Aillas

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Aillas
La mairie (déc. 2009)
La mairie (déc. 2009)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Langon
Canton d'Auros
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde
Maire
Mandat
Jean-Michel Léglise
2014-2020
Code postal 33124
Code commune 33002
Démographie
Gentilé Aillassais
Population
municipale
777 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 26″ N 0° 04′ 23″ O / 44.474015, -0.0729844° 28′ 26″ Nord 0° 04′ 23″ Ouest / 44.474015, -0.07298  
Altitude Min. 29 m – Max. 138 m
Superficie 35,13 km2
Localisation

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Aillas est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Aillassais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Aillas se situe dans la Haute-Lande-Girondine sur la Bassanne, en limite du Lot-et-Garonne, à 64 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 19 km au sud-est de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 7 km à l'est d'Auros, chef-lieu de canton[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Noaillac au nord-nord-est, Saint-Sauveur-de-Meilhan au nord-est (commune lot-et-garonnaise), Sigalens à l'est, Labescau au sud, Lados au sud-ouest, Berthez à l'ouest, Savignac au nord-ouest, Pondaurat au nord-nord-ouest et Loupiac-de-la-Réole au nord.

Communes limitrophes de Aillas
Pondaurat

Savignac
Loupiac-de-la-Réole Noaillac

Saint-Sauveur-de-Meilhan
(Lot-et-Garonne)
Berthez Aillas Sigalens
Lados Labescau

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Les principales voies de communication routières qui traversent la commune sont, d'une part, la route départementale D9, qui mène vers le nord à La Réole et vers le sud-ouest à Bazas, et d'autre part, la route départementale D110, qui conduit vers le sud-ouest à Gans et au-delà à la route départementale D9 et Bazas et, vers l'est, en direction de Sigalens.

L'accès sortie 4 La Réole à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse se situe sur le territoire communal et est distant de 5 km du bourg vers le nord.
L'accès sortie 1 Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 17 km vers l'ouest-sud-ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle de La Réole, distante de 14 km, sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une tradition attribue la fondation du bourg au chef wisigoth Waillas. Une autre version donne, comme étymologie pour la commune, le nom latin Aliaceus ou Alliaceus composé d'un nom d'homme Alius et du suffixe -aceus et devenu Ailas au XIIIe siècle[3],[4]. Le mot gascon aligès signifiant « bourbier » est aussi évoqué[3].

En gascon, le nom de la commune est Alhàs[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pays d'Aillas, Pagus Aliardensis[Note 1], est répertorié comme un pays de l'ancienne Gaule dont Aillas-le-Vieux était le chef-lieu[6].

Aillas forme dès 1341 une seigneurie qui appartint à la maison d'Albret. Henri IV en hérite à la mort de sa mère et cette vicomté d'Aillas incluse dans le duché d'Albret devient apanage de la couronne. En 1653, sous Louis XIV, ledit duché est échangé contre la principauté de Sedan appartenant au duc de Bouillon[7],[Note 2].

À la Révolution, la paroisse Notre-Dame d'Aillas (ou du Grand-Aillas) et son annexe, Saint-Martin d'Aillas-le-Vieux, les paroisses Saint-Martin de Monclaris et Saint-Pierre de Sigalens forment la commune d'Aillas. En l'an III (1794-1795), la commune d'Aillas est démembrée pour former la commune de Labescau (sans église). En 1851, la commune d'Aillas est démembrée de ses sections d'Aillas-le-Vieux, Monclaris et Sigalens pour former la commune de Sigalens[8],[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
ca 1889   Étienne de Gascq Monarchiste Conseiller général
       
ca 1945   Albert Sarrazin Rad. Conseiller général
       
2001 2008 Claude Joseph DVG  
2008 2014 Serge Bezos    
2014 en cours Jean-Michel Léglise    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la Communauté de communes du Pays d'Auros ayant été supprimée, la commune d'Aillas s'est retrouvée intégrée à la Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde siégeant à La Réole.
En matière de développement socio-économique, la commune est adhérente, à l'instar des anciennes communes de la Cdc du Pays d'Auros, du syndicat mixte du Pays des Rives de Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 777 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 717 1 883 1 823 551 2 016 1 944 1 988 1 953 1 318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 402 1 468 1 456 1 366 1 399 1 454 1 461 1 482 1 451
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 360 1 375 1 267 1 176 1 180 1 122 1 158 1 176 1 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 049 939 790 690 656 668 724 732 777
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie économique[modifier | modifier le code]

