Thaïs (sainte)

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Sainte Thaïs
Image illustrative de l'article Thaïs (sainte)
Sainte Thaïs de José de Ribera (parfois décrite comme une peinture de Marie-Madeleine)
Naissance IVe siècle
Décès inconnue 
Vénérée par Église catholique et orthodoxe
Fête 8 octobre

Thaïs est une pécheresse repentie en Égypte (IVe siècle). Dans le ménologe grec son nom se trouve au 8 octobre, mais il ne figure pas dans le martyrologe romain.

Sources[modifier | modifier le code]

Il existe deux récits de sa vie : l'un est une légende à l'origine écrite en grec[1], peut-être au Ve siècle (traduite en latin par Denys le Petit à la demande de l'abbé Pastor, la Vita Thaisis), l'autre en vers par Marbode, évêque de Rennes mort en 1123 (Acta SS., IV, Oct., 223; Bibl. Hag.lat., II, 1161).

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon la légende, Thaïs était une pécheresse publique en Égypte, « probablement une prostituée, une danseuse, une mime, une actrice ou tout cela en même temps »[2]. Elle possédait une telle emprise sur les hommes que leurs querelles faisaient verser le sang jusqu’à sa porte. Nombreux furent ceux qui se ruinèrent pour elle. Elle fut convertie par un ermite, saint Paphnuce[3] (on cite parfois aussi les saints Bessarion ou Sérapion le Sidonite ; le Père Hippolyte Delehaye dit dans Les Martyrs d'Égypte (Anal. boll., XXIV, 400[4]) : « Si la légende a un fond historique l'ermite doit avoir été Paphnuce. »). Elle fut amenée dans un couvent et placée dans une cellule. Après trois ans de pénitence elle eut le droit d'en sortir et fut mise parmi les religieuses, mais ne vécut ainsi que quatorze jours.

On la fête le 8 octobre.

Postérité dans l'art et la littérature[modifier | modifier le code]

On la représente généralement en train de brûler ses richesses et ses parures, ou en train de prier dans une cellule tout en montrant un rouleau de papier portant ces mots : « Toi qui m'as vraiment créée, aie pitié de moi. »

La vie de sainte Thaïs a inspiré diverses œuvres :

Thaïs (1890) est un roman d'Anatole France ;
Thaïs (1894) est un opéra en trois actes et sept tableaux de Jules Massenet, adapté du roman d'Anatole France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. BHG II, 231-2, n, 1695-7
  2. Élisabeth Pinto-Mathieu, Les Représentations littéraires de la sainteté, du Moyen Âge à nos jours, Presses Paris Sorbonne,‎ 2006, p. 13
  3. nominis.cef.fr.
  4. BNF Acta Sanctorum pages 223 et suivantes.