Villejésus

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Villejésus
Villejésus
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Charente-Nord
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Charente
Statut Commune déléguée
Maire délégué Nadia Caillaud
2019-2020
Code postal 16140
Code commune 16411
Démographie
Gentilé Villesalénois
Population 504 hab. (2016 en diminution de 10,95 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 46″ nord, 0° 01′ 49″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 151 m
Superficie 17,23 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Aigre
Localisation
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Villejésus
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Villejésus

Villejésus est une ancienne commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine). Le , elle devient une commune déléguée d'Aigre.

Ses habitants sont appelés les Villesalénois et Villesalénoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Villejésus est une commune du Nord Charente située à 1 km à l'est d'Aigre et 29 km au nord-ouest d'Angoulême.

Le bourg de Villéjésus, qui touche presque celui d'Aigre, est aussi à 12 km à l'ouest de Mansle, 15 km au nord-est de Rouillac, 20 km au sud-ouest de Ruffec, 35 km au nord-est de Cognac et 51 km à l'ouest de Confolens[2].

La commune est traversée d'est en ouest par la D 739 qui dessert le bourg. Cette ancienne route nationale déclassée en route départementale reliait Rochefort à Fontafie par Saint-Jean-d'Angély, Aigre et Mansle, où elle croise la route nationale 10 entre Angoulême et Poitiers.

La commune de Villejésus comporte aussi deux autres anciennes nationales qui passent à l'ouest du bourg et arrivent à Aigre par le nord. La D 736 relie Jarnac à Ruffec par Rouillac et Aigre, et la D 737 relie Chef-Boutonne à Angoulême par Aigre. La D 19 relie aussi Aigre à Villefagnan[3].

La gare la plus proche est celle de Luxé, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux dépendant de la commune sont :

  • la Motte, qui a été cédée en place du Fouqueurant lors du cadastre de 1832 ;
  • les Granges ;
  • la Chaussée ;
  • Basleville ;
  • le Redour ;
  • Saint-Aubin ;
  • Chollet ;
  • les Loges, qui furent construites en 1800, lors de l'exploitation de la forêt, pour y loger les commis et ouvriers :
  • le Champ-Cavreau, à peu près à la même époque par un nommé Monthézi ;
  • le Beau-Gaulis (puis le Bois-Gaulis), quelques années plus tard par un des enfants du dit Monthézi ;
  • et Font Brun en 1815 par un nommé Dufaure[4]. Aujourd'hui orthographié Fontbrun, on y trouve une ferme et un manoir[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villejésus
Saint-Fraigne Ébréon Tusson
Oradour Villejésus Fouqueure
Aigre Marcillac-Lanville

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Un plateau du Kimméridgien occupe plus particulièrement la surface communale (Jurassique supérieur). Des alluvions récentes du Quaternaire occupent les vallées, principalement à l'ouest et au sud[5],[6],[7].

Le relief de la commune est celui d'un plateau assez vallonné descendant vers le sud-ouest où se trouve la vallée de l'Aume. Le point culminant est à une altitude de 151 m, situé au nord-est dans la forêt de Tusson. Le point le plus bas est à 60 m, situé le long d'un bras de l'Aume à l'extrémité sud-est de la commune. Le bourg, construit au bord de la vallée, est à 75 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux cours d'eau référencés par le Sandre traversent la commune. Il s'agit de l'Aume[8] affluent de la Charente et du ruisseau de Siarne[9] affluent de l'Aume.

L'Aume arrose le sud de la commune et la sépare de celle d'Aigre. Le ruisseau de Siarne, à sec en été, se jette dans l'Aume à l'extrémité nord de la commune[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Végétation[modifier | modifier le code]

La forêt de Tusson près de Saint-Luc

La forêt de Tusson borde la commune au nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Villajesu et Villajhesu vers 1300[10].

L'origine du nom de Villejésus remonterait à l'installation d'une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[11]. Ces commanderies d'Hospitaliers étaient aussi à l'origine de nombreux noms comme Villedieu[12],[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges de constructions gallo-romaines au Treuil ainsi qu'une monnaie romaine impériale, et une statuette au Redour, attestent l'ancienneté de l'occupation[13],[14].

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Villejésus était une annexe de celle de Fouqueure.

Selon un auteur anonyme de 1850, il y avait au sud de l'église un monastère d'Templiers, qui occupait le lieu-dit « la Commanderie ». La terre appelée « le champ Marceau » était leur jardin ; il y avait un réservoir avant d'arriver au « Pré clos », tous les prés de la prairie le long du cours d'eau depuis le « moulin de la Commanderie » jusque vis-à-vis le « pré Baugé » leur appartenaient, ainsi que ceux appelés « Pré clos »[4].

Selon Charles Daras, l'ancienne commanderie de Villejésus était d'origine hospitalière et non templière. Leurs bâtiments, actuellement disparus, étaient situés au voisinage de la chapelle, au lieu-dit la Cour. La maladrerie était située à l'écart du village, au Redour[15].

Les Hospitaliers desservaient la paroisse et étaient les seigneurs de toute la partie du bourg et village de Chollet situés entre les « quatre croix ». La première était placée près du moulin de Basleville et en deçà ; la deuxième au bout de la rue Haute, laissant en dehors toutes les maisons situées à gauche en allant de Basleville au Pontraud ; la troisième appelée « Duperet » au pied du plantier de ce nom, entre le chemin qui conduit aux « Échalons » et celui de la Terne, la quatrième et dernière appelée de Chollet était placée au-dessus du village à la droite de l'entrée du chemin de Trotte-Chien ; la première s'appelait de Basleville et la dernière du Treuil.

