Ballade des dames du temps jadis

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La Ballade des dames du temps jadis est une œuvre de François Villon. Partie centrale de son recueil Le Testament (connu aussi comme Le Grand Testament), elle précède La Ballade des seigneurs du temps jadis et La Ballade en vieil langage Françoys, avec lesquelles elle forme un triptyque. Comme pour les autres pièces du Testament, le titre provient de l'édition de Clément Marot. Villon n'en a pas proposé, comme l'attestent les premières éditions de son œuvre.

Cette petite ballade en octosyllabes (trois huitains et un envoi) constitue un des poèmes les plus célèbres de François Villon : marqué par un lyrisme qui exploite les thèmes traditionnels de l'ubi sunt (=où sont ceux qui furent avant nous) et de la fuite du temps, il constitue une évocation mélancolique de la destinée humaine scandée par le célèbre refrain « Mais où sont les neiges d'antan ? ».

Georges Brassens a mis cette ballade en musique en 1953.

Contexte[modifier | modifier le code]

La Ballade des dames du temps jadis forme avec les deux ballades qui la suivent (Ballade des seigneurs du temps jadis et Ballade en vieil langage français) un triptyque illustrant le thème de la mort universelle amorcé dans la strophe XXXV du Testament quand, après avoir évoqué sa jeunesse perdue et le passage du temps qui le conduit à « l'entrée de vieillesse » (« Mes jours s'en sont allés errant »), Villon parle de la mort qui « tout assouvit »[1]. Il ouvre le grand thème judéo-chrétien de l'ubi sunt qu'on trouve chez le prophète Isaïe, dans le livre de Baruch (« Ubi sunt principes gentium ») ou saint Paul (Corinth I, 19-20 « Ubi conquisitor hujus saeculi ») et qui est un topos de la littérature médiévale[2]. Le vers 225 est explicite : « Où sont les gracieux galants / Que je suivaie au temps jadis ? » et Villon dépasse son cas personnel et celui de sa famille de « pauvre et petite extrace » pour développer le thème du « commun trépas » (Malherbe) et du destin des puissants comme Jacques Cœur qui pourrit « sous riche tombeau » (v.288). La strophe XXXIX dit fortement la règle existentielle « Je congnois que pauvres et riches / ../ Mort saisit sans exception ». Ce lieu commun du Moyen Âge se nourrit évidemment de la culture chrétienne qui s'illustre dans les danses macabres des XIVe et XVe siècles. Cependant les vers 325-328 introduisent le thème particulier de la femme et du destin de décomposition du « Corps féminin qui tant es tendre / Poly, suef, et si précieux »[3]. La conjonction des deux thèmes lyriques majeures de la poésie médiévale que sont la mort et la femme au corps gracieux trouve son point d'orgue dans la Ballade des dames du temps jadis.

La Ballade des seigneurs du temps jadis qui la suit a un titre moins approprié car à l'exception de Charlemagne, les seigneurs nommés sont tous des contemporains de François Villon morts pour la plupart dans les années 1450 : le plus récent qui permet de dater le poème est le roi Charles VII mort en 1461, Les plus anciens sont cités dans l'envoi : Dugesclin est mort en 1380, le Dauphin d'Auvergne en 1426 et le duc d'Alençon Jean Ier en 1415.

La Ballade en vieil langage français qui vient ensuite est célèbre pour son refrain « Autant en emporte le vent » (l'expression est attestée dans des textes antérieurs comme Livre du Chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de ses filles, fin XIVe siècle et très diffusé [4] reprend le thème général du commun trépas qui emporte papes, empereurs et puissants seigneurs comme leurs servants : « Princes a mort sont destinez,/ Et tous autres qui sont vivans. ».

