Chaumont (Yonne)

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Chaumont
La mairie devant et, à l'arrière-plan, l'église.
La mairie devant et, à l'arrière-plan, l'église.
Blason de Chaumont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Pont-sur-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes Yonne Nord
Maire
Mandat
Denise Brosseron
2014-2020
Code postal 89340
Code commune 89093
Démographie
Population
municipale
650 hab. (2014)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 29″ nord, 3° 06′ 16″ est
Altitude Min. 54 m – Max. 184 m
Superficie 8,64 km2
Localisation

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Chaumont

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Chaumont

Chaumont est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villeblevin Vinneuf Rose des vents
N Champigny
O    Chaumont    E
S
Saint-Agnan Villethierry

Toponymie[modifier | modifier le code]

Comme presque tous les Chaumont de France, il s'agit d'un "mont chauve"; issu du latin mons calvus / montem calvum.

Préhistoire et Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Hache de Chaumont, Néolithique, Muséum de Toulouse.

Une extrémité de hache en jadéite, du Néolithique, a été trouvé à Chaumont. Elle a fait partie de la collection d'Édouard puis de Louis Lartet.

Des poteries datant du Néolitihque, et plus particulièrement de la période rubanée ont également été découverts[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chaumont est perchée au sommet d'une colline, blottie au pied de l'église. L'étymologie probable est Calvus Mons: le mont chauve. On trouve ce nom mentionné pour la première fois en 1112. Auparavant, Chaumont n'était sans doute qu'une terre seigneuriale. Elle ne deviendra paroisse qu'à partir de la construction de Notre-Dame de Chaumont. Les seigneurs de ces terres sont les Des Barres. Les premiers que l’on peut identifier avec certitude sont trois frères. Guillaume Ier des Barres, seigneur d’Oissery, Evrard des Barres, Grand Maître de l’Ordre des Templiers et Baudoin des Barres. Le petit-fils de Guillaume Ier, Guillaume III des Barres fut celui qui illustra le nom de la famille. Il fut connu sous le nom de Guillaume de Chaumont. Il fut serviteur du roi Philippe-Auguste. Il participa notamment à la croisade en Terre Sainte de 1190 à 1195 où il se distingue par ses faits d’armes. Il meurt en 1234[2].

Le château était à l’origine situé dans la Garenne, en bas de la colline, et aurait perduré jusqu’au XVIe siècle. Le château actuel, construit en haut de la colline, à quelques mètres de l’église, est aujourd’hui propriété privée.

Chaumont est le siège d'un ancien prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, dépendant de l'abbaye de Saint-Jean-lès Sens[3].

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, Chaumont était en grande partie composée de vignerons. Entre autres, il y avait La Grande Vigne, les Vignes de Beauregard ou encore le Vigner de la Fosse aux Chevaux. Un minuscule puceron du nom de phylloxéra mit un terme brutal à la vie vigneronne de Chaumont. Il apparut en 1864 et ne laissa rien derrière lui. Les hommes tentèrent néanmoins de maintenir son cépage, notamment en important des plants. Malheureusement, la qualité n’était plus la même. Il reste encore, le long de la « voie Creuse », la route creusée dans la craie descendant vers la route nationale, des caves ayant abrité les tonneaux. On trouve aussi, dans quelques jardins, bien à l’abri des hauts murs de pierre, des pieds de vignes, donnant à l’automne des grappes sucrées et délicieuses, quand les merles ne sont pas passés avant nous…

Seigneurie de la famille des Barres[modifier | modifier le code]

Les lieux font partie des domaines des vicomtes de Sens, dont le centre est Vallery au XIIe siècle. Ils semblent être systématiquement inclus dans l'assiette des douaires des vicomtesses activés lors de leurs veuvages. Ainsi, Helissent, veuve du vicomte Garin, sera titrée dame de Chaumont en 1212. Cette pratique va perdurer pendant le XIIIe siècle.

À la disparition de la dernière vicomtesse de Sens, Ermensent, peu après 1202, les domaines vicomtaux sont partagés entre les enfants issus de ses deux mariages. La descendance de son premier mari (Laurent de Vendeuvre), reçoit Vallery (1208). Celle de son second mari (Galeran), en la personne de sa fille cadette Héloïse, reçoit Chaumont (1224)[4].

Héloïse (+1253) épouse vers 1200 le chevalier Eudes des Barres (+1233). Il avait pour parents Guillaume des Barres (+1182), seigneur d'Oissery qui, devenu veuf, s'était remarié avec Helissent, veuve du vicomte de Sens Garin (+1168). Pour autant, Eudes des Barres ne descend pas des vicomtes de Sens. Ce sont les tractations des deux belles-sœurs (Ermensent mère d'Héloïse, et Helissent mère d'Eudes des Barres) qui conduisent au mariage d'Eudes des Barres et d'Héloïse. Mais c'est l'héritage de la seule Ermensent qui amène à la création de la seigneurie de Chaumont.

Eudes des Barres est le frère cadet et germain d'un autre Guillaume des Barres. Ce chevalier extrêmement célèbre de son temps, s'est mesuré en duel singulier à Richard Cœur de Lion, et a participé aux croisades en Albigeois. Il est un proche de Simon de Montfort. Il est souvent confondu avec l'ancêtre du seigneur de Chaumont.

Le couple Eudes-Héloïse gère des domaines qui vont de Sens à Villeneuve-la-Guyard, et de Diant à Mâlay-le-Vicomte (-le-Grand), répandus sur 25 villages. En 1224, Héloïse est dame de Chaumont. Sa nombreuse descendance émiettera progressivement l'héritage ancestral, provoquant l'érection de nouvelles seigneuries : Diant (1264), Villeneuve-la-Guyard (1267)[5]. Malgré tout, Chaumont va demeurer fidèlement dans la descendance de la famille des Barres jusqu'au milieu du XVe siècle, puis dans sa descendance féminine au XVIe siècle (famille de Buffevant).

Pierre des Barres est seigneur de Chaumont en 1255, juste après le décès de sa mère. Il décède entre 1263 et 1265. Il est le dernier à maintenir l'unité de la seigneurie de Chaumont. Après lui, les domaines sont morcelés. On notera que deux de ses fils se sont implantés dans l'Auxerrois (Chitry 1269) où leur arrière-grand-mère Helissent avait déjà de grands biens.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2008 en cours Denise Brosseron[6]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 650 habitants, en augmentation de 7,26 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
487 517 545 535 544 550 619 634 654
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
586 564 482 496 475 430 395 409 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
373 357 340 305 305 294 306 335 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
303 273 306 313 552 551 601 606 650
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (Bataille 1992, p. 21)
  2. La lignée des Seigneurs des Barres peut être retrouvée dans le livre « Huit siècles de vie seigneuriale à Chaumont sur Yonne »
  3. Lettres de l'abbé Lebeuf. Tome 1 / publiées par la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, sous la direction de MM. Quantin et Chérest,..., Lebeuf Jean, imprimerie de G. Perriquet (Auxerre), 1866-1868.
  4. Etienne Meunier. Les chevaliers de la famille de Vendeuvre-Vallery, et les chevaliers de la famille des Barres. CSGY, tome XIX, 2013
  5. Etienne Meunier. Les seigneuries du domaine royal sénonais. Bulletin de la Société archéologique de Sens
  6. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Annexe[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, (ISBN 2-86253-124-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]