Champigny (Yonne)

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Champigny
La mairie
La mairie
Blason de Champigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Pont-sur-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes Yonne Nord
Maire
Mandat
Michel Guillon-Cottard
2014-2020
Code postal 89340
Code commune 89074
Démographie
Gentilé Campestriens
Population
municipale
2 261 hab. (2014)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 10″ nord, 3° 07′ 39″ est
Altitude Min. 54 m – Max. 192 m
Superficie 21,28 km2
Localisation

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Champigny

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Champigny

Champigny est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Campestriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Champigny est une petite commune située à 15 km au sud-est de Montereau-Fault-Yonne la plus grande ville des environs.

Située à 75 mètres d'altitude, la rivière l'Yonne est le principal cours d'eau qui traverse la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vinneuf Courlon-sur-Yonne Rose des vents
Chaumont N Villemanoche
O    Champigny    E
S
Villethierry Lixy

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse de Champigny dispose de deux hameaux : La Chapelle et un port sur l'Yonne. Le premier, populeux, dispose d'une chapelle. Il était primitivement nommé "La Chapelle-feu-Payen".

Histoire[modifier | modifier le code]

Les lieux font partie des possessions des vicomtes de Sens au XIIe siècle. Lors du partage du patrimoine de la dernière vicomtesse Ermensent peu après 1200, Champigny rejoint le lot de la famille des Barres centré sur la seigneurie de Chaumont. La seigneurie de Champigny est apparemment un démembrement durant la seconde phase de la guerre de Cent Ans de la seigneurie de Chaumont.

La seigneurie est successivement la propriété des familles du Croiset (milieu XVe siècle), Legoux (fin XVe), Bernard (1516 à 1790)[1].

Le village, d'une dimension somme toute modeste, est composé de laboureurs, de quelques artisans, et de rares marchands. Il accueille un notaire au XVIIe siècle. Il dispose d'un des très rares moulins à vent de la vallée de l'Yonne.


la famille Bernard[modifier | modifier le code]

Etienne Bernard arrive de Touraine et acquiert la seigneurie de Champigny du chef de son épouse. Pour autant, son implantation dans le Sénonais n'a été que progressive puisqu'il va conserver la seigneurie de Bertignolles-le-Parc.

Sa descendance va se diviser en plusieurs branches, dont seule celle restée titulaire de la seigneurie de Champigny a fait l'objet de publications. Par exemple, une branche cadette s'est établie à Brannay durant plus d'un siècle, détenant une partie de la seigneurie de Vilemanoche, et la seigneurie de Plenoche. Les différentes branches porteront une particule qu'elles ne possédaient pas à l'origine.

Curieusement, la détention de la seigneurie de Champigny réservée en principe aux aînés, leur échappe à trois reprises. Cette anomalie est peut être le signe d'un endettement mal maîtrisé occasionné par les guerres civiles dites de religion. Ainsi, vers 1600, l'aîné, Philippe de Bernard, époux de Geneviève Du Breuil, se retire au profit de son cadet. Il conserve toutefois le titre de sire de la Motte de Champigny. Il a donc tenu à conserver un témoignage honorifique de son rang d'aîné, limité au site ruiné de l'ancien château médiéval. Sa descendance s'établit à Thoury-Ferrottes, et va s'éteindre dans une grande misère matérielle tout en revenant se faire enterrer dans l'église de Champigny.

Les cadets issus de Louis de Bernard (+1616) vont donc conserver Champigny, sans doute en tirant profit d'alliances matrimoniales habilement négociées. Pourtant, une fille contredira cette observation, en épousant un officier de cavalerie âgé, Monsieur Lambert, seigneur de Thorigny, La Postolle et Granges-le-Bocage, dont le décès révèle une situation financière catastrophique.

La famille de Bernard, poursuivant la tradition de ses ancêtres maternels de La Rama (seigneurs du Plessis-Hénault en Provinois) fournit aux XVIIe et XVIIIe siècles de nombreux chevaliers à l'ordre de Malte : tel Jean-Louis (né en 1715). Certains abandonnent cependant l'ordre pour assurer la continuation de la famille. Les enquêtes menées pour l'admission dans l'ordre sont déposées à la bibliothèque de La Valette (Ile de Malte).