Les strophes suivantes du Testament égrainent encore les formules : « Ce monde n'est perpétuel,/ …/ Tous sommes sous mortel coutel » (v.421-423) qui confirment que la mort est bien le thème central de l’œuvre de Villon. Il donne cependant sa philosophie personnelle dans une formule amusée : « Mais que j'aie fait mes étrennes,/ Honnête mort ne me déplaît » (v. 419-420 = si j'ai pu en profiter), à quoi fait écho les Regrets de la Belle Heaumière qui, devenue vieille, regrette le bon temps de sa jeunesse (vers 325). Cette invitation à la vie s'accompagne malgré tout de l'amertume des peines d'amour : « Pour un plaisir mille douleurs » » (v.624) ou « Ainsi m'ont amours abusé » (v.704).

Éclairage[modifier | modifier le code]

Le poème écrit comme le Testament vers 1460-1461 possède les spécificités de la langue mouvante du XVe siècle : le lexique est parfois délicat (v 12 : essoine = épreuve ?) et la prononciation n'est pas celle d'aujourd'hui d'où un décompte des syllabes différent (ex. v.10 moine/mouène, v. 13 reine/rouène). La disposition des rimes demande aussi une approche particulière : dans la 2e strophe Héloïs est sans e et constitue une rime masculine, le s final se prononçant dans tous les cas. Par ailleurs les rimes sont disposées classiquement et la structure ABABBCBC est reprise dans chaque strophe. L'envoi final qui s'ouvre par l'apostrophe canonique « Prince », constitue une demi-strophe – un quatrain – qui porte le refrain célèbre.

La Ballade des dames du temps jadis mérite bien le titre que lui a donné Clément Marot dans son édition de 1533 : les douze femmes désignées dans le poème sont des « dames », c'est à dire des personnages de noble extraction ou de réputation historique. Elles renvoient toutes sauf Jeanne d'Arc à des époques lointaines qui correspondent à l'adverbe « jadis » (= il y a déjà des jours), sens qu'éclaire l'opposition de Verlaine entre Jadis et naguère (= il n'y a guère de temps). L'identification des dames est parfois incertaine et discutée mais on remarque leur présentation : la 1ère strophe met en avant des femmes célèbres pour leur beauté (mythologie comme Écho ou Antiquité comme Flora ou Thaïs), la 2e évoque des hommes victimes de l'attrait des femmes (Abélard et Buridan), la 3e strophe fait défiler des femmes de pouvoir, réelles ou légendaires (Berthe au grand pied, Blanche de Castille -discutée-, Erembourg du Maine ou Jeanne d'Arc)[5]. Cette évocation de différents destins n'est cependant pas une danse macabre : les dames défilent avec leur beauté et leurs qualités : « la très sage Héloïse » (= la savante), la reine à voix de sirène, « la bonne Lorraine » (= la vaillante Jeanne d'Arc). Elles ont disparu comme les neiges d'antan, les neiges de l'année d'avant, laissant le souvenir d'une pureté évanouie que symbolise la Vierge souveraine qui seule a échappé à la décomposition cadavérique. Le mot « antan » laisse une marge d'interprétation entre le sens premier « l'année d'avant » (ante annum) et un sens plus large de passé indéfini.

La mort n'est pas nommée, elle est suggérée : la question répétée de l'ubi sunt et la présence du refrain rythme la lancinante interrogation existentielle et souligne l'expression lyrique du poète que l'emploi de l'octosyllabe rend moins dramatique. La mélodie écrite par Georges Brassens et sa voix bonhomme vont aussi dans le sens d'une atténuation de la gravité pour rester dans la tonalité mélancolique de la complainte.

On notera que Paul Verhuyck dans son article François Villon et les neiges d'antan a proposé en 1989 une hypothèse particulière en rattachant les figures féminines évoquées par Villon à la tradition des statues de neige dans les régions de l'Artois et des Flandres[6].

Postérité[modifier | modifier le code]

La Ballade des dames du temps jadis deviendra avec la Ballade des pendus l'un des textes les plus célèbres de Villon.

