Yves Frémion

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Yves Frémion
Illustration.
Yves Frémion remettant le prix Tournesol
au Festival d'Angoulême 2020.
Fonctions
Député européen

(2 ans, 6 mois et 28 jours)
Législature 3e
Groupe politique Les Verts
Conseiller régional d'Île de France
Élection 15 mars 1998
Réélection 28 mars 2004
Biographie
Nom de naissance Yves Frémion-Danet
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Lyon, Rhône, France
Parti politique Les Verts (jusqu'en 2010)
EELV (2010-2017)
RPS (depuis 2017)
Profession Écrivain, critique
Homme politique

Yves Frémion, de son nom complet Yves Frémion-Danet, né le à Lyon, est un écrivain, critique de bande dessinée, iconologue et homme politique français. Il est également connu sous les pseudonymes : Art(h)ur Conan Doc, Batteste Monokini, Bethsabée Mouchot, Hassen Seffaf, Yvan E. Frémov, Jean-Edern Hyerestation-du-RER, Laurent Tharbes, Les Frères L. et D. Corson de Rojayheart, Max de Blé, Noël Hobalcon et Paco Tison, Théophraste Épistolier, Yves Frémion de la Fermez, Yves Mousse, et le pseudonyme collectif Colonel Durruti[1] qu'il partage avec Emmanuel Jouanne.

Également actif sur le plan politique (membre du parti Les Verts, il a notamment été député européen et conseiller régional d'Île-de-France), Yves Frémion est en outre Régent du Collège de 'Pataphysique depuis juin 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Littérature et bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Fondateur en 1974 aux éditions du Fromage du fanzine de bandes dessinées Le petit Mickey qui n'a pas peur des gros[2], Yves Frémion, amateur de littératures parallèles, a dirigé des anthologies et fut un temps rédacteur de la revue de science-fiction Univers aux éditions J'ai lu (1975-1979).

Ancien critique dans Charlie Mensuel, Actuel (1970-1975), L'Écho des savanes, Le Magazine littéraire, L'Express, ZOO et dans le blog Les petits Miquets du Monde[3], il est de 1975 à 2014 un des piliers de la revue Fluide glacial créée par le dessinateur Gotlib. Il y signe différentes chroniques, dont La Gazette de Frémion, et son goût prononcé pour les calembours est régulièrement brocardé et crobardé par l'ensemble de la rédaction[réf. nécessaire].

Auteur d'une centaine d'ouvrages, romans et essais, on lui doit aussi des monographies d'auteurs de bande dessinée et d'illustrateurs tels que Gotlib, Serre, Binet, Reiser, Goossens, Brantonne, Raylambert et Germaine Bouret[4].

Yves Frémion est également membre de différents jurys dont le prix Tournesol, le prix Papiers nickelés[5] et le jury de l'académie de la Carpette anglaise qui — parodie des prix littéraires — attribue chaque année un prix d’indignité civique à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

Ancien président du Syndicat des écrivains de langue française, dont il est toujours membre actif, en particulier dans un rôle de délégué auprès du Conseil permanent des écrivains[6], il fonda en 2001 l'Oupolpot (Ouvroir de politique potentielle), un ouxpo. Il fut également désigné en qualité d'expert et d'iconologue par le site Interenchères pour la vente de dessins de presse, d'illustrations et de planches de bande dessinée organisée en 2008 au profit du DAL[7] ainsi que pour la vente du fonds de l'atelier de Georges Beuville en 2009[8],[9].

Fondateur en 2011 de la revue Barricade, « magazine d'idées et d'humour » (9 numéros)[10], il anime également la revue Papiers nickelés[11], organe de l'association destinée à fonder un Centre international de l’imagerie populaire, du dessin imprimé et du patrimoine sur papier (CIP) qui aura pour but de promouvoir le dessin imprimé sous toutes ses formes (BD, illustration, dessin d’humour, affiche, gravure, imagerie populaire…).

En , après 38 ans de collaboration ininterrompue, Frémion « quitte Fluide glacial (ou l’inverse)[12] » à la suite d'un conflit avec Lindingre, son rédacteur en chef[13].

Le 14 juin 2021, Yves Frémion est nommé Régent du Collège de 'Pataphysique[14].

Politique[modifier | modifier le code]

Yves Frémion a également été actif sur le plan politique : membre du parti Les Verts (il a été député européen de 1989 à 1994 et conseiller régional d'Île-de-France de mars 1998 à mars 2010), il fut également vice-président du Réseau Voltaire (1994)[15],[16].

