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Christian Binet

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Christian Binet
Christian Binet en janvier 2020
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (78 ans)
TulleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
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A travaillé pour
Distinction
Prix Nicolas Goujon, Alfred à Angoulême, RTL de la BD, public du meilleur album d'Angoulême, chevalier des Arts et des Lettres
signature de Christian Binet
Signature

Christian Binet, dit simplement Binet, né le à Tulle (Corrèze), est un auteur de bande dessinée humoristique français. Il est notamment connu pour sa série Les Bidochon.

Christian Binet naît le à Tulle[1]. Il publie son premier dessin en 1961 à l'âge de 14 ans dans la revue Humour Magazine[2]. Il fréquente par la suite une école d'architecture rue du Cherche-Midi à Paris[2] et une autre de dessin de presse, qui l'amènent à collaborer à de nombreux journaux et magazines de 1965 à 1975 (Record, Formule 1, Le Journal du dimanche, La Gazette de l'Île de France[2], Topetc.). Lors de son service militaire, il crée le soldat Schwartxz pour la revue de l'armée TAM[2].

En 1969, il débute en tant qu'auteur de bandes dessinées en entrant chez Fleurus où il crée Poupon la peste[2], bambin qui mène la vie dure au chien Kador[2], réutilisé plus tard dans d'autres albums par l'auteur. Il réalise ses premières bandes dessinées pour adultes dans Mormoil en 1974 et 1975, illustrant des histoires brèves scénarisées par Jean Mulatier et Rampal[2].

Il commence à connaître la notoriété à son arrivée à Fluide glacial en 1977[2]. Le périodique publie les histoires de Kador, le seul chien qui sait lire Kant. Il s'efface sous la popularité de ses maîtres, Les Bidochon, stéréotypes de français moyens dans toute leur médiocrité, en allant étudier à l'université et en vivant dans la niche d'un copain (Tome 3). Binet continue parallèlement à livrer quelques ouvrages indépendants tels que L'Institution[3], dénigrement des institutions religieuses fréquentées pendant sa jeunesse qui en fait un précurseur de la bande dessinée autobiographique, Déconfiture au petit déjeuner ou Propos irresponsables[2].

Christian Binet, également accordéoniste, a déclaré à propos de l'organiste et maître de chapelle Léon de Saint-Réquier : « Ça a l'air d'une blague mais cet aristocrate, dont le nom est aussi celui d'un village de Normandie[4], était également compositeur[5]. Je suis probablement le seul à encore en parler mais ses petits préludes sont vraiment très beaux et faciles à jouer[6]. »

En 1995, il rédige les dialogues de l'adaptation cinématographique des Bidochon[2]. Lorsqu'il ne dessine pas, Christian Binet pratique aussi la peinture[2]. Quelques-unes de ses œuvres sont réunies dans un dossier rédigé par Yves Frémion[2]. Il se définit comme un humoriste à tendance dramatique. Il décrit notamment, à travers Les Bidochon, un quotidien d'une grande banalité[2].

Bande dessinée

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La collection des Bidochon.
  • Kador, Audie, coll. « Fluide glacial », quatre albums, 1978-1982.
  • Poupon la peste, Audie, coll. « Fluide glacial », deux albums, 1979-1980[7].
  • Histoires ordinaires, Audie, coll. « Fluide glacial », 1979[8].
  • Bédés juvéniles, Bédérama, 1980.
  • Forum, Audie, coll. « Fluide glacial », 1980.
  • Les Bidochon, coll. « Fluide glacial », 22 albums, 1980-2019.
  • L'Institution, Audie, coll. « Fluide glacial », 1981.
  • Déconfiture au petit déjeuner, Audie, coll. « Fluide glacial », 1986.
  • Propos irresponsables, Audie, coll. « Fluide glacial » :
  1. Propos irresponsables, 1988. Réédité dans la série Impondérables, 2007.
  2. Propos irresponsables 2, 1992. Réédité sous le titre Propos encore plus irresponsables dans la série Impondérables, 2007.
  3. Impondérables, 2004. Réédité sous le titre Des déprimés dans la série Impondérables, 2007.
  • Monsieur le Ministre, Audie, coll. « Fluide glacial », deux albums, 1989-1990.
  • Binet et F. Margerin au festival de Cannes, avec Frank Margerin, Groupe graphique, 1993.
  • Impondérables, Audie, coll. « Fluide glacial » :
1-3. Reprise de la série Propos irresponsables.
4. Des molécules, 2007.
  1. Bas de gamme[9], 2010.
  2. Ma non troppo, 2015.
  • Marion[10], Dargaud, 2024.
  • Notamment : série de portraits (huiles sur toile de grande taille)[11],[12].

Prix et distinctions

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Notes et références

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  1. a et b (en) « Christian Binet (b. 1947) - Awards », sur Grand Comics Database (consulté le ).
  2. a b c d e f g h i j k l et m Gaumer 2010.
  3. Gilles Ratier, « Patrimoine : Christian Binet », BDzoom,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. En réalité Saint-Riquier.
  5. Depuis toujours, composer de la musique fait partie des attributions d'un maître de chapelle.
  6. « Fluide Parade 2.0 », Fluide Glacial n° 473, octobre 2015.
  7. Henri Filippini, « Poupon la peste », Schtroumpfanzine, no 28,‎ , p. 25.
  8. Henri Filippini, « Histoires ordinaires », Schtroumpfanzine, no 31,‎ , p. 24.
  9. Henri Filippini, « Haut de gamme, t. 1 : Binet connaît la musique », dBD, no 44,‎ , p. 75 (ISSN 1951-4050).
  10. Benoit Marchon, « Albums : Marion : Histoire d’une victime de la pilule contraceptive, racontée par Christian Binet », ActuaBD,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Christian Binet : Présentation », sur hubertybreyne.com.
  12. « Carnets Intimes - L'œuvre peint », sur BD Gest' (consulté le ).
  13. Thierry Groensteen et collectif, Primé à Angoulême : 30 ans de bande dessinée à travers le palmarès du festival, Angoulême, Éditions de l'An 2, , 103 p. (ISBN 2-84856-003-7)

Bibliographie

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Périodiques

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  • Christian Binet, « Christian Binet par lui-même », Hop !, Aurillac, AEMEGBD, no 11,‎ , p. 36-37 (ISSN 0768-9357, lire en ligne, consulté le ).
  • Christien Binet (interviewé par Jean-Marc Vidal et Didier Hubaud), « Un Oscar à Binet ! », BoDoï, no 58,‎ , p. 38-43.
  • Christian Binet (interviewé), « Haut de gamme : huit questions à Christian Binet », dBD, no 44,‎ , p. 69.

Documentation

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  • « Ragots intimes par Binet », dans Sapristi ! n° 22, 1991.
  • Christian Binet, « Une interview exclusive de Binet : des révélations sensationnelles », dans Haga n° 36, 1978.
  • Jean-Paul Tibéri, Christian Binet, portraits de famille, Jean-Cyrille Godefroy/SELD, 1991.

Liens externes

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