Éditions[modifier | modifier le code]

La première édition des textes de François Villon est celle de Pierre Levret en 1489. Les rééditions seront assez nombreuse dans la première moitié du XVIe siècle, avec en particulier celle de Clément Marot en 1533. L’œuvre de Villon est ensuite oubliée comme la littérature du Moyen Âge jusqu'au début du XVIIIe siècle avec une édition à Paris en 1723 et surtout une édition critique par Eusèbe de Laurrière et le R.P. du Cerceau à La Haye en 1744. Mais c'est l'époque romantique qui redécouvrira vraiment François Villon avec l'édition en 1832 par l'abbé Prompsaut des Œuvres de Maistre Villon et une édition des œuvres complètes en 1854 par Paul Lacroix : on considérera dès lors Villon comme un des pères de la poésie lyrique française au destin de poète maudit. La fin du XIXe siècle verra comme le XXe siècle la multiplication des éditions savantes[7].

Références[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Première référence postérieure à priori connue, le refrain est d'abord cité en 1508 dans Le livre de la Deablerie d'Eloy d'Amerval[8] :

Mais ou sont les nesges d'antan?
Ilz sont passez, eulx et leurs jours.
Ilz sont bien loing, s'ilz vont tousjours.

Puis François Rabelais le citera en 1532 dans son Pantagruel[9] :

"dyamanz et rubiz en perfection."
Et où sont-ilz dist Epistemon.
Par sainct Joan dist Panurge,
Ilz sont bien loing, s'ilz vont toujours.
Mais où sont les neiges d'antan?
C'estoit le plus grand soucy que eust Villon le poète parisien.

Si l'expression "les neiges d'antan" ne figure pas dans l'édition princeps de Pantagruel, le vers « Ilz sont bien loing, s'ilz vont toujours » est quant à lui bien présent formant donc une référence indirecte vers les "Neiges d'antan" via le texte d'Eloy d'Amerval.

Au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'expression « Neiges d'antan » semble déjà ancrée dans la langue Française dans son acceptation actuelle et dans l'article "neige" du Dictionarie of the French and English Tongues, publié en 1611 par Randle Cotgrave, on peut lire: « Neiges d'antan: Things past, forgotten, or out of date long agoe »[10].

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans son Dictionnaire universel, publié en 1701, Antoine Furetière (1619-1688) écrit sous l'article "Neige" : « NEIGE, se dit proverbialement en ces phrases, Je ne fais non plus cas de cette affaire que des neiges d'antan »[11], ce qui montre que l'expression reste connue.

Dans une traduction française de Don Quichotte de Cervantes publiée en 1773, Sancho Panza dit « ou il n'a pas plus à voir avec nos aventures qu'avec les neiges d'antan »[12]. Les "neiges d'antan" sont aussi citées page 114 du même ouvrage[13].

A partir du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le refrain est ensuite cité dès 1843 comme un proverbe dans un journal à propos de la programmation des œuvres lyriques : « Mais où sont les neiges d'Antan ? C'était l'unique souci qui troublât ce pendart de Villon. » [14]. En témoigne encore le pastiche de Théodore de Banville avec sa Ballade des célébrités du temps jadis de novembre 1856, reprise dans le recueil des "Odes funambulesques[15] que résume l'envoi :

Ami, quelle déconfiture !
Tout s’en va, marchands d’orviétan
Et marchands de littérature :
Mais où sont les neiges d’antan !

