Attaques aériennes américaines au Pakistan

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Article général Pour un article plus général, voir Conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan.
Un General Atomics MQ-9 Reaper de l'armée américaine.

Les attaques aériennes américaines au Pakistan sont liées au conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan et ont lieu depuis 2006 dans les régions tribales et se sont fortement intensifiées depuis.

Elles consistent essentiellement en des tirs de drones, et parfois en des excursions d'hélicoptères d'attaques au-dessus du territoire pakistanais. Les bombardements de drones sont attribués aux États-Unis et visent surtout le Waziristan et ne touchent pratiquement que le Waziristan du Nord depuis 2010. Les attaques visent à combler le manque d'actions menées par l'armée pakistanaise contre certains mouvements se battant en Afghanistan. Ainsi, au fur et à mesure que l'armée pakistanaise a étendu ses opérations militaires dans les régions tribales, les frappes de drones se sont recentrées sur le Waziristan du Nord.

Ces attaques ne sont pas officiellement comptabilisées par l'armée américaine. Selon diverses études, les attaques auraient tué entre 1 400 et plus de 3 500 personnes, dont un certain nombre de civils.

Implication économique et militaire des États-Unis[modifier | modifier le code]

Predator[1] tirant un missile Hellfire.

Les États-Unis ont fourni au Pakistan dans le cadre de leur aide dans la guerre contre le terrorisme entre 2001 et 2010 un total de 17 milliards de dollars[2], dont entre 2002 et 2008 au titre du Coalition Support Fund, 6,6 milliards de dollars d'aide militaire pour lutter contre les talibans, dont une faible partie a effectivement été attribuée à cette tâche[3]. En octobre 2009, Barack Obama signe le Enhanced Partnership with Pakistan Act of 2009 connu sous le nom de plan Kerry-Lugar-Berman offrant une aide non militaire sous condition de 1,5 milliard de dollars par an au Pakistan répartie jusqu'en 2014 soit un total de 7,5 milliards[4] contre un aide non militaire de plus de 400 millions de dollars en 2008[5].

Un total de 14 Américains sont morts au Pakistan suite au terrorisme, douze militaires, un diplomate et le journaliste Daniel Pearl, auxquels on peut rajouter les sept victimes de l'attentat-suicide de la base de Chapman contre un site de la CIA.

En 2009, 14 bataillons des Frontier Corps, soit 9 000 hommes sont entraînés par des militaires américains. L'effectif alors sur place varie entre 80 et 100 militaires des forces d'opérations spéciales et du personnel de soutien, y compris environ 35 formateurs[6]. 3 Marines participant à cette formation ont été tués dans un attentat lors de l'inauguration d'une école pour filles le 3 février 2010[7].

En septembre 2009, quatre personnels du SOC(FWD)-PAK ont été intégrés au Frontier Corps dans les régions tribales, fournissant des renseignements pour une opération. Ce soutien a été considéré comme hautement réussi, et a permis au FC d'exécuter une frappe d'artillerie sur une position ennemie. En octobre 2009, le quartier-général de l'armée pakistanaise a approuvé une demande du commandant du 11e corps, le général de corps d'armée Masood Aslam, de déployer deux détachements de six personnels du SOC(FWD)-PAK à deux endroits, au Waziristan du Sud et au Waziristan du Nord, pour fournir un soutien en matière de renseignement et des conseils opérationnels généraux. Le soutien envisagé par les Américains comprendrait une réception-visualisation des vidéos prises par les drones. L'ambassade des États-Unis à Islamabad remarquait que ces deux demandes marquent un changement radical dans le haut commandement de l'armée pakistanaise, qui jusqu'alors avait absolument refusé d'attacher des forces américaines à leur unités en opérations. L'ambassade note également que ces déploiement sont très sensibles politiquement, et que s'ils venaient à être connus, les militaires pakistanais arrêteraient probablement les demandes pour ce genre d'assistance[8].