Candidat à l'investiture des Verts pour l'élection présidentielle de 2002, il recueille 8,20 % des voix au premier tour le [17].

Il a été le premier président du « Motif, observatoire régional du livre et de l'écrit en Ile-de-France », de à [18],[19].

Candidat écologiste indépendant aux législatives en 2017 dans la sixième circonscription de Paris, face à la député sortante EELV Cécile Duflot, il reçoit 1,86 % des suffrages exprimés au premier tour[20].

État d'urgence en France en 2015[modifier | modifier le code]

Le , il est parmi les signataires de l'Appel des 58, manifeste signé le par cinquante-huit personnalités pour défendre la liberté de manifester pendant l'état d'urgence décrété en France après les attentats de Paris : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »[21],[22].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur la bande dessinée, le dessin d'humour et l'illustration[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Octobre, octobres, Kesselring, 1977
  • Les Orgasmes de l'Histoire. 3 000 ans d'insurrections spontanées (avec Volny), Encre, L'Atelier du possible, 1980
  • La Planète Larzac, Ponte Mirone, 1980
  • Léauthier l'anarchiste, Flammarion 1999, rééd. L'Echappée 2011
  • Histoire de la révolution écologiste, Hoëbeke, 2007
  • Provo la tornade blanche, rééd. Nautilus 2009

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

sous le nom de Colonel Durruti, pseudonyme collectif d’Yves Frémion et Emmanuel Jouanne :

  • Tuez un salaud ! Le Soviet, tome 1, Fleuve noir, 1985. Rééditions Gallimard, Série noire no 2469, 1997 et Goater Noir no 5, 2014
  • Le Rat débile et les Rats méchants, Fleuve noir collection Spécial Police no 2034, 1986, réédition Goater Noir no 8, 2015
  • C'est la danse des connards, Fleuve noir collection Spécial-Police no 2050, 1987 ; réédition Goater Noir no 10, 2015
  • Berlin l'enchanteur, Série noire no 2470, 1997, réédition Goater Noir no 12, 2016
  • Le Soviet au Congo, Goater Noir no 15, 2016[23]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le Pop-Up, livre-jouet pour adultes scénarisé par Yves Frémion et illustré par des dessinateurs de Fluide Glacial[24].
  • Nos Monstres, cinquante textes d'Yves Frémion illustrés par Flavien Moreau. 128 pages, éditions Rouquemoute, 2021 (extraits en ligne).

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Buenaventura Durruti, anarchiste espagnol mort en 1936.
  2. « Le petit Mickey qui n'a pas peur des gros », Bedetheque.com
  3. Les petits Miquets, blog du journal Le Monde.
  4. Yves Frémion, sur Glenat.com.
  5. Fait d'images, Iconovox.com.
  6. Voir le site internet.
  7. Des dessins au profit du DAL, Magazine Interenchères.
  8. [vidéo] BEUVILLE commenté par Yves Frémion sur YouTube
  9. Arts graphiques, Magazine Interenchères.
  10. Barricade, page officielle.
  11. Site de Papiers Nickelés.
  12. Yves Frémion quitte Fluide glacial (ou l’inverse), Iconovox.com le 14 février 2014.
  13. « Viré de Fluide glacial, Yves Frémion s'explique », 9emeart.fr, juin 2014.
  14. Avec son numéro 69, la revue Papiers Nickelés fête ses 20 ans, Didier Pasamonik, 2 juillet 2021, sur ActuaBD.com.
  15. (en) « Thierry Meyssan : de la lutte contre la calotte à la politique mondiale », sur Radicalparty.org.
  16. Fabrice Nicolino, « Meyssan l’imposteur », Politis, no 696,‎ (lire en ligne).
  17. « Les primaires chez les Verts favorables à Mamère », sur Libération, .
  18. Livres-Hebdo, novembre 2008, en ligne partielle.
  19. ActuaLitté, 2 juillet 2010, en ligne.
  20. Rappel des résultats au 1er tour.
  21. Collectif, « L'appel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence » », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne).
  22. AFP, « État d'urgence : 58 personnalités revendiquent la liberté de manifester », Le Point,‎ (lire en ligne).
  23. http://www.editions-goater.org/livre/le-soviet-au-congo/
  24. Le Pop-Up, J. Briot, 22 mai 2006, sur Bdgest.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]