Victor Hugo dans Les Misérables publié en 1862 note lui aussi la célébrité du poème et de son refrain en parlant de « ce vers si exquis et si célèbre : Mais où sont les neiges d'antan ? » -(tome IV, livre septième, ch. II « Racines ») et un peu plus tard Guy de Maupassant cite deux strophes de la ballade dans La Chevelure, nouvelle publiée en 1884, avec cette introduction : « Et les vers de Villon me montèrent aux lèvres, ainsi qu'y monte un sanglot ». Georges Brassens consolidera cette célébrité à l'époque contemporaine en faisant de la « Ballade des dames du temps jadis » une chanson en 1953. Il y fera de nouveau référence dans son poème de 1962 intitulé Les amours d'antan : « Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut. »

Texte et transcription[modifier | modifier le code]

Voici le texte[16] et sa transcription en français moderne :





5





10




15





20






25




Dictes moy ou, n'en quel pays,
Est Flora, la belle Rommaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Écho parlant quand bruyt on maine
Dessus riviere ou sus estan,
Qui beaulté ot trop plus qu'humaine.
Mais ou sont les neiges d'antan ?

Ou est la très sage Hellois
Pour qui chastré fut et puis moyne
Pierre Esbaillart a Saint Denis ?
Pour son amour ot ceste essoyne.
Semblablement, ou est la royne
Qui commanda que Buridan
Fust geté en ung sac en Saine ?
Mais ou sont les neiges d'antan ?

La royne Blanche comme lis
Qui chantoit a voix de seraine,
Berte au grant pié, Bietris, Alis,
Haremburgis qui tint le Maine,
Et Jehanne la bonne Lorraine,
Qu'Englois brulerent a Rouan,
Ou sont ilz, Vierge souveraine ?
Mais ou sont les neiges d'antan ?

ENVOI
Princes, n'enquerez de sepmaine
Ou elles sont, ne de cest an,
Qu'a ce reffrain ne vous remaine :
Mais ou sont les neiges d'antan ?

Dites-moi, où et en quel pays
Est Flora, la belle romaine,
Alcibiade et Thaïs
Qui fut sa cousine germaine ?
La nymphe Écho, qui parle quant on fait du bruit
Au-dessus d'une rivière ou d'un étang
Et eut une beauté surhumaine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Où est la très savante Héloïse
Pour qui fut émasculé puis se fit moine
Pierre Abélard à Saint-Denis ?
C'est pour son amour qu'il souffrit cette mutilation.
De même, où est la reine
Qui ordonna que Buridan
Fût enfermé dans un sac et jeté à la Seine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

La reine blanche comme un lys
Qui chantait comme une sirène,
Berthe au Grand Pied, Béatrice, Alix,
Arembour qui gouverna le Maine,
Et Jeanne, la bonne lorraine
Que les Anglais brûlèrent à Rouen,
Où sont-elles, Vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

ENVOI
Prince, gardez-vous de demander, cette semaine
Ou cette année, où elles sont,
De crainte qu'on ne vous rappelle ce refrain :
Mais où sont les neiges d'antan ?

Explications[modifier | modifier le code]

Noms propres[modifier | modifier le code]

Ce texte illustre l'érudition médiévale, de ses emprunts à des écrivains antérieurs jusqu'à ses erreurs de traduction des auteurs antiques.

Villon embrasse toute l'échelle du temps alors connue. Il énumère :

Prononciation[modifier | modifier le code]

Le moyen français pratiqué par Villon est une transition entre le vieux français et le français moderne. Certaines rimes, exactes pour Villon, ne le sont plus de nos jours. Par exemple, au deuxième huitain, "moyne" rime avec "essoyne" et "royne". La prononciation du "oi" (ou "oy") a évolué, entre le XIVe siècle et le XVIe siècle, de [wa] à [wε] pour soit s'établir à [ε] ("royne" devenant "reine"), soit revenir au [wa] d'origine ("moyne" restant "moine")[17]. En l'occurrence, et même si cela reste un débat d'experts, Villon faisait probablement rimer ces trois mots en [wεnэ] (soit "ouène").

Précisions[modifier | modifier le code]

Les traductions proviennent du Lexique de l'Ancien français de Frédéric Godefroy (Librairie Honoré Champion, éditeur).

Vers 1 : il faut prononcer l'S final de pays : c'était la règle du temps de Villon.