Les Hospitaliers avaient justice seigneuriale, four et moulin banaux ; ce sont eux qui avaient concédé aux habitants d'entre les quatre croix qui limitaient leur juridiction et leur banalité, le droit de prendre dans le bois de l'Hôpital, encore appelé des « Hôpitaux » en 1850, tout le bois nécessaire à leurs affouages et même pour bâtir.

Après leur destruction, la propriété fut abandonnée aux chevaliers de Malte, et ce fut un chevalier de cet ordre, sous le nom de commandeur, qui devint seigneur de la partie de la paroisse limitée par les dites quatre croix. Un de ces commandeurs voyant que la population augmentait progressivement et absorbait tout le bois des coupes des Hôpitaux, abandonna par transaction aux dits habitants en propriété la moitié des dits bois, à la charge de renoncer à tous droits de servitude sur l'autre moitié ; ce qui eut lieu, et l'acte est dans le dossier des titres du dit bois, qui mentionne aussi la foi et hommage que les habitants étaient obligés de rendre le premier de l'an au dit seigneur commandeur, et digne du Moyen Âge, en sorte que par autre acte cela fut modifié et la foi et hommage convertis en une paire de gants blancs. Jusqu'à la Révolution de 1789, les coupes de bois étaient vendues au parquet de la justice et le prix de vente partagé entre les fermiers du commandeur et les habitants et versé entre les mains de leur trésorier. À la Révolution, l'administration de l'enregistrement a voulu s'emparer de ces bois ; la commune a été obligée de procéder ; toutes les pièces de procédure sont dans le dossier mentionné ci-dessus, et l'affaire a été terminée par le décret du 19 octobre 1808[4].

Au début du XXe siècle, l'industrie était encore représentée deux scieries mécaniques, l'une au moulin de la Commanderie et l'autre à Chollet. Il y avait aussi deux importantes laiteries, toutes deux à Basleville, l'une étant une coopérative. Le petit-lait issu de ces laiteries servait à engraisser des porcelets achetés aux marchands de Saint-Front ou Saint-Angeau, revendus ensuite à bon prix. L'élevage de vaches et moutons était important, et des foires se tenaient à Villejésus le 4 de chaque mois[16].

Le , elle est intégrée à la commune nouvelle d'Aigre, ceci est acté par un arrêté préfectoral du [17].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Olivier Geoffrion . Fonctionnaire
mars 200 En cours Nadia Caillaud SE Commerçante

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 15,35 % sur le bâti, 35 % sur le non bâti, 5,50 % pour la taxe d'habitation et 8,35 % de taxe professionnelle(chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2016, la commune comptait 504 habitants[Note 2], en diminution de 10,95 % par rapport à 2011 (Charente : -0,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 0121 1011 1561 2681 2891 2921 2561 2431 160
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 1831 1131 1341 089975848865770769
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
764783697722625592548585542
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
531511491550544550553555536
2016 - - - - - - - -
504--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Villejésus en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,8 
11,4 
75 à 89 ans
12,8 
14,2 
60 à 74 ans
16,8 
22,1 
45 à 59 ans
24,5 
17,8 
30 à 44 ans
19,0 
16,7 
15 à 29 ans
11,0 
17,4 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture est principalement céréalière. La viticulture occupe une partie négligeable de l'activité agricole. La commune est cependant classée dans les Fins Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[24].

Industrie[modifier | modifier le code]

L'entreprise Carti Meubles fabrique des meubles destinés aux grandes surfaces spécialisées.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Café tabac snack

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports et activités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église

L'église paroissiale Notre-Dame date initialement du XIIe siècle et était une ancienne commanderie hospitalière. Elle a été détruite et restaurée à deux reprises, aux XVIIe et XIXe siècles[27].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Plusieurs tumulus sont présents au lieu-dit la Pierre Rousse et sont répertoriés dans la liste des dolmens de Charente.

Des fermes, un logis et un château situé au Bois d'Ambérac composent aussi le patrimoine architectural communal[28].

Autres vues

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'homme politique Louis Delhoume (1855-1942), ancien maire de la commune, conseiller général et sénateur.
  • L'acteur Jacques Jouanneau (1926-2011) est enterré au cimetière du village.
  • L'acteur Roger Carel, de son vrai nom "Roger Blancharel", né le 14 août 1927, réside deux mois par an à Villejésus, dans sa maison secondaire.
  • L'actrice Luce Berthommé (1945-2004) est née à Villejésus.
  • Le footballeur professionnel Jean Saupin (1932-2016) est né à Villejésus

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir aussi Le Grand-Madieu dans ce même département.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 24 octobre 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. a b et c Le cahier de Villejésus, auteur anonyme, 1850
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, (consulté le 7 janvier 2012)
  8. L'Aume sur le site du sandre
  9. La Siarne sur le site du sandre
  10. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 140
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 720.
  13. Bulletins de la Société archéologique et historique de la Charente, 1883, 1902-1903
  14. Joseph Piveteau, Inventaire archéologique de la Charente gallo-romaine, Mémoire de la SAHC, 1958, p.69
  15. Charles Daras, Les Templiers en Charente, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1954), 117 p., p. 32
  16. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 407,410
  17. Marie Lajus, « Arrêté portant création de la commune nouvelle d'Aigre par fusion des communes d'Aigre et de Villejésus », Recueil des actes administratifs spécial n°16-2018-043,‎ , p. 3-5 (lire en ligne)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. « Evolution et structure de la population à Villejésus en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  24. Union générale des viticulteurs pour l'AOC Cognac, « Crus du cognac par communes » [PDF], (consulté le 7 décembre 2015)
  25. Grand Prix Cycliste de Villejésus
  26. Samuel Plouhinec très facile à Villejésus sur www.charentelibre.fr
  27. « L'église-commanderie Notre-Dame », notice no IA00040906, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Villejésus », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]