Élections législatives tchèques de 2013

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Précédent 2010 Drapeau de la République tchèque
Élections législatives tchèques de 2013
200 sièges de la Chambre des députés
(Majorité absolue : 101 sièges)
25 et 26 octobre 2013
Type d’élection  Élection parlementaire
Démographie électorale
Inscrits  8 424 227
Votants 5 007 212
  
59,48 % Red Arrow Down.svg 5 %
Bohuslav Sobotka 2009.JPG
ČSSD - Bohuslav Sobotka
Voix 1 016 829 Red Arrow Down.svg 12 %
  
20,45 %
Sièges obtenus 50 Red Arrow Down.svg 5
Silver - replace this image male.svg
ANO 2011 - Andrej Babiš
Voix 927 240
  
18,65 %
Sièges obtenus 47 Green Arrow Up.svg 47
Vojtech Filip full frontal.jpg
KSČM - Vojtěch Filip (en)
Voix 741 044 Green Arrow Up.svg 25,7 %
  
14,91 %
Sièges obtenus 33 Green Arrow Up.svg 7
Karl von Schwarzenberg.jpg
TOP 09 - Karel Schwarzenberg
Voix 596 357 Red Arrow Down.svg 31,8 %
  
11,99 %
Sièges obtenus 26 Red Arrow Down.svg 15
Miroslava Němcová May 2013.JPG
ODS - Miroslava Němcová
Voix 384 174 Red Arrow Down.svg 63,7 %
  
7,72 %
Sièges obtenus 16 Red Arrow Down.svg 35
Svět knihy 2011 - Tomio Okamura.jpg
Úsvit - Tomio Okamura (cs)
Voix 342 339
  
6,88 %
Sièges obtenus 14
MG 0430a.jpg
KDU-ČSL - Pavel Bělobrádek
Voix 336 970 Green Arrow Up.svg 46,7 %
  
6,78 %
Sièges obtenus 14 Green Arrow Up.svg 14
Président du gouvernement
Sortant
Élu
http://www.volby.cz/index_en.htm

Les élections législatives tchèques de 2013 se sont déroulées les 25 et 26 octobre 2013, afin d'élire les deux cents députés de la septième législature de la Chambre des députés, pour un mandat de quatre ans. Le scrutin fait suite à la dissolution de la Chambre, le 20 août 2013[1],[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

En 2010, une forte majorité de droite[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives des 28 et 29 mai 2010, le pays est gouverné depuis un an par un gouvernement de technocrates présidé par le statisticien Jan Fischer et disposant du soutien du Parti social-démocrate tchèque (ČSSD) et du Parti civique démocrate (ODS).

Le scrutin est marqué par le recul du ČSSD et de l'ODS, pourtant donnés favoris par les sondages. Les sociaux-démocrates doivent se contenter de 55 députés sur 200, les libéraux en remportant deux de moins. L'élection voit surtout la percée du parti démocrate-chrétien TOP 09 et de la formation centriste Affaires publiques (VV), qui s'adjugent respectivement 41 et 24 sièges. En tout, les forces du centre-droit remportent un total de 118 députés, la plus nette majorité depuis 1992.

Environ un mois après le scrutin, le président de l'ODS et ancien ministre du Travail, Petr Nečas, est nommé président du gouvernement de la République tchèque et forme une coalition entre son parti, TOP 09 et Affaires publiques. Le président de TOP 09, Karel Schwarzenberg, devient vice-président du gouvernement et retrouve ses fonctions de ministre des Affaires étrangères, tandis que le président des VV, Radek John, est désigné vice-président du gouvernement et ministre de l'Intérieur. La nouvelle équipe, dont Miroslav Kalousek, vrai idéologue et fondateur de TOP 09, est le ministre des Finances, s'engage à restaurer les comptes publics par une politique d'austérité sévère, à lutter contre la corruption et réformer l'élection du président de la République.

Un gouvernement touché par les affaires et les dissidences[modifier | modifier le code]

En 2013, le président Zeman et la démission de Petr Nečas[modifier | modifier le code]

Le 26 janvier 2013, l'ancien président du gouvernement Miloš Zeman, figure de la gauche tchèque, était élu président de la République tchèque ; il s'agissait du premier scrutin présidentiel direct, le chef de l'État étant auparavant élu par le Parlement.

Dès son investiture, le nouveau président de la République n'a pas caché pas sa profonde antipathie pour le gouvernement[3]. Ce dernier, mis en cause dans une affaire de corruption et impliqué dans un scandale de nature conjugale concernant sa maîtresse et directrice de cabinet, Jana Nagyová, se voit contraint de démissionner au milieu du mois de juin[4]. La coalition au pouvoir choisit alors de le remplacer par la présidente de la Chambre, Miroslava Němcová, mais le chef de l'État préfère désigner son conseiller économique Jiří Rusnok comme président du gouvernement.

Nommé par le président de la République, le gouvernement Rusnok doit cependant s'assurer de la confiance des parlementaires ; or, le 7 août, le cabinet n'obtient pas la confiance de la Chambre des députés, 100 députés s'opposant à son investiture, contre 93 la soutenant[5]. Jiří Rusnok, qui avait pourtant déclaré avoir l'intention de gouverner sans la confiance des députés, annonce dans la foulée la démission immédiate de son gouvernement[6]. Le 20 août suivant, 140 députés votent en faveur d'élections législatives anticipées, soit 20 de plus que la majorité requise[7].

Campagne[modifier | modifier le code]

Principaux partis et chefs de file[modifier | modifier le code]

Sondages[modifier | modifier le code]

Résultats[modifier | modifier le code]

Voix et sièges[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Conséquences[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]