En juin 2011, suite aux crispations créées par le raid contre Ben Laden, ce programme d'entraînement est terminé et 120 conseillers militaires américains ont quitté le pays, laissant une cinquantaine de membres des Special Forces qui était en soutien sur place avec une position difficile[9].

Tandis que le Pakistan mène des opérations contre les insurgés pakistanais, le gouvernement américain a émis le souhait que le Pakistan lance une offensive contre les talibans afghans présents au Nord-Waziristan. Le gouvernement s'y est refusé jusqu'à présent, comme le montrent récemment les réponses de ses dirigeants militaires lors de la venue de Robert Gates le 21 janvier 2010[10].

La relation politique et militaire entre les deux pays s'est profondément aggravée depuis le raid héliporté ayant conduit à la mort de Ben Laden le 2 mai 2011 et, en septembre 2011, les autorités américaines accusent formellement l'Inter-Services Intelligence de soutenir le réseau Haqqani, l'un des groupes taliban les plus actifs[11].

Le 9 juin 2013, le Tribunal supérieur de Peshawar a qualifié de « crime de guerre » les tirs de drones américains dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan et ordonné pour la première fois aux autorités locales de prendre une série de mesures pour mettre fin à ces attaques[12]. Lors des élections législatives pakistanaises de 2013, ces frappes ont été critiquées par une partie de la classe politique.

Traque des militants d'Al-Qaïda et des Talibans[modifier | modifier le code]

Les États-Unis utilisent énormément le renseignement d'origine électromagnétique (écoutes téléphoniques et informatiques en autres) effectué par la National Security Agency et la CIA dans la traque des militants pris pour cibles, le renseignement humain américain au Pakistan étant plus faible qu'en Afghanistan. Il arrive que des attaques de drones soient déclenchées sur la localisation présumée de la carte SIM de la cible sans confirmation visuelle[13];

Le Waziristan du Nord, qui fait partie des régions tribales, accueille de nombreux talibans menant des attaques en Afghanistan, ainsi que de nombreux membres d'Al-Qaïda et du réseau Haqqani, dont ces derniers se servent comme « base arrière ». Les services secrets américains et l'ISI ont soupçonné Oussama ben Laden de s'y trouver[14]. C'est pourtant à Abbottabad, près de la capitale, que le 1er mai 2011, un commando héliporté d'une vingtaine de SEAL venu d'Afghanistan a effectué un raid sur la résidence fortifiée d'Oussama Ben Laden et réussit à l'abattre ainsi que deux autres membres de sa famille et deux collaborateurs. L'un des hélicoptères utilisé n'a pu repartir, et le commando emportant le corps de Ben Laden a quitté les lieux à bord des autres appareils[15].

Opérations de bombardements[modifier | modifier le code]

Emblème du 432d Wing, la première escadre de l'USAF dédiée aux drones de combat recréée le 1er mai 2007.

Les drones de combats de l'USAF basés en Afghanistan, et probablement également depuis l'aéroport de Shamsi au Pakistan jusqu'en 2009[16] souvent pilotés depuis la Creech Air Force Base dans le Nevada par la 432d Wing[17], commandité par la Central Intelligence Agency et probablement avec l'aide de sa branche paramilitaire, la Special Activities Division, attaquent régulièrement la zone ciblant les extrémistes et insurgés avec comme armement de base des missiles air-sol AGM-114 Hellfire[18] et des bombes guidés Small Smart Weapon - appelés aussi Scorpion[19] - utilisés pour réduire les dommage collatéraux[20]. En 2011, il est estimé qu'une trentaine de drones effectuent ce type de mission[21]. À la suite d’un débat sur la militarisation excessive de la CIA, le président Obama a signé le 22 mai 2013 une « presidential policy guidance » (directive) classée secrète, qui encadre les conditions d’emploi des drones : les militaires retrouvent le quasi-monopole des commandes sur les frappes ciblées, tandis que la CIA conserve des drones de renseignement.