La commune abrite un cabinet médical de trois médecins, un cabinet d'infirmiers, un cabinet de masso-kinésithérapie, une épicerie-tabac, un café-restaurant.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg L'église Notre-Dame, de style roman, construite au XIIe siècle, propriété de l'ordre des Templiers, avait la forme d'une croix latine, se composant d'une nef unique, d'un transept surmonté d'un clocher à sa croisée, d'une abside et de deux absidioles. Elle a été restaurée et agrandie au XIXe siècle (dont le clocher carré exhaussé en 1845) mais a conservé sa superbe façade de style roman. Elle est protégée et inscrite aux monuments historiques depuis 1925[11]. Des images anciennes de l'église sont disponibles sur la base Mémoire[12].
Sur la façade, dans les arcatures de droite, un petit bas-relief montre deux pèlerins en robe courte munis de bâtons sur la route de Compostelle (cf. infra, image dans la galerie).
Le clocher contient cinq cloches qui forment un très beau carillon. L'une d'elles est de 1526, l'autre de 1538[13]. Ces deux cloches sont classées depuis 1942[14].
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le château d'Aillas ne subsiste qu'à l'état de ruines qui ont été classées MH en 1886[15].
  • Le château des Péricots domine la vallée de la Bassanne et le village. Ses origines remonte au XVIIIe siècle (1717), construit par Bernard de Gascq, seigneur de la Roche, pour sa jeune épouse Isabeau de Lamouroux. Vendu comme bien national à la Révolution, il a été rachetée vers 1800 par la famille de Gascq. Il a été rehaussé de deux tours au XIXe siècle[13]. Il connut une période d'abandon des années 1950 à 1987, date à laquelle il fut racheté et restauré par la famille de Bueger. Il n'est pas classé MH.
  • château de Verduzan (1670-1865)
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il est à remarquer que ce nom de pays Aliardensis rappelle, avec la présence de la lettre « r », le nom gascon Alhars de la commune.
  2. À mon sens, P.-J. O'Reilly se trompe d'époque et doit faire l'amalgame avec une confiscation momentanée qu'Henry IV infligea à Henri de La Tour d'Auvergne. Ce dernier ne serait pas mort à Sedan ni son fils Frédéric Maurice de La Tour d'Auvergne, né en 1605, ne serait jamais devenu prince de Sedan à la mort de son père en 1623. Je retiens le 1653 de l'article sur la principauté de Sedan.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 12 juin 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 57,2 km pour Bordeaux, 16,5 km pour Langon et 6,4 km pour Auros. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 12 juin 2011.
  3. a et b Source : Société française d'onomastique, Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes...,‎ 1995 (lire en ligne), p. 235 (consultation restreinte)
  4. « Aillas constitue l’héritière de l’ancienne Alliaceus ou villa Allii. » (Mariola Korsak et Jean-Marie Cassagne, Origine des noms de villes et villages de la Gironde,‎ 2001, 303 p. (ISBN 2913471404))
  5. Aillas sur Gasconha.com, consulté le 4 février 2010.
  6. Source : Girault de Saint-Fargeau, Nouvelle revue d'onomastique, Numéros 25-28, vol. 1,‎ 1847 (lire en ligne), p. 235
  7. Source : Abbé Patrice-John O'Reilly, Essai sur l'histoire de la ville et de l'arrondissement de Bazas,‎ 1840, 478 p. (lire en ligne), p. 365
  8. Historique des communes, p. 1, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 3 avril 2013.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  11. « Inscription de l'église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 5 février 2010.
  12. « Images de l'église Notre-Dame », base Mémoire, ministère français de la Culture, consulté le 5 février 2010.
  13. a et b Site privé sur le Bazadais, consulté le 5 février 2010.
  14. « Classement des deux cloches », base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 5 février 2010.
  15. « Classement du château », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 5 février 2010.