Thaïs (sainte)

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Thaïs est une pécheresse repentie en Égypte (IVe siècle). Dans le ménologe grec son nom se trouve au 8 octobre, mais il ne figure pas dans le martyrologe romain. Il existe deux récits de sa vie : l'un à l'origine écrit en grec, peut-être au Ve siècle, l'autre en vers par Marbode, évêque de Rennes mort en 1123 (Acta SS., IV, Oct., 223; Bibl. Hag.lat., II, 1161).

On la représente généralement en train de brûler ses richesses et ses parures, ou en train de prier dans une cellule tout en montrant un rouleau de papier portant ces mots : « Toi qui m'as vraiment créée, aie pitié de moi. » Selon la légende, Thaïs était une pécheresse publique en Égypte. Elle possédait une telle emprise sur les hommes que leurs querelles faisaient verser le sang jusqu’à sa porte. Nombreux furent ceux qui se ruinèrent pour elle. Elle fut convertie par un ermite, saint Paphnuce[1] (on cite parfois aussi les saints Bessarion ou Sérapion le Sidonite ; le Père Hippolyte Delehaye dit dans Les Martyrs d'Égypte (Anal. boll., XXIV, 400[2]) : « Si la légende a un fond historique l'ermite doit avoir été Paphnuce. »). Elle fut amenée dans un couvent et placée dans une cellule. Après trois ans de pénitence elle eut le droit d'en sortir et fut mise parmi les religieuses, mais ne vécut ainsi que quatorze jours.

On la fête le 8 octobre.

Œuvres[modifier | modifier le code]

La vie de sainte Thaïs a inspiré diverses œuvres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. nominis.cef.fr.
  2. BNF Acta Sanctorum pages 223 et suivantes.