Ils ont fait entre 830 et 1 210 morts début 2010, selon un rapport de la New America Foundation de 2010 corédigé par Peter Bergen (en)[22], dont l'ancien chef des talibans pakistanais Baitullah Mehsud en août 2009. L'administration Obama a généralisé ces attaques : en 2009, il y a eu plus d'attaques de drones que les huit années précédentes[22]. Le rapport affirme par ailleurs que 32 % des victimes de ces attaques depuis 2004 sont des civils[22].

La commission des droits de l'homme du Pakistan a annoncé, quant à elle, qu'en 2010, 957 personnes ont trouvé la mort au cours de ces attaques[23].

Le gouvernement pakistanais fin octobre 2013 déclare 2 227 personnes tuées dont 67 civils en conséquence de 317 tirs de missiles effectués depuis 2009[24].

De son côté, le Long War Journal, indique le bilan suivant sur ces attaques[25] :

  • 2004 : 1 frappe de drone américain en territoire pakistanais le 18 juin tuant Nek Mohammad ;
  • 2005 : 1 frappe le 1er novembre tuant Abu Hamza Rabia, important membre d'Al-Qaïda ;
  • 2006 : 3 frappes tuant 122 talibans, membres présumés d'Al-Qaïda et assimilés, ainsi que 20 civils ;
  • 2007 : 5 frappes tuant 73 talibans, membres présumés d'Al-Qaïda et assimilés ;
  • 2008 : 36 frappes tuant 286 talibans, membres présumés d'Al-Qaïda et assimilés (dont Abou Jihad al-Masri le 31 octobre 2008) ainsi que 31 civils ;
  • 2009 : 53 frappes tuant 463 talibans, membres présumés d'Al-Qaïda ainsi que 43 civils ;
  • 2010 : 117 frappes tuant 815 talibans présumés, membres présumés d'Al-Qaïda et assimilés, ainsi qu'au moins 14 civils. La mort annoncée, par un tir de drone, d'Hakimullah Mehsud en janvier 2010, est démentie en avril-mai ;
  • 2011 : 64 frappes tuant 405 talibans, membres présumés d'Al-Qaïda et assimilés ainsi que 30 civils ;
  • 2012 : 46 frappes tuant 300 talibans, membres présumés d'Al-Qaïda et assimilés ainsi que 4 civils ;
  • 2013 : 25 frappes tuant 112 talibans, membres présumés d'Al-Qaïda (Wali ur-Rehman, le no 2 du Tehrik-e-Taliban Pakistan, le 29 mai 2013[26]; Hakimullah Mehsud, le no 2 du TTP le 1er septembre 2013) et assimilés ainsi que 11 civils
  • 2014 : 2 frappes tuant 16 talibans, membres présumés d'Al-Qaïda et assimilés.

Soit un total de 356 frappes au 15 juin 2014, la dernière remontant au 12 juin 2014, 255 au Nord-Waziristan, 83 au Sud-Waziristan et 18 dans d'autres districts tuant, depuis 2006, 2 590 talibans présumés et 156 civils.

Selon le Long War Journal
16 janvier 2014[27].
2004-2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Total
Nombre de tués 142 73 317 506 815 435 304 137 16 2730
Nombre de frappes 5 5 35 53 117 64 46 28 2 356
dont au Waziristan du Nord 2 (40 %) 4 (80 %) 18 (50 %) 22 (42 %) 104 (89 %) 41 (64 %) 39 (85 %) 22 (80 %) 248 (71 %) nc
dont au Waziristan du Sud 1 (20 %) 1 (20 %) 14 (39 %) 27 (51 %) 7 (6 %) 22 (34 %) 6 (15 %) 5 (22 %) 83 (24 %) nc

Ces bombardement furent suspendus le temps de l'affaire Raymond Davis entre le 28 janvier et le 20 février 2011[28] puis depuis l'incident frontalier afghano-pakistanais du 26 novembre 2011 qui a contraint les Américains à quitter la base de Shamsi[29]. Il y a eu aucune attaque recensait entre le 25 décembre 2013[30] et le 11 juin 2014[31], ces dernières reprenant après un assaut terroriste contre l’aéroport international Jinnah de Karachi dans la nuit du 5 au 6 juin 2014 fait un minimum de 34 tués dont les 10 assaillants[32].