La dernière représentante de la famille est incarcérée enceinte durant la Terreur. Elle y décède dans un abandon total, laissant deux petites filles. Son mari décède peu après. Sa tombe est visible au fond du cimetière actuel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1986 2009 Jean-Claude Brunel PRG  
Septembre 2009 Mars 2014 Marie-France Gaujal-Joseph    
Mars 2014 en cours Michel Guillon-Cottard    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 261 habitants, en augmentation de 5,56 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 258 1 343 1 387 1 473 1 608 1 659 1 690 1 729 1 778
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 688 1 620 1 541 1 567 1 486 1 392 1 375 1 299 1 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 179 1 125 1 110 1 009 1 026 1 162 1 221 1 094 1 065
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 101 1 167 1 143 1 424 1 782 1 887 2 007 2 142 2 261
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Champigny dépend de l'Académie de Dijon et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de l'Yonne. Pour le calendrier des vacances scolaires, Champigny est en zone B.

Champigny dispose d'une école maternelle publique et d'une école primaire publique à la Chapelle Champigny.

Santé[modifier | modifier le code]

Une clinique psychiatrique privée de 160 lits et places, la clinique Ker Yonnec, est installée à Champigny depuis juin 1977 sur les hauteurs du village.

Décharge[modifier | modifier le code]

Une ISDND (Installation de stockage des Déchets Non Dangereux) est exploitée sur les hauteurs de Champigny. La Coved qui exploite cette décharge vient récemment d’être autorisée par décret préfectoral à exploiter 60 000 tonnes par an jusqu'en 2029.

Eoliennes[modifier | modifier le code]

Un vaste projet de parc éolien est en cours sur les communes de Champigny, Chaumont, Villemanoche. Un mât de mesure est installé dans les bois de Champigny, à proximité de la clinique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques du Croiset. Notaire et secrétaire du Roi (Charles VII). Seigneur de Champigny sans doute par acquisition sur la famille des Barres.
  • Jean Legoux. Fils d'un tanneur de Sens. Notaire et secrétaire du Roi (Louis XI). Garde-scel de la prévôté de Provins. Marié à trois reprises. Il hérite de son beau-père Jacques Du Croiset de la seigneurie de Champigny. Il est faussement accusé de la répression sanglante d'une révolte survenue à Sens qui a failli valoir à la cité le sort d'Arras. Sa descendance masculine s'est fixée sur la seigneurie de Lourps (commune de Longueville, Seine-et-Marne). Sa fille est dotée de la seigneurie de Champigny qu'elle apporte à son mari Étienne Bernard.
  • Etienne Bernard. Tourangeau, d'une famille originaire d'Ecueillé (Indre). Neveu de deux archevêques de Tours et du premier doyen de la faculté d'Angers. Seigneur de Champigny.
  • Jehan Bernard. Successivement valet de chambre du dauphin (1519-1542), échanson du dauphin (1543-1548) et valet de chambre du Roi (1548), il décède en 1550. Il épouse en 1533 Jeanne Hurault, des sires de Saint-Denis-sur-Loire près de Blois.
  • Jehan Bernard. Fils du précédent. Seigneur de Champigny et de Bertignolles-le-Parc (près de Chinon). Il est tué à la bataille de Moncontour en octobre 1569, gagnée sur les Protestants. Epoux de jehanne de La Rama, sœur de Charles de La Rama, chevalier de Malte en 1531, nommé à la dignité de Grand Prieur de France mais s'en retire pour n'être que prieur d'Aquitaine.
  • Maurice Sizaire (1877-1969) : ingénieur automobile.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Champigny Blason Coupé : au premier parti au I d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée d'or et de gueules et au II bandé d'or et d'azur à la bordure de gueules, au second de gueules au pairle cousu d'azur[6].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. chanoine Meignen. Champigny
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. GASO - Banque du blason - 89074, consulté le 22 mai 2013.