, p. 17476, texte no 4, NOR PREX0823631D, sur Légifrance.

Lien externe[modifier | modifier le code]