Notons également que ce type de frappes a lieu également au Yémen (84 frappes entre 2001 et le 30 août 2013[33]) et en Somalie contre les mouvements extrémistes dans ces deux pays.

Autres opérations au sol[modifier | modifier le code]

Les États-Unis ont parfois envoyé leurs forces spéciales mener des raids à l'intérieur du territoire pakistanais. Le Joint Special Operations Command (JSOC) dont sa Task Force 145 auraient le pouvoir d'aller traquer les hauts responsables d'Al-Qaïda au Pakistan sans avoir à demander d'autorisation préalable aux autorités locales. Le nombre exact de ces opérations est inconnu ; trois de ces opérations ont été signalées par la presse :

Un raid avait également été envisagé en 2005 contre un complexe non loin de la frontière afghane, mais il n'a jamais été lancé[38].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Predator RQ-1 / MQ-1 / MQ-9 Reaper - Unmanned Aerial Vehicle (UAV), USA, Air Force Technology
  2. (en) Imran Bajwa, « The true cost of the War on terror in Pakistan », sur http://www.srilankaguardian.org, Sri Lanka Guardian,‎ 11 novembre 2010 (consulté le 11 novembre 2010)
  3. (en) Kevin Jess, « Billions of U.S. aid to Pakistan diverted, India concerned », sur http://www.digitaljournal.com/,‎ 5 octobre 2009 (consulté le 21 octobre 2009)
  4. (fr) Agence France-Presse, « Le Congrès américain approuve un plan d'aide au Pakistan sur le long terme », L'Express,‎ 30/09/09 (lire en ligne)
  5. (en) Wren Elhai, « Pakistan Aid Facts », Center for Global Development,‎ 26 août 2010 (consulté le 11 novembre 2010)
  6. (en) Pakistani Paramilitary Training May Expand, 15 mai 2009, CBS
  7. (en) Three US marines among dead in Pakistan bomb, The Telegraph, 3 février 2010
  8. Câble du département d'État Subject: (S) Pakistan (sic) army GHQ again approves embedding U.S. special forces personnel to support military operations, publié via Wikileaks par the Guardian, 30 novembre 2010, [lire en ligne]
  9. (en) Eric Schmitt et Mark Mazzetti, « Pakistan Arrests C.I.A. Informants in Bin Laden Raid », The New York Times,‎ 14 juin 2011 (lire en ligne)
  10. (fr) L'armée pakistanaise ne lancera aucune nouvelle offensive pendant six mois à un an, Le Nouvel Observateur. Consulté le 10 mars 2010
  11. Marie-France Calle, « Réseau Haqqani : le Pakistan monte au créneau », sur Le Figaro,‎ 27 septembre 2011 (consulté le 30 septembre 2011)
  12. « Attaques de drones US : le Tribunal supérieur de Peshawar ordonne à Islamabad de les faire cesser », sur La Tribune,‎ 9 janvier 2013 (consulté le 30 juin 2013)
  13. (en) Jeremy Scahill, Glenn Greenwald, « The NSA’s Secret Role in the U.S. Assassination Program », sur First Look,‎ 10 février 2014 (consulté le 17 février 2014)
  14. (fr) Ben Laden : son nouveau visage, Metrofrance. Consulté le 10 mars 2010
  15. Corrine Lesnes, « Le raid sur le compound de Ben Laden: détails », Le Monde,‎ 2 mai 2011 (consulté le 2 mai 2011)
  16. (en) Jane Perlez, « U.S. Push to Expand in Pakistan Meets Resistance », The New York Times,‎ 5 octobre 2009 (lire en ligne)
  17. (en) Ryan Whitney, « Air Force stands up first unmanned aircraft systems wing » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), US Air Force, 5 mars 2007. Consulté le 11 novembre 2010