Vers 2 : d'après l'auteur romain Lactance, la courtisane Flora légua toute sa fortune à Rome à condition que des fêtes fussent célébrées chaque année en son honneur. Elle fut donc divinisée. Toutefois, par pudeur, on en fit une déesse des fleurs, invoquée pour favoriser la végétation.

Vers 3 : la courtisane imaginaire « Archipiades » semble être l'homme d'État athénien Alcibiade. La confusion de personnages - et de sexe - provient de l'erreur de traduction[18] d'un texte du philosophe latin Boèce commise à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle. En toute bonne foi, Villon l'aura reprise à son compte. Courtisane athénienne du IVe siècle av. J.-C., Thaïs est au moyen-âge l'archétype de la femme de mauvaise vie[19]. Si certains commentateurs estiment qu'il s'agit de l'hétaïre [1], d'autres évoquent sainte Thaïs ou s'en tiennent à l'impossibilité de trancher [2].

Vers 4 : le terme cousine germaine traduit non pas une parenté mais une identité de réputation, comme l'indique Thuasne citant Rutebeuf[19].

Vers 5 : Écho, nymphe de la mythologie grecque. Après sa mort, ses ossements furent transformés en pierres qui devinrent une source.

Vers 6 : la métamorphose en source des restes pétrifiés d'Écho explique l'allusion à la rivière et à l'étang.

Vers 8 : au sens premier, antan[20] signifiait l'an passé. Plus généralement, il voulait dire naguère, autrefois.

Vers 9 : Héloïse. Il faut prononcer l'S final de Hellois : c'était la règle du temps de Villon.

Vers 10 : il faut prononcer mouène : c'était la règle du temps de Villon.

Vers 11 : Pierre Abélard. Il faut prononcer l'S final de Denis : c'était la règle du temps de Villon.

Vers 12 : essoine[21] signifie ici empêchement (d'être un homme pour cause de mutilation). Il faut prononcer essouène : c'était la règle du temps de Villon.

Vers 13 : Jeanne de Bourgogne. Il faut prononcer rouène : c'était la règle du temps de Villon.

Vers 14 : le philosophe Jean Buridan fut l'instigateur du scepticisme dans la pensée européenne. Sa mémoire survit dans le paradoxe de l'âne de Buridan.

Vers 15 : cette tentative de noyade, lors de l'affaire de la tour de Nesle, relève de l'imaginaire.

Vers 18 : cette souveraine aux dons de cantatrice reste difficile à identifier. Aucune chronique ne prête pareil talent à Blanche de Castille ni à Blanche de Bourgogne. À la rigueur, la voix de séductrice pourrait faire allusion à la vie dissolue de cette dernière. Mais il semble plus vraisemblable que teint blanc et voix suave résument l'archétype médiéval de la beauté féminine.

Vers 19 : Berte au grant pié est probablement Bertrade de Laon, épouse de Pépin le Bref et mère de l'empereur Charlemagne, certains citant la Reine Pédauque. Selon certains commentateurs[22], les trois dames de ce vers seraient inspirées d'une chanson de geste du XIIIe siècle, Hervis de Metz (ou Mes)[23]. Vers 20 : Erembourg, comtesse du Maine, morte en 1126.

Vers 21 : Villon serait né à l'été 1431, donc quelques mois après le supplice de Jeanne d'Arc. Si la date présumée de sa naissance est exacte, pareille coïncidence n'aura pas manqué de le marquer, sachant son obsession de la douleur physique et de la mort.

Vers 23 : pour elles. Cette incorrection de genre est attestée par l'usage[24].

Vers 27 : rappelle.

