Plessis-Saint-Jean

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Plessis-Saint-Jean
Plessis-Saint-Jean
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Thorigny-sur-Oreuse
Intercommunalité Communauté de communes Yonne Nord
Maire
Mandat
Yann Gautrot
2014-2020
Code postal 89140
Code commune 89302
Démographie
Population
municipale
219 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 11″ nord, 3° 18′ 24″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 178 m
Superficie 11,02 km2
Localisation

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Plessis-Saint-Jean est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur le point haut du plateau qui sépare les vallées du Sénonais de celle de la Seine. Cette ligne de crête s’élève doucement d’est en ouest. À 160 mètres d’altitude, on voit Montereau, les bois du Montois, la forêt de Sourdun, le Gâtinais. Vers le midi, la vue est arrêtée par Chalopin qui masque Sens. Le village possède le hameau de La Garenne et le lieu-dit Grange Neuve.

Rose des vents Compigny Villenauxe-la-Petite
(Seine-et-Marne)
Rose des vents
Sergines N Pailly
O    Plessis-Saint-Jean    E
S
Michery La Chapelle-sur-Oreuse Thorigny-sur-Oreuse

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune du Plessis renfermait deux hameaux : La Garenne et Courmont, dont un fermier général, Lebas de Courmont, oncle du dernier seigneur a porté le nom. Il avait deux autres hameaux que le feu des guerres civiles a entièrement détruits, on les appelait Chevroy et Sorion[1].

Aujourd'hui, il reste un hameau : La Garenne et un lieu-dit Grange Neuve (situé au sud de La Garenne).

La Garenne[modifier | modifier le code]

La Garenne doit son nom à un statut juridique particulier en 1682: on n'est pas autorisé à élever le rongeur hors des clapiers.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, le village possédait comme lieu-dit La Chaulme (derrière l'église), Les Boulans et Le Viel Molin dès le XVIe[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Léventé et leur plessis[modifier | modifier le code]

La famille Léventé participe à la création de l'abbaye de Preuilly en 1118, année de l'assassinat par défenestration de Milon de Monthléry, seigneur de Bray-sur-Seine. On constate qu'elle dispose d'une emprise foncière en pays Braytois sur les deux rives de la Seine. Dès le milieu du XIIe siècle, elle est présente sur la ligne de crête qui défend le Braytois champenois contre le domaine royal Sénonais qui se termine au cours de l'Oreuse. Elle contrôle toute la partie orientale de la voie romaine allant de Sens à Meaux, Sergines formant le pendant occidental.

Le plessis est un espace clos palissadé par les entrelacs de végétaux. On peut supposer qu'il s'est agi d'une fortification rudimentaire. Un sondage radio électrique montre qu'à l'emplacement du château actuel, il a existé primitivement un vaste fossé circulaire protégeant une motte centrale. Un puis de très grande profondeur (une soixantaine de mètres) rend les lieux autonomes en cas de siège. Son couronnement a été restauré dernièrement. Le lieu prend le nom de la famille : Plessis-aux-Eventés.

Les Du Plessis[modifier | modifier le code]

En 1205, le lignage abandonne son nom "Léventé" pour prendre celui de Du Plessis. La descendance restera fidèle à sa terre d'origine jusqu'au début du XVIe siècle, filant quenouille. Abonnée au prénom Guillaume, elle fournit en particulier un capitaine de Troyes et de Provins durant la première phase de la guerre de cent Ans. L'attraction troyenne se poursuivra au XVe siècle, traduite par la détention de seigneuries dans cette région. Mais on constate aussi une attraction tardive vers le Tonnerrois et les confins de l'Auxerrois. À une époque indéterminée, le donjon est rasé. Un bâtiment rectangulaire prend place au midi de la cour du château. Ce château est envahi par des émeutiers commandés par un sergent du bailliage de Meaux résidant à Bray. Il s'agit certainement d'un épisode de la célèbre et sanglante Jacquerie dont on ne connaît pas d'épisode plus méridional.

Les cadets sont dotés à partir du milieu du XIIIe siècle de la seigneurie de Pailly. De là, ils détiendront la seigneurie des Bordes et celle de Thorigny.

Les chevaliers de Saint-Jean de l'Hôpital (les "Hospitaliers") sont dotés par le lignage seigneurial d'un domaine sur le finage, formant une ferme. Ce sont peut être eux qui influenceront la toponymie qui adoptera la forme de "Plessis Saint-Jean".

La paroisse[modifier | modifier le code]

En 1190, l'église paroissiale dispose de luminaires intérieurs allumés en permanence. Leur entretien est financé par un don seigneurial.

L'ère de Choiseul[modifier | modifier le code]

Héritiers des Du Plessis, les de Choiseul deviennent seigneurs du Plessis-Saint-Jean au début du XVIe siècle. Le village reste quasiment exclusivement rural et rares sont les artisans et commerçants. Ces Choiseul prendront le nom de Choiseul-Praslin. De ce fait, la paroisse sera parfois appelée le Plessis-Praslin

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008 En cours Yann Gautrot[3]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 219 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
442384413423432429434455486
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
487476465434430407394392349
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355354339276280286288302231
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
244228185191184186219219219
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Plessis-Saint-Jean se situe au couchant de l'habitat, au sein d'un parc arboré. Un vaste et profond fossé circulaire encercle un terrain plat, accessible par un pont au couchant. Le bâtiment actuel, de forme rectangulaire, voisine la section nord du fossé. Il a été très remanié au cours du XIXe siècle. Des salles ont été creusées dans le talus extérieur du fossé (laiterie ?). Le puits est remarquable par sa profondeur (une soixantaine de mètres). L'emplacement de la motte du donjon, et d'un bâtiment rectangulaire proche du fossé méridional, ne sont connus que par la prospection radio électrique. (http://www.passionchateaux.com/ch_plessis.htm)
  • L'Église sous le vocable de Saint Jean l'Evangéliste, et Saint Lupien.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marie Chereau

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Etienne Meunier. Histoire de Plessis-Saint-Jean. Contact, bulletin paroissial de Thorigny, 2004 à 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]