  18. (en) The CIA's Silent War in Pakistan, Bobby Ghosh, Mark Thompson, Time, 1er juin 2009
  19. (en) « Scorpion », Global Security (consulté le 11 novembre 2010)
  20. Joby Warrick, Peter Finn, « Amid outrage over civilian deaths in Pakistan, CIA turns to smaller missiles », The Washington Post,‎ 26 avril 2010 (consulté le 7 novembre 2010)
  21. Greg Miller et Julie Tate, « CIA shifts focus to killing targets », Washington Post,‎ 1er septembre 2011 (lire en ligne)
  22. a, b et c L'utilisation de drones au Pakistan n'a pas d'effet sur la guerre, Le Monde avec AFP, 26 février 2010
  23. La voix de la République islamique d'Iran, « Les États-Unis poursuivent leurs frappes dans le nord-ouest du Pakistan, sans tenir compte des protestations d'Islamabad... », Centre Français de Recherche sur le Renseignement,‎ 22 avril 2011 (consulté le 3 mai 2011)
  24. Philippe Leymarie, « La « guerre juste » d’Obama avec ses drones », sur Le Monde diplomatique,‎ 23 novembre 2013 (consulté le 1er décembre 2013)
  25. (en) Données sur les frappes aériennes américaines au Pakistan, 2004 - 2013, Long War Journal.
  26. « Le numéro 2 des talibans pakistanais éliminé par un drone américain », sur Le Figaro,‎ 29 mai 2013 (consulté le 30 juin 2013)
  27. (en) Présentation des chiffres des frappes américaines au Pakistan, 2004 - 2014 sur The Long War Journal.
  28. Marie-France Calle, « Washington reprend la guerre des drones au Pakistan », sur http://www.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 11 novembre 2010 (consulté le 5 mai 2011)
  29. (en) Bill Roggio, « US drone strikes 'on hold' in Pakistan: US official », sur http://www.longwarjournal.org/, The long war journal,‎ 12 décembre 2011 (consulté le 15 décembre 2011)
  30. (en) « Drone Wars Pakistan: Analysis », sur http://natsec.newamerica.net, The New America Foundation,‎ 2014 (consulté le 22 avril 2014)
  31. (en) Zahir Shah Sherazi, Sophia Saifi, « Second drone strike in hours hits Pakistani militant hideout », sur CNN,‎ 12 juin 2014 (consulté le 15 juin 2014)
  32. (en) Syed Raza Hassan, « Karachi airport attack signals tactical shift by Taliban », sur Reuters,‎ 12 juin 2014 (consulté le 15 juin 2014)
  33. (en) Bill Roggio, Bob Barry, « Charting the data for US air strikes in Yemen, 2002 - 2013 », sur The Long War Journal,‎ 2013 (consulté le 4 novembre 2013)
  34. (en) Dana Priest et Ann Scott Tyson, « Bin Laden Trail 'Stone Cold' », The Washington Post, 10 septembre 2006
  35. (en) Bill Roggio, « The Black Guard », The Long War Journal, 12 septembre 2006
  36. (en) Eric Schmitt et Mark Mazzetti, « Secret Order Lets U.S. Raid Al Qaeda », The New York Times, 9 novembre 2008
  37. (en) Sean D. Naylor, « Spec ops raids into Pakistan halted », 27 septembre 2008
  38. (en) Mark Mazzetti, « Rumsfeld called off 2005 plan to capture top Qaeda figures », The New York Times, 8 juillet 2007 ; (en) Evan Thomas, « « Into Thin Air » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-11-06 », Newsweek, 3 septembre 2007 ; (en) Mark Mazzetti, « Amid policy disputes, Qaeda grows in Pakistan », The New York Times, 30 juin 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]