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Villon, Poésies, édition bilingue de Jean Dufournet, Imprimerie nationale, 1984 — Grand prix de l'édition critique de l'Académie française
    • réédition : Flammarion, coll. « GF », 1992 — « Ballade des dames du temps jadis », p. 108-111

Études[modifier | modifier le code]

  • Jean Frappier (de), « Les trois Ballades du temps jadis dans le Testament de François Villon », Bulletin de la classe des lettres et des sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique, tome 47, 1961, p. 525-539
  • Danielle Kada-Benoist, « Le phénomène de désagrégation dans les trois Ballades du temps jadis de Villon », Le Moyen Age, tome 80, 1974, p. 301-318
  • Leo Spitzer, « Étude a-historique d'un texte : la Ballade des dames du temps jadis », Modern Language Quarterly, 1940, tome I, p. 7-22

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Leo Spitzer, « Étude a-historique d'un texte : la Ballade des dames du temps jadis », Modern Language Quarterly, 1940, tome I, p. 19-20 « Il y a une unité d'inspiration dans toute cette introduction du Grand Testament »
  2. De la Bible à François Villon, Étienne Gilson, École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses. 1922, pp. 3-24 [3]
  3. Progrès, réaction, décadence dans l'Occident médiéval publié par Emmanuèle Baumgartner,Laurence Harf-Lancner, pages 144-145 [4]
  4. Père, mère et filles : les gestes du désir dans le Livre du Chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de ses filles Danielle Bohler : citation de l'édition d'Anatole de Montaiglon, Paris, l854, p.264 :« Se il [l'amoureux] la requiert d'acoler et de baiser, ce n'est mie grant chose, car autant en porte le vent »),
  5. Jane H.M. Taylor Ballade des seigneurs du temps jadis : la poétique de l'incohérence in Villon at Oxford, Amsterdam, 1999, p. 45-46 [5]
  6. Actes du Colloque pour le cinq-centième anniversaire de l'impression du Testament de Villon, Bibliothèque historique de la Ville de Paris, 15-17 décembre 1989 [6]
  7. Manuel bibliographique de la littérature française du Moyen Âge Par Robert Bossuat,Jacques Monfrin [7]
  8. Le livre de la Deablerie [8]
  9. Les cinq livres de François Rabelais [9]
  10. Dictionarie of the French and English Tongues, à l'entrée "Neige" [10]
  11. Dictionnaire universel, contenant généralement tous les mots françois tant vieux que modernes & les termes des sciences et des arts [11]
  12. Histoire de l'admirable Don Quichotte de La Manche, en VI. volumes, Volume 4, page 480 [12]
  13. Histoire de l'admirable Don Quichotte de La Manche, en VI. volumes, Volume 4, page 114 [13]
  14. France musicale -1844,page 409 [14]
  15. Wikisource [15]
  16. d'après les éditions de Thuasne (1923) et Longnon-Foulet (1932)
  17. http://ebooks.grsu.by/history_french_lang/le-moyen-fran-ais-les-changements-phonetiques.htm
  18. Henri Langlois, « Archipiada », dans Mélanges de philologie romane dédiés à Carl Wahlund, 1896, p. 173-179 [lire en ligne]
  19. a et b https://fr.wikisource.org/wiki/Page:%C5%92uvres_de_Fran%C3%A7ois_Villon_Thuasne_1923_t2.djvu/162
  20. http://www.cnrtl.fr/definition/dmf/antan
  21. http://www.cnrtl.fr/definition/dmf/essoine
  22. https://books.google.fr/books?id=sszAlERRtLIC&pg=PR80&lpg=PR80&dq=temps+jadis+bietris&source=bl&ots=yt8xUGccbD&sig=TY3aynpcFkUu-tcWzJbrff45AUo&hl=fr&sa=X&ei=lLcAVcPdCqOe7gb6w4DIBA&ved=0CEsQ6AEwBw#v=onepage&q=villon&f=false
  23. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062189p
  24. http://fr.wikisource.org/wiki/Page:%C5%92uvres_de_Fran%C3%A7ois_Villon_Thuasne_1923_t2.djvu/167

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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