Élections législatives tchèques de 2010

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République tchèque
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Cet article fait partie de la série sur la
politique de la République tchèque,
sous-série sur la politique.


v · d · m

Les élections législatives tchèques de 2010 se sont déroulées les 28 et 29 mai 2010. Elles visaient à renouveler les 200 sièges de la Chambre des députés pour la cinquième fois.

Sommaire

[modifier] Contexte

Les précédentes élections ont eu lieu en juin 2006, et elles ont conduit à une victoire du Parti démocratique civique qui a ensuite formé une fragile coalition. Le 24 mars 2009, le gouvernement de Topolánek est censuré par un vote de la Chambre des députés. Un nouveau gouvernement dirigé par Jan Fischer (indépendant) entre en fonction en mai 2009.

Le scrutin aurait initialement dû se dérouler le 1er juillet 2009, une loi ayant été adoptée en ce sens. Il fut cependant reporté suite à un recours devant la Cour constitutionnelle, qui n'a statué que le 10 septembre, déclarant le texte inconstitutionnel. Un amendement à la Constitution ainsi qu'une loi furent alors approuvés et promulgués deux jours plus tard, la Chambre devant voter sa dissolution le 15 septembre. Le jour du scrutin, le ČSSD a toutefois fait savoir qu'il ne voterait pas la dissolution, craignant un nouveau recours. Il fut rapidement imité par l'Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque (KDU-ČSL), ce qui entraîna le report du scrutin à sa date originelle, en mai 2010.

[modifier] Mode de scrutin

La Chambre des députés comprend deux cents députés élus au scrutin proportionnel suivant la méthode d'Hondt dans les quatorze régions du pays pour un mandat de quatre ans. Pour être représenté, un parti doit obtenir au moins 5 % des voix au niveau national, peu importe ensuite ses résultats régionaux. Ce seuil est cependant relevé si des partis se présentent en coalition : 10 % pour une alliance de deux partis, 15 % pour trois partis et 20 % pour quatre partis ou plus[1].

[modifier] Campagne

Selon les sondages pré-électoraux, le Parti social-démocrate (ČSSD) de l'ancien Premier ministre Jiří Paroubek devait arriver en tête devant le Parti démocratique civique (ODS) de Petr Nečas, sans toutefois obtenir la majorité absolue. Le sondages avaient d'ailleurs prédit la percée de TOP 09, une formation conservatrice dirigée par Karel Schwarzenberg, et Affaires publiques (VV), parti centriste du journaliste Radek John.

[modifier] Résultats

[modifier] Scores

Composition politique de la nouvelle législature
Parti ou coalition Votes % +/- Sièges +/-
Parti social-démocrate tchèque 1 155 267 22,08 -10,24 56 -18
Parti démocratique civique 1 057 792 20,22 -15,16 53 -28
TOP 09 873 833 16,70 +16,70 41 +41
Parti communiste de Bohême et Moravie 589 765 11,27 -1,54 26 n/a
Affaires publiques 569 127 10,88 +10,88 24 +24
Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque 229 717 4,39 -2,83 0 -13
Parti des droits civiques 226 527 4,33 +4,33 0 n/a
Parti des Verts 127 831 2,44 -3,85 0 -6
Autres 401 000 7,69 n/a 0 n/a
Total 5 230 859 100 n/a 200 n/a
Participation 5 268 098 62,60 -1,87
Inscrits 8 415 892 1000

[modifier] Analyse

Parti arrivé en tête dans les districts

Le résultat du scrutin constitue une défaite pour les deux grands partis du pays, le ČSSD et l'ODS, qui chutent très lourdement, ainsi qu'un revers pour le ČSSD, donné vainqueur par les sondages avec environ 27 à 30 % des voix. Ce score a d'ailleurs conduit son président, Jiří Paroubek‎, à démissionner quelques heures après l'annonce des résultats[2]. Il marque également le succès de TOP 09 et VV, deux formations de création récente qui engrangent 65 sièges et font ainsi une entrée fracassante à la Chambre des députés. Ces deux partis étant classés au centre-droit, une coalition gouvernementale les associant à l'ODS n'est pas à exclure, d'autant qu'elle disposerait de 118 sièges, une majorité confortable. De son côté, le KSČM reste à son niveau habituel (si on excepte le scrutin de 2002) tandis que pour la première fois depuis la création du pays, les chrétiens-démocrates ne seront plus représentés à la chambre basse. Quant aux Verts, ils en sortent quatre ans à peine après y avoir fait leur entrée. Les dirigeants de la KDU-ČSL, Cyril Svoboda, des Verts, Ondřej Liška, et du Parti des droits civiques, Miloš Zeman, ont d'ailleurs choisi de renoncer à leurs fonctions[3].

[modifier] Conséquences

Le 4 juin, le président de la République, Václav Klaus, charge Petr Nečas, chef de file de l'ODS, de constituer un nouveau gouvernement. Il le nomme, vingt-quatre jours plus tard, président du gouvernement. Le 13 juillet, Nečas annonce la composition de son gouvernement, formé par l'ODS, TOP 09 et Affaires publiques. Il obtient, le 10 août, la confiance de la Chambre des députés.

[modifier] Notes et références


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